
Résumé de Tout ce qui meurt & agonise par Tate Brombal, Jacob Phillips et Pip Martin aux éditions Urban Comics :
Jack Chandler est le dernier survivant d’une effroyable apocalypse zombie qui a bouleversé le monde. Mais plutôt que d’éliminer les morts-vivants, Jack choisit de continuer de vivre au sein de sa communauté agricole rurale, notamment auprès de son mari et de sa fille adoptive, eux-mêmes contaminés. Mais lorsque de nouveaux survivants débarquent en ville, Jack devient soudainement le seul obstacle entre les membres de sa famille…

Un concept original.
Énième récit de zombie, me direz-vous ? Eh bien non, cette fois-ci, nous avons droit à un concept plutôt original.
On suit un fermier, dernier survivant de sa ville, qui, en nourrissant ses proches et voisins, tous contaminés, arrive à vivre au milieu de tout ce beau monde sans se faire dévorer. L’idée étant que notre bon fermier a découvert qu’une fois nourris, les zombies semblaient répéter à l’infini la routine de leur vivant.
En plus du contexte d’apocalypse et de zombies, le récit aborde principalement le deuil et le nécessaire choix d’aller de l’avant pour continuer de vivre. Ici notre héros fait le choix inverse, tentant de récupérer un semblant de vie normale.
Le parallèle entre les souvenirs de vie heureuse et l’apocalypse actuelle renforce encore l’utopie dans laquelle s’est enfermé Jack.
L’auteur se concentre surtout sur Jack et développe les thèmes d’identité et d’homoparentalité, le reste des personnages n’est que survolé. Dommage.
Si le choix d’une narration plutôt lente jusqu’à son dernier tiers surprend, le récit est aussi sanglant et macabre que tout bon récit de zombies.
Enfin, saluons le choix d’Urban Comics d’éditer ce récit complet dans sa collection grand format Urban, toujours aussi qualitative et soignée.

Jacob Phillips sur les traces de son père.
Jacob Phillips livre des planches très solides, qu’il s’agisse de scènes d’action ou d’émotions.
Sa mise en scène est efficace et le fils Phillips n’a pas à rougir de la comparaison avec son paternel. (Je préfère le travail du papa néanmoins.) Ses personnages sont travaillés même si, sur certaines cases, j’ai trouvé les visages un peu trop esquissés rapidement.
Pip Martin, qui l’accompagne aux couleurs, livre un travail impeccable, que l’édition grand format d‘Urban Comics rend encore plus agréable et impressionnant.

Mon avis sur Tout ce qui meurt & agonise par Tate Brombal, Jacob Phillips et Pip Martin aux éditions Urban Comics :
Au final, l’album est une bonne surprise.
Les thématiques, qu’elles soient sociales ou surnaturelles, sont bien traitées et s’imbriquent parfaitement avec ce pitch original.
Un récit fort en émotions, respectant les codes du genre même si la narration aurait pu être plus pêchue et une galerie de personnages plus développée.
Pas un coup de cœur certes, mais un récit de zombies original et surprenant, dans la collection grand format d’Urban Comics.
A très vite





