Une esquisse qui prend tournure
Les bases étant clairement posées, ce tome démarre directement. Au sens propre : Kyôko conduit Shintarô qui découvre qu’elle a la permis.
Tout joyeux nos deux amoureux décident de partir à l’aventure. Et aventure, ils ont effectivement, la fourgonnette de Papy tombant en panne.

Voilà donc nos deux timides amoureux contraints de partager une chambre à l’hôtel ! Dans la bonne tradition de la romcom, la morale n’a bien sûr rien à craindre, mais le·la lecteur·ice se régale de ces petits moments de gêne. C’est l’événement principal du tome et l’auteur s’amuse beaucoup et nous aussi à en développer les différents aspects. De la panique initiale au coup de fil au papy en colère (pour changer), on passe ensuite à la découverte de l’auberge. Avec un très joli personnage secondaire en la personne de l’aubergiste. Vieille cliente du papy en question, elle a connu Kyôko toute petite.

La dernière partie du manga revient à la vie quotidienne. Il nous parle d’un aspect qui doit tenir à cœur au mangaka : la panne d’inspiration. Bien plus angoissante pour l’artiste que la panne automobile. Shintarô est donc bloqué devant sa toile blanche alors que les autres étudiants ont l’air très investi dans leur œuvre. Cela sera l’occasion pour Kyôko d’intervenir avec pragmatisme et intelligence pour le débloquer. Encore un joli moment de complicité.
Un régal de manga
Pas de surprise pour ceux qui ont lu les deux premiers tomes : le dessin est peut-être classique, mais il est aussi parfait. Expressions, enchaînements, découpage, rien n’interfère dans notre lecture.
On dévore donc ces « Esquisses de nos cœurs » avec plaisir et avidité, tout étonnés de se retrouver si vite à la fin du tome. Un véritable petit bonbon, qui fait du bien à nos petits cœurs en manque d’amour. Et par les temps qui courent, c’est une denrée essentielle !







