Basara le monde du pire en pire
Après la relative victoire sur Shidô l’âme damnée du Roi Rouge, Tatara/Sasara a perdu le Sabre de Byakko. Sous les traits de Sasara, elle part avec Shuri, qu’elle ignore être le Roi Rouge. Tous deux partent sur les routes de Kanto pour confronter le Roi Bleu. Celui-ci se révèle d’une perversité et d’une cruauté incroyable. Mais son pouvoir ne repose que sur la terreur, ce qui n’est jamais stable (toute allusion à l’actualité est fortuite.)

Un aller-simple pour l’épopée, svp
Plonger dans un tome de Basara, c’est comme monter dans un rollercoaster. On démarre à une vitesse raisonnable, comme si on avait besoin de reprendre ses marques. on monte tout doucement et on frissonne par anticipation. Et soudain on est au point de culbute, au pic, le moment où on culmine, à l’arrêt avant le plongeon.
Dans ce tome, c’est la page 44 pour moi. Les 43 pages qui précède nous y amènent de façon inéluctable. Et soudain la flèche (vous verrez). Le temps s’arrête. On ne respire plus ou bien juste une grande inspiration pour pouvoir hurler dans la descente.
Et c’est parti les amis, le train passe le point de non-retour, on est parti pour une lecture non stop des aventures épiques de Sasara, de Shuri, du roi Bleu.

Un tour de passe-passe
Tout est plus grand que nature. Le dessin est parfois brouillon, parfois grandiose. Le scénario est bourré de twists, pas toujours crédibles, mais on gobe tout, parce que c’est vraiment trop bien. Comme pour les lunettes de Clark Kent ou pour le père Noël qui visite des milliards d’enfants en une seule nuit, on ne relève aucune incongruité à ce que Sasara tombe dans les bras de son ennemi mortel. Ou que le Roi Bleu soit invraisemblablement cruel et organise une course pour tuer tous les participants ou tout autre événement d’ailleurs. On boit comme du petit lait ce que Yumi Tamura nous donne et on en redemande. Jusqu’où mènera-t-elle la courageuse Sasara ? (Chut ! Silence les amoureux de l’œuvre, laissez-nous, découvreurs tardifs de cette excellente réédition, nous régaler des ces aventures…)







