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Fan Man, l’homme au ventilo, la BD d’une errance imprévisible

Série : –
Titre : Fan Man, l’homme au ventilo
Auteurs : Gaet’s (scénario), Julien Monier (dessins), d’après le roman de William Kotswinkle
Éditeur : Petit à petit
Collection : –
Année : 2025
Pages : 128
Résumé d’une histoire de ventilateurs, mais pas que :
Horse Badorties émerge dans son appartement, encombré par tout un tas d’objets. Animé par des idées qui s’enchaînent, il s’habille de bric et de broc, cherche à manger, confond son fauteuil recouvert de vaisselle sale avec son évier, fume un joint, regarde les cafards, passe un coup de téléphone, somnole, et sort son appartement. Dans la rue, il doit « recruter des poulettes pour la chorale de l’amour »…
Le scénario d’un récit de va et vient :
Horse Badorties est un personnage qui a sa propre logique, quasiment tout le récit est à la première personne, dans sa tête. On suit les raisonnements de Horse au fil de sa pensée. Il s’agit plutôt d’un fonctionnement par idée. Hors commence quelque chose, et tout d’un coup, il réalise qu’il doit faire telle ou telle action, et il part dessus, abandonnant tout séance tenante. On pourrait croire qu’il n’y a aucune logique dans son fonctionnement, mais il y en a une quelque part, qui apparaît petit à petit quand on comprend sa démarche. Démarche surprenante qui va amener à un retournement de situation inattendu. Horse avance ainsi de mission en mission, on se demande comment il vit au quotidien, en le voyant ainsi dépenaillé, sans argent réellement, squattant un appartement…
Cette narration sans objectif clair, sans direction précise peut dérouter au premier abord. Il faut accepter de se laisser entraîner dans l’univers de Horse Badorties, en quête de ventilos ou de parasol. Ce lâcher prise permet de profiter de cette BD à la narration inhabituelle.
Gaet’s adapte le roman de William Kotzwinkle, un cahier graphique et explicatif, toujours du point de vue de Horse, nous explique les différentes étapes qui ont amené du roman à la BD et tout le travail de recherche sur les couvertures effectué par Julien Monier, le dessinateur.

Le dessin aux couleurs chaleureuses :
Julien Monier nous offre un dessin qui nous plonge tout de suite dans le New-York de Horse Badorties. Les buildings, les petits immeubles aux escaliers de secours extérieurs, les grands parcs, les églises, les commerces multiples dans la rue, la population cosmopolite, tout est là. Les couleurs apportent encore plus d’immersion. Les différentes ambiances colorées selon les lieux, vert dans le métro ou encore violet dans l’église nous entraînent dans une ambiance parfois psychédélique, à l’image du fonctionnement de la pensée de Horse Badorties. Les grandes dessin pleine page avec la pensée en grandes lettres de Horse marque la narration comme des en-tête de chapitres. Il y a néanmoins une fin à cette histoire, une fin qui annonce plus une continuation, on sait que Horse restera Horse et continuera son chemin.
Conclusion d’une BD originale:
Adaptation de roman, l’histoire de Horse sort un peu des sentiers battus et cela fait du bien. Je ne peux me rendre compte du travail d’adaptation effectué par rapport au roman original que je ne connaissais pas. Mais en tout cas, le récit nous plonge au fond des pensées et de la vie de ce personnage hors du commun, Horse Badorties.
Zéda rencontre Horse Badorties.




Franchement, le dessin est sympa. Sinon, je trouve qu’en terme de rythme on ne s’y retrouve pas. Un délire narratif que j’ai malheureusement pas accroché.
Je comprends, c’est ce qui ‘a attiré, cette narration décalée, un peu sans but précis, que l’on suit de planche en planche sans trop savoir où l’on va. Il y a quelque chose de Kerouac dans ce récit, je trouve, le côté autobiographique en moins. Merci pour ton retour.