Oneira, l’Ère des Souverains, tome 2. Retour de rêve au royaume des Cauchemars

Couverture Oneira 2

Plongée en Dark Fantasy

Cab et Federica Di Meo ont posé dans le premier tome des bases solides à leur univers. Les influences politiques, les luttes contre les Cauchemars, la formation de Vénus (la fille d’Arachne), ils ont multiplié les lignes narratives pour obtenir un riche univers de Fantasy dans lequel le lecteur évolue. La plongée dans leur univers est d’une richesse exceptionnelle. Les personnages se croisent, échangent, rivalisent dans un monde en lutte contre l’occulte où magie et cauchemars s’affrontent. Tout est parfaitement maîtrisée et la lecture est fluide, au point de s’étonner de la fin rapide du tome ! (C’est plutôt bon signe.)

L'ère des Souverains le Conseil

Cependant, ce tome 2, comme c’est souvent le cas, est un peu moins spectaculaire que le premier. Il s’agit ici de suivre chaque fil tissé par l’auteur, sans oublier d’y rattacher quelques nouveautés, sans tomber dans l’ennui. Aucun souci à se faire à ce sujet : Cab est un conteur-né. Le tome se lit avec aisance. Il alterne scènes de lutte grandiose et passages plus calmes. La rivalité politique entre la Royauté et la Salice (le conseil des Magiciens) est toujours bien présent et sous-tend l’intrigue sans y être développé davantage (il faut en garder pour la suite).

Oneira - Il en manque un bout, là...

Comme dans une luxueuse série de Fantasy, Cab prend le temps de passer de la lutte des Épeires à la salle du conseil. Il nous balade d’un combat à une confrontation à une scène de taverne, d’une région à l’autre. Il nous offre même un moment de répit avec une merveilleuse scène de câlins collectifs entre Arachne, Vénus et Bastione, qui, dans la pléthore de personnages, restent les protagonistes principaux et ceux dont on guette les apparitions.

Free hugs !!

Puissance graphique

Federica Di Meo magnifie l’histoire de son trait puissant et précis. Les personnages sont superbement caractérisés. Scènes intimes et scènes de monstre, elle excelle dans tous les domaines.

Sa mise en scène est magistrale, tant dans les scènes intimes que dans les scènes de combat où elle n’hésite pas à aller jusqu’au gore pour servir son propos. Son dessin est excellent, bourré de détails et d’une justesse méticuleuse.

L'entraînement de Vénus

Mention spéciale pour l’entraînement de Vénus. On assiste à une situation classique (la petite jeune qui s’y croit va subir son premier entraînement). Tout aussi classique, elle s’en sort très bien et impressionne ses aînés (le syndrome de D’artagnan). Et pourtant, la scène prend une ampleur insoupçonnée et nous fait entrevoir la puissance du personnage et de ses pouvoirs, qui nous promet des futurs combats homériques !

Attendu avec impatience

Cette semaine verra la fin de votre attente pour découvrir cet excellent opus de la meilleure œuvre actuelle du genre.

Mauvaise nouvelle : vous allez le lire tellement vite que vous serez déjà en manque et en train de compter les jours qui vous séparent du tome 3 !

Saladin

Philippe Caille

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Philippe Caille
Philippe Caille
Fan de Bd, passé aux comics, passé aux BD, passé aux mangas, je reste fan avant tout de la narration dessinée. Chroniqueur manga sur Insta, passionné de rock et de plein d'autres choses, j'aime faire partager mes passions

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