Muku et Yuto sont les meilleurs amis du monde, mais le destin va les séparer dans leur enfance. Il va aussi les réunir dix ans plus tard, alors que la vie les a beaucoup changés. Yuto s’est refermé, Muku est malheureuse dans sa famille. Comment vont-ils vivre cette réunion ?

Titre : Par-delà les Neiges éternelles
Autrice : Haruka Chizu
Editeur : Delcourt
EAN : 9782413091370
Dimensions : 13.2 x 18.4 x 1.7 cm
Nombre de pages : 176
Sommaire de l'article
Par-delà les Neiges éternelles
Prévue en 4 tomes, cette série est la première de Haruka Chizu.
Elle s’attache à quatre enfants, la dynamique Muku et sa sage petite sœur Inori et le mignon Yuto et son sage grand frère Sakuto. Voisins, les enfants partagent leurs jeux dans une région campagnarde et froide du Japon. Le couple Muku/Yuto se détache comme étant le principal dès l’introduction de l’histoire.

Les garçons doivent déménager à Tokyo. Très vite, les filles en font autant suite à un drame familial.
Dix ans plus tard, les quatre amis se retrouvent et peinent à se reconnaître. Muku est devenue aidante pour sa famille qui l’exploite. Yuto a un métier qu’il n’aime pas et Sakuto est muté pour son travail et va retourner dans sa ville natale.
Très vite, Yuto persuade Muku de quitter sa famille pour retrouver sa liberté et l’invite à venir dans sa ville natale avec Sakuto et lui.
Un manga superbement dessiné
Graphiquement, Chizu est très douée : la partie où les personnages sont enfants est kawaii à souhait (limite Moe). L’autrice caractérise les personnages en quatre pages, chrono ! Même plus grands, ils gardent une continuité bienvenue. C’est très lisible et très beau. Un vrai plaisir de manga.

Un scénario rushé
Malheureusement, ça se gâte côté scénario : si les péripéties s’intègrent dans un drame social autant que dans une relation sentimentale en devenir, rien ne va. Tout est traité en mode « avance rapide ». Leur enfance est expédiée en dix pages. Les relations de Muku avec sa famille passent de « je les aime tellement » à « je suis prisonnière et malheureuse » en tout autant. Les retrouvailles avec les garçons ne s’embarrassent d’aucune crédibilité : ils viennent juste sonner à la porte. Une scène plus loin, Yuto met la honte à la famille de Muku en quelques minutes et Muku décide de s’enfuir dans la foulée. Hop, tout le monde en voiture… Ah ? C’est fini ?

« Peut mieux faire », l’appréciation qu’on déteste
Il y avait de quoi faire dix tomes passionnants avec ce qui est survolé façon supersonique en un seul. En l’état, c’est juste… un gâchis. Décevant.
C’est vraiment dommage, car le dessin est plus que plaisant, mais pas sûr que ça suffira à me faire craquer pour le second tome…


