Shintaro et Kyôko fréquentent le même lycée. Lui est un bon élève, artiste timide, serviable. Elle semble plus revêche, inabordable et en retenue. Mais les apparences sont trompeuses.

Éditeur :Kana
Collection : Big Kana Life
Titre : Esquisses de nos coeurs en devenir T1
EAN : 9782505129226
Scénario et Dessins : Daichi Kawada
Parution :24/04/2026
Format : 127×180
Nbre pages : 184
Prix :8.10 euros / 12.00 CHF
Sommaire de l'article
Une très bonne surprise
Je dois bien admettre que quand on m’a proposé le titre « Esquisses de nos Cœurs en devenir », j’ai bien failli décliner. Encore un shojo ringard avec un titre aussi cucul. C’est la moue de l’héroïne sur la couverture et le regard un peu désabusé qui me faisait penser à Jun Mayuzuki (Kowloon Generic Romance) qui m’ont décidé.
Excellente décision.

Si les prémices du manga sont classiques, le développement est vraiment réjouissant. Shintaro est un garçon très doué en arts plastiques et les profs profitent de sa gentillesse. Le voici en classe après les cours en train de (tenter de) fabriquer une boîte à suggestions en bois. Mais être doué avec un crayon ne signifie pas l’être également en bricolage et il galère copieusement. En plus, une fille à l’air aussi désabusé que le suggérait la couverture le dévisage en fulminant. Probablement une mauvaise élève en retenue…
Tout est en place : deux personnages antithétiques au même endroit, il ne manque que le contact.

Soudain la jeune fille, Kyôko, n’y tient plus : elle bondit sur le garçon et en deux temps, trois mouvements, elle construit habilement la boîte. Cette mise en place du manga est absolument parfaite, il faut le reconnaître. Les personnages sont clairement définis dès le départ, leurs humeurs, leurs capacités, leur timidité, tout y est.
Le décor est également posé avec élégance et précision.
Esquisses, tout sauf un brouillon
Ce qui frappe immédiatement, c’est la qualité du manga. Car ce n’est pas seulement la scène d’exposition qui est magistrale : tout le tome l’est également. Le scénario est logique, fluide, classique, mais d’une efficacité exemplaire. Les personnages, même les secondaires sont parfaits, les expressions et les sentiments sont parfaitement retranscrits. Les décors sont beaux et précis, nous ne sommes pas dans un « manga moderne » où les personnages se répondent en champ/contrechamps dans des pages vides. Ici, tout est joliment détaillé, les outils, les instruments, l’auteur a le sens du détail. Je me suis régalé à chaque page.

Coup de cœur pour une romance
On l’aura compris, j’ai adoré ce premier tome. Parfaite comédie romantique entre un jeune artiste et une jeune artisane. Il prépare l’examen d’entrée aux Beaux-Arts, elle fabrique des Taiko (tambours traditionnels) dans l’atelier de son grand-père (excellent personnage secondaire). Nos futurs amoureux sont complémentaires et, bien sûr, assez timides et peu sûrs d’eux-mêmes, histoire de donner un peu de ressort à l’intrigue. C’est à la fois très drôle et très tendre, parce que très réussi. C’est tout ce qu’on demande à une comédie romantique.

Le manga est prévu en 7 tomes, suffisamment pour développer une histoire qui se tient. Mais pas assez si l’autrice nous rend aussi accros à ces héros : il va y avoir des regrets à la fin… Mais on n’y est pas encore, régalons nous de ce que Daichi Kawada, dont c’est le premier manga traduit en France, nous a réservé. S’il tient toutes ses promesses, on espère que Kana ira tenter de récupérer ses nombreux one-shots !


