Terres d’Ynuma, T.4 Les noces écarlates, la BD d’une sanglante intrigue de pouvoir

Résumé de l’histoire d’un mariage un brin tendu :
Dans l’empire des elfes, deux lignées vont unir leurs enfants. Ynaë se prépare pour ce mariage dont elle ne veut pas, car elle est amoureuse d’un autre elfe que son futur mari, mais elle s’exécutera pour le bien de son clan. Les futures mariés doivent rencontrer l’empereur pour avoir son aval, mais le rendez-vous est un peu tendu. L’empereur n’apprécie pas cette alliance entre deux puissants clans qui pourraient un jour faire tanguer son pouvoir. Et chez les elfes, on réfléchit longtemps et on agit également en amont pour anticiper ce type de conséquences. Ynaë sent la tension monter, mais que peut-elle faire, comme femme d’un clan de samouraï qui n’a pas son mot à dire…
Le scénario d’une guerre de pouvoir :
Ynaë doit donc se marier et accepter un destin dont elle ne veut pas. Mais le fait que nul ne tienne compte de son avis ne veut pas dire qu’elle ne sent pas les nuages noirs s’accumuler à l’horizon. Elle a parfaitement conscience des enjeux politiques qui se mettent en place. Et elle sait que si sa liaison avec un autre est découverte, l’impact frappera les deux clans qui doivent s’unir.
Nouvelle plongée en Terres d’Ynuma et donc, nouveaux personnages. Dans ce quatrième tome, on suit Ynaë qui tente de se sortir de cette situation conflictuelle. Cette histoire axée sur les enjeux de pouvoir réserve surprises, rebondissements et son quota de violence guerrière. Malgré ses capacités d’anticipation, Ynaë se voit prise au dépourvu par des événements qu’elle n’avait pas prévus. Quant à nous, simples lecteurs, on assiste aux évolutions des enjeux politiques.
Les histoires sont toujours aussi denses, mais si les premiers tomes nous faisaient découvrir des peuples et des situations variées, ce tome nous maintient en territoire elfique, tout comme le précédent. La magie est bien présente, mais pour ma part, j’ai plus apprécié les opus qui présentaient précédent. J’espère qu’on pourra retrouver d’autres ambiances que l’aristocratie guerrière elfique dans le prochain tome.

Le dessin toujours soigné :
Si Nicolas Jarry est toujours au scénario, sur cet épisode, c’est Ornella Savarese qui manie les pinceaux. On reste toujours dans le dessin réaliste qui nous immerge sans problème dans ce mix entre heroic fantasy et Japon médiéval. Des elfes samouraïs et immortels (sauf par mort violente) construisent leur lignée et leur plan. Le cadrage serré nous amène près des personnages et nous voyons leur regard. Capital dans un monde où tout doit suivre la règle du clan et de l’empereur, où des regards peuvent parfois trahir une intention, une action en-dehors des clous et avoir des conséquences mortelles.
Les décors magnifiques, palais, forêts, montagne sont tout aussi envoûtants que cette histoire sanguinaire.
Les couleurs d’Elodie Jacquemoire se marient à merveille avec le graphisme et nous rendent cet univers fictif complètement palpable.
Conclusion d’une BD aux combats sanglants :
Cette histoire nous confirme qu’il ne fait pas bon être membre d’un clan aristocrate du peuple des elfes en Ynuma. Une histoire politique, mariage arrangé, avec complot et beau graphisme au programme.
Zéda rencontre Ynaë.







