
Résumé d’Home Sick Pilots par Dan Watters et Caspar Wijngaard aux éditions Urban Comics :
Été 1994. Une maison hantée chemine à travers la Californie. À l’intérieur se trouve Ami, la chanteuse d’un groupe punk de lycée, disparue depuis des semaines. Comment est-elle arrivée là ? Et que lui veut cette demeure qui semble animée d’une volonté propre ? Cette maison si étrange a manifestement été dépouillée de plusieurs artefacts voilà bien des années, et elle compte sur Ami pour tous les retrouver… coûte que coûte.

Un concept original.
Dan Watters a le vent en poupe actuellement, rien d’anormal à voir arriver Home Sick Pilots chez Urban Comics.
Cette mini-série de 2020 nous arrive donc, un épais volume de plus de 400 pages.
Un beau bébé donc pour un récit punk et foutraque, réunissant deux thématiques à priori fortement éloignées. Un pari risqué mais à saluer vu l’époque éditoriale actuelle.
Dan Watters nous concocte en effet un récit qui se divise en deux parties avec une 1ʳᵉ orientée maison hantée (clairement ma préférée) et une seconde entre Kaijus et mechas géants.

Au milieu de ce mélange étonnant, le scénariste nous parle de fantômes, de drame personnel ou de deuil principalement. Une tranche de vie originale portée par un mélange des genres et des personnages attachants.
Dan Watters a le mérite de nous servir une histoire dynamique, ponctuée de nombreux rebondissements, même si j’ai clairement trouvé la 2ᵉ partie en dessous de la 1ère.
D’abord, car je suis bien plus sensible aux récits fantastiques qu’aux récits de SF.
Ensuite, le grand nombre de concepts évoqués, comme la place nécessaire pour les installer, impacte le rythme de la seconde partie.
Au point que les enjeux m’ont paru se diluer par moments avec quelques longueurs avant que le grand final remette du rythme et de l’énergie.

Un album d’une grande richesse visuelle.
Graphiquement, Caspar Wijngaard signe une partition clairement aboutie.
Je l’avais découvert sur les backup stories du Batman de Ram V et l’artiste britannique m’avait déjà tapé dans l’œil.
Il livre des planches aux couleurs flashy et effets néons très 90’s du plus bel effet.
L’ambiance est déjantée, l’atmosphère unique et punk, ce qui apporte un vrai cachet et une belle énergie à l’ensemble.
Clairement l’un des points forts du titre.

Mon avis sur Home Sick Pilots par Dan Watters et Caspar Wijngaard aux éditions Urban Comics :
Au final, Dan Watters nous livre un récit original et ambitieux mais avec des défauts.
Le scénariste prend le temps de développer de nombreuses idées et tente un astucieux mélange des genres.
Pour autant, la première partie m’a clairement plus convaincu. D’abord pour sa thématique, mais aussi pour son rythme et sa narration. La seconde m’a semblé clairement un ton en dessous sur ces différents aspects, mais saura mieux convaincre les fans de Kaijus et autres mechas gigantesques.
Malgré ces défauts, le récit est original, débridé et visuellement très chouette.
A très vite





