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Randolph Carter T2 Par-delà les portes d’Ivoire et de Corne, la BD toujours 100% Lovecraft

Série : Randolph Carter
Titre : T2 Par-delà les portes d’Ivoire et de Corne
Auteurs : Simon Treins (scénario), Jovan Ukropina (dessins), Stéphane Paitreau (couleurs)
Éditeur : Soleil
Collection : Fantastique
Année : 2025
Pages : 56
Résumé de la suite d’une bien étrange histoire…
Randolph Carter est à Beyrouth, en 1918. Alors qu’il arpente le souk, tentant vainement de négocier un vieux parchemin troublant, ce jeune soldat féru d’archéologie croise son capitaine. Ce dernier lui annonce qu’ils sont convoqués par le général. Une mission d’exploration les attend qui va les mener bien plus loin qu’ils ne le pensaient…
Le scénario d’un mystère de plus en plus épais :
On avait laissé Carter avec de nombreuses questions en suspens. On le retrouve et les questions sont toujours là. L’aventure continue et Simon Treins ponctue son intrigue de clins d’oeil et parfois d’événements horrifiques typiques du monde de Lovecraft. Mais là où l’horreur sourde pouvait créer des tensions, le stress retombe un peu et certaines situations ne créent pas chez les personnages qui les subissent de traumas particuliers. C’est dommage car je trouve qu’on perd le côté « folie devant des horreurs qui nous dépassent » que je sentais vraiment dans le premier tome.
On reste dans un récit lovecraftien avec ce voyage dans le désert, on comprend un peu mieux le piège qui se resserre autour de Randolph Carter mais à la fin, nous n’avons pas toutes les réponses. C’est là une de mes grandes frustrations à la lecture de ce second tome qui clôt le diptyque. Je ne maîtrise pas assez le cycle de Randolph Carter pour faire le pont entre cette non-fin et les nouvelles de Lovecraft mettant en scène Randolph Carter. Et, arrivé à la dernière page, la fin du diptyque, je me retrouve à attendre une suite qui ne viendra pas. Même pas un petit texte qui fait le pont avec les écrits de Lovecraft.
A mon avis, cette fin ouverte à l’extrême, vous ne pourrez en profiter que si vous êtes un fan de Lovecraft et que vous savez ce qui attend Carter. C’est dommage, car dans le premier tome, je n’ai pas du tout eu cette impression, amateur de Lovecraft, j’ai pris plaisir à la lecture, même si je ne pouvais pas faire tous les liens, car l’histoire se suffisait en elle-même. Tout comme ce fut une joie de retrouver Randolph pour la suite de ses aventures, en me demandant, « mais où tout ceci va nous mener ? ». Dans une impasse, à une fin qui est plutôt un énorme cliffhanger !

Le dessin toujours réaliste :
Jovan Ukropina garde son trait réaliste, l’encrage épais des personnages les font toujours ressortir sur le décor, en plein désert, sous le soleil dur. Les ombres s’effacent mais reviennent avec la nuit, ou dans le tréfonds des grottes antiques pour poser l’ambiance étrange et mystérieuse nécessaire à l’histoire.
La mort rôde, dans les nuits bleutées, les sombres recoins obscurs ou au cœur d’un désert lumineux, où les couleurs de Stéphane Paitreau font merveille pour colorer ce monde bien noir.
Le graphisme nous entraîne dans cette expédition sans espoir, s’enfonçant toujours plus loin dans l’horreur.
Conclusion d’un diptyque en queue de poisson:
Un début prometteur avec le tome précédent, une belle entrée en matière dans ce volume deux mais une fin qui m’a beaucoup frustré car elle ouvre vers une suite et ne conclut aucunement le récit. Ou alors, j’espère qu’il y aura un deuxième cycle des aventures de Randolph Carter, et là, je retrouverais le sourire !
Zéda rencontre à nouveau Randolph Carter !



