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Guerres et dragons T.5 Vietnam, la BD d’une escapade en pleine guerre

Série : Guerres et dragons
Titre : T.5 Vietnam
Auteurs : Nicolas Jarry (scénario), Stéphane Bervas (dessin), Arif Prianto (couleurs)
Éditeur : Soleil
Collection : –
Année : 2026
Pages : 56
Résumé d’une histoire embourbée :
La jungle du Vietnam, pendant la guerre du même nom. Des hélicoptères américains progressent, transportant des soldats. Soudain, une attaque fulgurante, un dragon les attaque et détruit l’ensemble de la troupe. Puis, il rejoint son maître, un jeune garçon. Nick, tireur d’élite, est embusqué, sa mission est simple, tuer le maître du dragon. Mais découvrir qu’il doit tuer un enfant change la donne.
Le scénario d’une quête de rédemption :
Nick se retrouve face à un lourd dilemme, tuer le maître du dragon et sauver des centaines de GI’s, ou laisser vivre un enfant, et être responsable du massacre de centaine de GI’s par le dragon. Mais ce choix se complexifie au fil de l’histoire.
Avec ce récit, c’est une réflexion sur la culpabilité que nous propose Nicolas Jarry. La culpabilité de Nick, face aux massacres de guerre. Un enfant qui se défend et d’autres rencontres aident le jeune sniper à retrouver l’équilibre entre bien et mal.
Les autres personnages sont bien définis, mais manquent un peu, selon moi, de la profondeur de Nick. En tout cas, j’ai suivi le récit avec intérêt, me demandant comment tout cela allait finir. Car on s’inquiète vraiment pour Nick, coincé dans une guerre rendue encore plus dangereuse à cause des dragons. Je regrette un peu qu’en face de Nick, le représentant des forces ennemies ne soient pas un peu plus nuancés, ce qui aurait renforcé le côté humain de cette histoire.

Le dessin de la jungle opaque :
Stéphane Bervas dessine Nick, ses alliés de manière semi-réaliste, au cœur d’une jungle dense, étouffante, remplissant de feuilles et de plantes la plupart de l’espace autour des personnages. Les personnages sont un peu figés dans leur réalisme, pour moi, mais cela n’empêche pas de lire la BD.
Le décor de jungle reflète la densité des arbres, mais d’autres éléments, comme les grottes ou les pentes de roches semblent plongées dans un flou de couleurs. Le contraste créé ainsi entre végétation et roc est assez étonnant.
Les couleurs de Arif Prianto apportent un peu de densité au dessin. Elles paraissent peser sur l’image, renforçant l’ambiance un peu lourde et moite de cette jungle.
Conclusion d’une BD sur la culpabilité :
Malgré la présence de dragons et de combats épiques aériens, la BD nous plonge dans un récit très humain, celui d’une quête pour accepter le pois de la culpabilité, et de tenter de continuer à vivre malgré tout.
Zéda croise Nick !



