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La Mécanique T.3 Le rêve du passé, la BD d’un conflit aux multiples points de vue

Série : La Mécanique
Titre : T.3 Le rêve du passé
Auteurs : Kevan Stevens (scénario), Kevan Stevens et Jef (Dialogues), Jef (dessin et couleur)
Éditeur : Soleil
Collection : Fantastique
Année : 2026
Pages : 80
Résumé d’une histoire qui part en éclats :
Une vaste montagne, le maire de MégalopoLyon qui marche, accompagné de ses deux enfants. Pauli, son fils, chute dans le vide, le maire le rattrape à temps, mais ne peut le remonter seul. Il appelle sa file à l’aide. Elle refuse. Dans un sursaut, le maire se réveille, il constate que la lèpre métallique envahit son corps. Comme s’il n’avait pas assez de problèmes à gérer avec la révolte qui secoue MégalopoLyon…
Le scénario d’un récit qui saute d’un personnage à l’autre :
On avance à l’aveuglette, on passe d’un personnage à l’autre et le conflit armé qui enfle dans la Mégalopole nous est montré de plusieurs points de vue. L’action s’accélère pour ce troisième tome et la conclusion approche à grands pas.
Les derniers secrets tombent, mais il en reste bien assez pour permettre des révélations finales. Chacun des personnages tente de reprendre le contrôle de son destin, mais les difficultés sont plus ou moins grandes. Kevan Stevens mène le déploiement de ces multiples points de vue. Les différents personnages détiennent tous une clé de l’intrigue que nous découvrons et un vaste puzzle s’assemble sous nos yeux. Comment pourront-ils se sortir de cette guerre civile où chacun tente également de régler ses comptes, profitant du chaos ambiant ? La mort peut frapper à chaque carrefour, à chaque angle de rue.
L’histoire arrive tant bien que mal à son terme et les survivants, plus nombreux qu’on ne le pensait au départ, doivent trouver une nouvelle voie dans ce brasier qui s’éteint. Dépasser son passé, ses fautes, sa culpabilité pour reconstruire une nouvelle vie n’est pas à la portée de tout le monde. La mécanique, ce titre à plusieurs niveaux de compréhension, prend tout son sens à la fin du récit.

Le dessin qui tient sa ligne :
Jef maîtrise son trait. Il garde un encrage fin, continue à utiliser les hachures pour accentuer les ombrages. Il s’appuie toujours sur des textures pour certains éléments de décor, tandis que les espaces verts, dont on avait oublié leur existence, semble coloré à l’aquarelle. Ils nous apportent ainsi un souffle, une respiration bienvenue, même si l’action ne s’arrête pas pour autant.
La composition stable en cases rectangulaires peut soudain exploser, partir dans des formats différents pour marquer la tension, l’accélération de la narration. La musique, interdite dans ce monde, est pourtant omniprésente dans ce troisième tome. La narration à plusieurs points de vue ainsi évoque une partition à plusieurs voix.
Conclusion d’une BD mécanique :
Ce troisième tome conclut la série et amène l’action à son point culminant. Les décisions finales seront dures à prendre alors que les personnages se croisent, s’entraident ou se rejettent.
Zéda rencontre Lynn !



