
Résumé de Ryukyu Buccaneer T.1 par Rainy Kamituski et Nau Doi aux éditions Glénat Manga :
Japon, deuxième moitié du XIXe siècle. Muta Hanagusuku, un jeune homme issu d’une ancienne famille de samouraïs aujourd’hui déchue, chaparde de quoi manger pour palier à la pauvreté de son foyer. C’est à ce moment-là que commence à circuler la rumeur d’un énorme trésor qu’un pirate aurait caché sur une île de l’archipel Ryuku… Alors qu’il est accusé à tort d’un crime horrible, Muta se retrouve emporté dans une folle course au trésor !

Un nouveau seinen à l’ère EDO.
Rainy Kamituski nous transporte dans un Japon à l’ère Edo pour un récit haletant entre combats épiques, intrigues politiques, le tout sur un rythme soutenu.
Le titre de la série tire son nom d’une partie méconnue du Japon : l’archipel Ryuku. L’histoire nous plonge dans une aventure rythmée avec pour enjeu principal une chasse au trésor rappelant un autre titre fort connu de l’éditeur.
Mais ici la chasse au trésor risque de tourner au Battle Royale, en effet nombre de protagonistes semblent sur la piste de ce fabuleux trésor dont une mystérieuse carte semble indiquer la position.
On va découvrir le destin tragique de Muta Hanagusuku, un jeune homme qui tente de survivre tant bien que mal alors que sa famille, autrefois noble, est maintenant raillée et méprisée.

Sa rencontre avec Shinsen, l’homme qui va l’embarquer dans cette chasse au trésor, va bouleverser la vie de notre héros et venir constituer avec Muta, on l’a bien compris, le duo principal de l’aventure.
Le scénariste a le mérite d’installer ses personnages, son contexte politique et historique ainsi que ses enjeux de manière fluide et claire.
Les événements s’enchainent avec rythme tout en prenant le temps de ménager ses petits suspenses et de faire monter la pression jusqu’à l’embarquement pour le navire en direction d’une île, qui sonne comme le vrai départ de ce seinen nerveux.
On sent bien qu’en plus de l’action, la traîtrise et autres conspirations vont s’entremêler dans cette course au trésor entre les plus puissants combattants de l’époque !
La série s’est terminée en 5 tomes au Japon, on est donc certains de ne pas s’engager sur un récit sur de nombreuses années.

Visuellement accrocheur.
Nau Doi, que je découvre ici, livre une prestation impeccable.
Si de prime abord, on pourrait lui reprocher un certain classicisme, il arrive par petites touches à marquer de son empreinte le volume.
En effet son découpage vif et ses designs réussis donnent un vrai dynamisme à l’ensemble.
Ses personnages sont expressifs, ses scènes de combat nerveuses et lisibles, et son trait épais apporte une belle personnalité aux visuels.
Bref, du chouette boulot !

Mon avis sur Ryukyu Buccaneer T.1 par Rainy Kamituski et Nau Doi aux éditions Glénat Manga :
Au final, difficile de trancher à la lecture de ce premier tome. Mais un premier constat s’impose, le divertissement est de qualité et s’accompagne de visuels séduisants.
Ce tome d’introduction remplit parfaitement son rôle, introduit personnages et enjeux de manière claire et agréable. Le clin d’œil à One Piece est présent mais fugace, le contexte géographique et politique étant plus réaliste.
Ryukyu Buccaneer ne révolutionne pas le genre mais offre un démarrage solide et semble nous promettre un divertissement de qualité.
A très vite
© Rainy Kamitsuki, Nau Doi / Ichijinsha Inc.





