Sommaire de l'article
Kamakura Bakeneko Club T.1, la BD d’un club mystérieux

Série : Kamakura Bakeneko Club
Titre : T.1
Auteurs : Daisuke Igarashi (scénario et dessin)
Éditeur : Delcourt
Collection : Moonlight
Année : 2026
Pages : 160
Résumé de l’histoire d’un commerce spécialisé… :
Deux voix qui parlent. Des chats. Seraient-ce les voix des chats ? Ou celles de deux personnes qui parlent près d’eux ? Mystère… Après cela, dans un magasin de Kamakura spécialisé dans les objets inspirés de chats, Arisa télétravaille près des deux tenants du lieu, Maya et Gakuto. Arisa s’interroge sur la vraie nature des deux personnages en face d’elle. Seraient-ils en réalité des chats, enfin, des esprits chats ?
Le scénario d’un quotidien teinté d’étrange :
Dans ce magasin spécialisé, Arisa voit défiler nombre de personnes à la recherche d’un lieu appelé le Bakeneko Club, où ils pourraient retrouver leurs chats disparus. C’est ce que dit la rumeur. Maya et Gakuto accueillent avec le sourire les visiteurs et leur expliquent que ce magasin n’est pas le club qu’ils recherchent, mais que s’ils leur racontent une histoire étrange liée à un chat, ils pourraient peut-être arriver par hasard au club…
Alors les gens racontent un récit étonnant. Le manga intègre donc ces étranges moments dans le quotidien de la boutique. Mais le fantastique ne vient pas que de ce qui est raconté par ces gens de passage, il tient aussi aux deux tenanciers du magasin, Gakuto et Maya ainsi qu’aux soupçons de Arisa sur leur véritable nature.
Daisuke Igarashi raconte ces petites nouvelles dessinées liées par le magasin de Gakuto et Maya. Chaque chapitre est une nouvelle histoire et, ce qui se révèle un peu répétitif, plusieurs chapitres démarrent avec le résumé du fonctionnement du manga : le magasin, le club, l’histoire à raconter etc…
Les récits des visiteurs sont variés et proposent des ambiances vraiment différentes, ils peuvent être plus ou moins longs et toujours étonnants. On ne sait pas trop combien de temps peut durer cette série mais la fin de ce premier tome donne bien envie d’en découvrir la suite, puisqu’il coupe sur une histoire plus longue mettant en scène des esprits chats, les fameux Bakeneko.
Des interludes ponctuent la BD ou les deux chats du magasin, Bouh et Tana, nous parlent d’événements de la ville de Kamakura. En effet, Daisuke Igarashi prend à cœur de donner une place à Kamakura, avec ses coutumes, ses traditions, ses lieux renommés. On en apprend beaucoup sur cette ville et on est d’autant plus immergé dans le récit.

Le dessin finement travaillé:
Daisuke Igarashi travaille le graphisme et tranche avec le style manga grand public. Il opte pour un trait léger, presque crayonné. Il utilise des hachures pour accentuer ce côté crayonné, et mêle à ce travail graphique l’emploi de trames de gris à gros points. Ce côté vivant du dessin donne une vibration au trait, rajoute un peu de vie aux personnages, aux lieux.
Les perspectives utilisées permettent parfois d’allonger les personnages, de créer également des tensions visuelles. La composition des planches reste posée et n’explose pas même dans les scènes d’action. Toute la tension est accentuée grâce au dessin et au cadrage.
Conclusion d’une BD fascinante :
Ce manga sait créer une ambiance intrigante, malgré quelques effets répétitifs dans l’introduction de plusieurs chapitres. Le dessin vibrant de Daisuke Igarashi fonctionne à merveille pour ce récit à la lisière du fantastique.
Zéda rencontre Gakuto.







