Revenue sur son île natale pour s’occuper de son père mourant, Nichiko fait la connaissance de Chimaki. Le jeune homme a la passion d’aider son prochain. Entre eux se tissent des sentiments.

Autrice : Kaori Ozaki
Titre : Love is a boxing ring
Collection : Seinen
EAN : 9782413083825
Dimensions : 13.2 x 18.4 x 1.7 cm
Nombre de pages : 192
PRix : 8.50€
Sommaire de l'article
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Les deux couvertures de ce « Two-shots » annoncent la couleur : un titre accrocheur et le visage des deux héros. C’est un peu peu, je trouve et ça n’attire pas plus que ça le regard dans la pléthore de titres qui sort chaque mois.
Heureusement que j’ai une mémoire sélective : en voyant « Kaori Ozaki » comme nom d’autrice, ça m’a titillé. Sûr que je connais… Ah oui, c’est la mangakate qui a produit les très chouettes « Golden Sheep » et « Our Summer Holiday », ça vaut forcément le détour.

Un œil sur le titre original et j’ai juste fait assez de Duolingo pour savoir que « Inu to sandobaggu » veut dire « Chien et Sac de sable »… « Dog and Punching Ball », puisque les éditeurs français sont persuadés qu’un manga doit avoir un titre anglais !
Romance ou tranche de vie ?
Nichiko revient sur son île natale pour s’occuper de son père, mais aussi pour fuir une relation amoureuse qui a mal tourné, l’homme ayant caché qu’il était marié. Le papa décède très vite et Nichiko est un peu égarée sur cette île.
Chimaki, lui, est un jeune garçon un peu simple qui travaille à l’unique supérette locale. Il est toujours prêt à rendre service et à aider. Et il a le coup de foudre au premier regard sur Nichiko. Ce n’est pas explicité, mais le dessin est limpide.

Seulement, tout n’est pas si simple : Nichiko a 34 ans et Chimaki 23, ce qui peut être un frein. De plus elle tente de se remettre de sa rupture sur le continent. S’entraîner à la boxe en malmenant un punching ball l’aide, mais il y a du chemin à parcourir pour qu’elle soit apaisée. Toutefois, elle est séduite par le caractère de terre-neuve de Chimaki. Un peu foufou, toujours prêt à aider et obéissant, il pourrait être la réincarnation du chien de Nichiko, enfant… Tiens ? Chien et sac de sable ? Je tiens quelque chose…
Et puis, Nichiko a connu un drame traumatique dans son enfance qui pourrait expliquer bien des choses… Et vous en savez largement assez pour aller lire cette très belle série, ne spoilons pas…

Un manga lumineux
Kaori Ozaki nous offre ici une histoire certes très classique, mais aussi particulièrement réussie. Son dessin élégant, vivant et ne négligeant pas les décors est excellent. Ses visages et leurs expressions sont parfaits. Elle met également en scène toute une galerie de personnages secondaires bien campés et qui donnent de l’épaisseur à l’inévitable histoire d’amour qu’on est venu lire. De la mamie bienveillante à l’amoureuse éconduite, en passant par le vendeur de souvenirs bidons, l’infidèle rival, la cousine effrontée, toute une vie locale est déployée au cours de l’histoire. En deux tomes seulement, elle nous compose une toile crédible et chatoyante de cette petite île rurale.

En résumé, sous ses couvertures un peu banales se cache un manga formidable, qui se lit d’une traite et qui fait du bien. Un vrai plaisir simple et efficace. L’autrice fête cette année ses 30 ans de manga : j’ose espérer qu’elle nous en offrira d’autres aussi chouettes !


