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Résumé de La fourrière des animaux par Tom King, Peter Gross et Tamra Bonvillain aux éditions Panini Comics :
Quand les animaux en ont assez d’être enfermés et maltraités, il ne leur reste plus rien à perdre… Une révolte éclate dans une fourrière, et bientôt, tous s’allient pour expulser les humains. Mais ce pouvoir tout juste acquis s’accompagne d’un défi de taille : comment établir une démocratie et leur 1ère constitution ? Et si toute leur bonne volonté finissait par nourrir les ambitions autoritaires d’une minorité ?

Tom King en forme !
Tom King livre avec la fourrière des animaux une relecture moderne de la Ferme des animaux de George Orwell.
Paru il y a 80 ans, le texte original proposait une critique acerbe du régime soviétique et, à travers lui, des régimes autoritaires. C’est aussi le cas ici, même si la critique aborde plutôt les failles de nos démocraties avec certaines allusions aux dérives de Trump et de son administration.
Le contexte de la fourrière permet également de mettre une belle emphase sur la notion de liberté.
Madame Fifi la chatte et Titan le doberman sont tous deux à la base de la révolte imaginée par le chien Lucky au début de l’aventure. Tous deux forment un duo solide sur lequel la communauté va s’appuyer pour tenter de mettre en place cette utopie dont ils ont rêvé. Leur relation et leur leadership sont parfaitement écrits et passionnants à suivre.
Leur appartenance réciproque aux deux espèces majoritaires de la fourrière et le rapport de force politique et sociale sont finement utilisés. D’autant qu’à cela viendront s’ajouter les lapins qui amèneront d’autres thématiques tout aussi intéressantes.
Tom King s’attaque donc à un gros morceau, et il le fait avec talent. Les personnages sont caractérisés avec soin, les trois espèces animales illustrant à la perfection ce qu’il y a de pire et de meilleur chez les humains.
Alors certes, c’est par moments un peu verbeux, mais les dialogues sont réussis. Ils ont une importance capitale alors que les débats entre nos protagonistes vont rythmer cette tentative de démocratie et la lente glissade vers un populisme tristement actuel.

Visuellement très chouette.
Visuellement, Peter Gross livre une prestation sublime.
Son trait réaliste peut surprendre face à certaines situations, mais il arrive à faire passer les émotions avec subtilité et une efficacité indéniable.
Tamra Bonvillain qui l’accompagne aux couleurs livre elle aussi une prestation solide et sobre dans la lignée des planches de Gross.
Une partie visuelle qui fonctionne parfaitement avec le récit et nous offre une ambiance et des personnages animaliers attachants.

Mon avis sur La fourrière des animaux par Tom King, Peter Gross et Tamra Bonvillain aux éditions Panini Comics :
Au final, quelle réussite !
Certes, on pourra reprocher le caractère parfois bavard de certains passages, mais cette relecture est aussi ambitieuse qu’habile.
Tom King nous livre une fable politique de haute tenue, diablement efficace et se terminant par un final d’un cynisme particulièrement puissant.
Le tout sublimé par une partie graphique elle aussi très solide.
À lire !!!
A très vite





