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jeudi 27 octobre 2016

Kiriko

Kiriko de Shingo Honda aux éditions Komikku
Titre: Kiriko
Auteur: Shingo Honda
Éditeur: Komikku
Année: 2016
Nombre de pages: 192


Bien des années après avoir quitté le collège, un groupe d'anciens amis se retrouvent. Plus de seize ans se sont écoulés depuis cette époque.
Ils sont réunis après avoir reçu une lettre d'un certain "K", les invitant à se retrouver dans leur ancien établissement, aujourd'hui à l'abandon, en mémoire de Stesuko Okumura, une de leur camarade de classe décédée à l'époque.

Tous se souviennent, à leur façon, de celle qu'ils surnommaient Kiriko. Mais très vite, cette petite réunion sera perturbée par des événements étranges et inattendus.

Un tueur sanguinaire pourrait se trouver dans le collège avec eux, et la météo n'arrangeant pas les choses, un glissement de terrain les empêche de s'enfuir.
Qui est l'assassin?
Serait-ce le mystérieux "K", qui les aurait réuni pour les tuer?
Le groupe d'amis va t-il réussir à survivre à cette soirée funeste?

Kiriko: un mystérieux "K" rassemble les anciens camarades de classe

Kiriko est un manga gore, horrifique, en one-shot proposé par les éditions Komikku.
La jaquette plastifiée nous met dans l'ambiance, avec ce personnage sombre en arrière plan, prêt à étrangler de son bras squelettique, le personnage central. Le tout agrémenté d'éclaboussures de sang, avec un petit vernis sélectif... Ceux qui n'aiment pas l'horreur n'iront probablement pas lus loin... pour les autres, les amateurs de frissons et de petites frayeurs, la mise en bouche est alléchante et la lecture s'impose.

Le scénario de Shingo Honda démarre de façon classique par une réunion d'anciens amis d'enfances, qui vont ensemble se souvenir de cette époque.
Mais très vite, alors qu'on ne s'y attend pas, l'histoire prend une toute autre tournure. Des phénomènes étranges apparaissent et un premier personnage va se faire tuer. Cette scène n'est que suggérée, mais l'état du corps de la victime laisse présager d'une extrême violence. A partir de là, le huis clos devient pesant, l'atmosphère s'alourdit encore plus.
Chacun commence à suspecter son voisin, jusqu'à découvrir l'identité de l'assassin.
Au delà du côté horrifique, l'auteur rajoute en plus une grande partie psychologique que l'on voit au travers des souvenirs de chacun. En devenant adulte, tous ont pris des voies différentes dans la vie, et l'image qu'ils se font de leur ancienne camarade est différente, surtout pour Ryosuke (que l'on voit sur la jaquette), qui semble avoir des souvenirs de Setsuko, bien différents de ceux de ses autres camarades.

Kiriko: de l'horreur et du gore

Si Shingo Honda a écrit un scénario à donner des frissons, il a aussi su le mettre en image de façon remarquable. Tout est fait pour que l'ensemble soit crédible et aussi proche de la réalité que possible. Le design des personnages est donc réaliste, dans un décor de collège abandonné où tout est connu du lecteur: la salle de pause, les salles de classes, les toilettes.
Une fois immergé dans le réel, le surnaturel fait son apparition et avec lui l'horreur et le gore.
La mise en page est dynamique et lorsque l'histoire est lancée, le lecteur n'a plus de repos jusqu'à la dernière page de ce manga. Le dessin et la mise en image participent aussi à cette ambiance lourde et parfois oppressante.

Autant vous dire, qu'il vaut mieux éviter de lire Kiriko le soir avant de vous coucher, sous peine de faire quelques cauchemars.
Pour vous donner une idée, une des premières apparitions d'un personnage m'a fait penser à la scène du film "Ring" (le film japonais, pas le remake) où la fille sort d'un puits, squelettique, les cheveux cachant son visage, et se déplace jusqu'à sortir de l'écran télé - une scène qui fait froid dans le dos.

En tout cas, les ingrédients sont réunis pour faire de ce one-shot un manga parfait pour les amateurs d'horreur. En cette période d'Halloween, le côté psychologique, sombre, horrifique et gore de Kiriko tombe à point.

Juju Gribouille

© Shingo Honda 2015

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