AccueilBDSuspiria de la Cour des Ténèbres, t1, La petite Mort

Suspiria de la Cour des Ténèbres, t1, La petite Mort

Quand la vie est un enfer, Suspiria offre une alternative, venez en enfer, c’est le paradis…

Suspiria 1- Cover
Coup de cœur
Public Averti

📋 Fiche technique

Série :
Suspiria de la Cour des Ténèbres
Titre :
La petite Mort
Tome :
1
Scénario :
Luca Laca Montagliani
Dessin :
Andrea Bulgarelli
Editeur :
Tabou
Collection :
Tabou BD
Année de parution :
6 novembre 2025
Nombre de pages :
96
Prix à la sortie :
22
ISBN :
9782359542240

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Récit brut et brute

Hommage aux fumetti érotiques, Suspiria ne s’embarrasse pas de délicatesse pour délivrer une histoire au premier degré. L’auteur tente bien de donner des allures intellectuelles à son œuvre. Il introduit son récit par des poèmes. Il le termine par une longue discussion psycho-philosophique entre les démons du Royaume des Ténèbres. Mais le lecteur ne s’en préoccupe guère, il trouve dans l’album ce qu’il est venu y chercher : une histoire simple et des dessins érotiques, à la limite du pornographique dans certaines cases.

La pauvre Ilona

Ilona est pauvre, exploitée et battue. La seule personne qui l’aime réellement, c’est le garçon porcher voisin. Suspiria la démone va lui offrir l’opportunité d’échapper à sa vie sordide. Elle la libère sexuellement, dans une intervention pas beaucoup moins brutale que ce qu’elle subissait auparavant. Et elle la libère tout court en lui offrant le bonheur éternel… À sa façon…

Suspiria ne fait pas dans la dentelle

Vous qui entrez ici, remisez toutes vos idées progressistes, humanistes et féministes. Dans cette œuvre, les femmes sont méprisées, malmenées. Les hommes, eux, sont des salopards immondes, toujours le fouet à la main. À l’exception de Marek, le jeune porcher, mais il n’est pas gâté par la nature. Quasimodo lubrique au bon cœur. C’est un concept.

Sales mecs

Les démones du Royaume des Ténèbres vont venir compenser cela. Elles s’expriment en un langage soutenu et pseudo-philosophique. Elles sont toutes féminines. Suspiria exhibe des formes généreuses sous son masque aux cornes d’antilope. D’autres apparaissent : l’une d’elles a un look inspiré du « Dia de la Muerte » mexicain. Une autre porte un masque de fer avec une fente pour les yeux en crucifix inversé et un corps couvert d’écritures (en italien : le traducteur ne s’y est pas risqué). La Reine des démones a une tête de mort affublée de quatre cornes. Elles sont très réussies.

Suspiria

Graphiquement somptueux

La grande force de l’album, c’est le dessin puissant, dans un noir et blanc franc et contrasté. Il y a du comics dans ce fumetti ! À commencer par la couverture callipyge que ne renierait pas un Frank Frazetta ! Et il y a de nombreuses inspirations des frères Buscema dans les pages de la BD. Les femmes sont plantureuses, et les hommes… Ne parlons pas des hommes, tous plus laids les uns que les autres, tout droits sortis d’un EC comic des années 50 ou d’une planche de Bernie Wrightson !

Suspiria, le calme avant la tempête

Au final, ce premier tome de Suspiria ne révolutionnera probablement pas la Bande Dessinée, mais si vous entrez dans le jeu en laissant vos valeurs à la consigne, vous pourrez profiter du moment comme d’un Nanar de ciné des années d’or.

N’oubliez pas de récupérer vos valeurs après la lecture 😉

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🖋️ Une chronique de :

Philippe Caille
Philippe Caille
Fan de Bd, passé aux comics, passé aux BD, passé aux mangas, je reste fan avant tout de la narration dessinée.
Chroniqueur manga sur Insta, passionné de rock et de plein d'autres choses, j'aime faire partager mes passions
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