Naïm, un jeune immigré clandestin ne rêve que de football, sport où il excelle. Enlevé par des trafiquants de drogue, il finit dans un foyer d’une petite ville, Charmy, où il peut postuler dans un centre de formation pour devenir joueur professionnel. Mais dans l’ombre, les trafiquants sont toujours là. Dans quel guêpier est-il fourré ?

Titre : Golden Goal
Scénariste : Guillaume Main
Dessinateur : Weijun Ni
Genre : Shōnen.
Format : 127×180
Prix découverte : 3€
Nb de pages : 208
Éditeur : Paquet
Sortie : 5 Mars 2025
Sommaire de l'article
Un mot sur le chroniqueur
Je n’ai jamais eu la moindre attirance pour aucun sport collectif et tout particulièrement le football que je méprise complètement. En tant que spectateur, c’est encore pire : cinq minutes de jeu me plongent dans un profond sommeil. De plus, l’idée même de 22 gugusses millionnaires en short courant après un ballon au lieu de s’en payer une centaine chacun m’est aussi étrangère qu’un schikatrouscick peut l’être pour un philosophe de Proxima du Centaure.
Cela fait de moi le chroniqueur idéal pour ce manga : je vais le dézinguer, l’anéantir, le pulvériser après m’être ennuyé suprêmement à sa lecture.
SPOILER : PAS DU TOUT !!!

Golden Goal : Montez dans le roller coaster footballistique
Après une brève intro pour mettre Naïm en situation aux épreuves de sélection du centre de formation de Charmy, le scénariste bascule sur un flashback qui va durer quasiment tout ce premier tome. Il va nous entraîner dans l’épopée de Naïm depuis un bateau de migrants jusqu’à la petite ville de Charmy, via l’Espagne.
Dans le plus pur style shōnen, l’action fulgure, non-stop. Naufrage, amitié, kidnapping, trafiquants de drogue et football, évidemment… Ayant fait le choix de ne pas découper l’histoire en chapitres, on tourne page après page, sans pouvoir s’arrêter. Défaut inhérent, ça va parfois un peu trop vite. Juste le temps de s’intéresser à un personnage secondaire et il s’efface dans le sillage d’un Naïm supersonique. L’auteur n’a pas le loisir de s’attarder, car la série ne comptera que trois tomes. Mais on espère que des personnages aussi intéressants ou charismatiques que Rayan ou Esteban (ou même Sabah, à peine esquissé) reviendront croiser le chemin du héros à l’avenir.

Un manga MONDIAL !
Écrit par un auteur suisse, Guillaume Main, scénariste pour l’audiovisuel, dont c’est le premier manga, Golden Goal est une très belle réussite. Son scénario combine habilement des thématiques actuelles dans une ambiance de thriller pour ados très dynamique et tendu.
Au dessin, Weijun Ni, fort de deux autres mangas numériques à succès en Chine, apporte un trait très shōnen, absolument magnifique. Les planches sont très belles, percutantes et d’une puissance folle.

Golden Goal, score final 1-3
Abasourdi, le chroniqueur file au club de foot le plus proche pour prendre une carte de membre et un abonnement pour toute la saison.
Ou pas…
En revanche, il suivra absolument les tomes suivants ! Il faut dire que le scénariste maîtrise le cliffhanger. Ce tome 1 termine sur le besoin de connaître la suite. Hâte de retrouver Naïm et ses embrouilles avec la mafia, les entraîneurs et le reste !
Guillaume Main et Weijun Ni ont réussi à produire un premier manga magistral. Il n’a pas à rougir de ses prestigieux prédécesseurs nippons. Comme les éditions Paquet le lancent avec un prix promotionnel de trois malheureux euros (3€!!!!), vous n’avez aucune excuse pour ne pas vous précipiter sur ce tome 1.

(Et ne me dites pas que vous n’aimez pas le foot : je pense avoir couvert cette objection😋)




