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Mage malgré lui : sans la maîtrise, la puissance n’est rien.
Chaque année, les adolescents de tout l’Empire doivent passer un test pour voir s’ils possèdent de la magie.
Daimon est un jeune paysan d’un naturel extrêmement candide qui mène une vie simple et paisible loin des tumultes de la haute société. Et cette année, il doit passer le test.
Il est persuadé d’être dénué de magie et prévoit déjà le retour aux champs une fois cette formalité passée. Mais tout bascule pour lui le jour de ce test où il se découvre un potentiel magique hors du commun.
Le problème ? Ce pouvoir colossal est totalement instable et Daimon ne contrôle absolument rien.
Contre toute attente, son potentiel énorme le propulse directement à l’Académie Clair-Obscur. Cet établissement ultra-sélect, d’ordinaire réservé à l’élite et à l’aristocratie, voit débarquer ce garçon de la campagne qui risque de faire exploser la salle de classe à la moindre formule magique.
Entre la fracture sociale, les provocations des autres élèves et des professeurs complètement dépassés, l’intégration de Daimon s’annonce explosive (au sens propre, comme au figuré).


Comme un air de Poudlard.
Si tu aimes les récits d’écoles de magie à la Harry Potter, tu vas vite retrouver tes marques, mais avec une vraie bouffée d’air frais. Olivier Gay s’amuse à détourner les codes classiques du genre.
Ici, pas de château, mais une académie luxueuse sur un domaine immense, du genre des grandes universités anglosaxones.
Un peu comme Harry, notre héros Daimon se découvre des pouvoirs et n’est pas très doué. A son arrivée, tout le monde le connaissait déjà. Il est le paysan au potentiel énorme découvert par hasard lors d’un test annuel. Certains s’interrogent à son sujet et beaucoup le jalousent. Nous comprenons rapidement le titre de ce tome 1 : « un élève encombrant ».
Et bien sûr, s’il est question de rivalités, il est aussi question d’amitié. Daimon trouvera fort heureusement des soutiens parmi ses camarades. L’auteur nous propose ainsi une belle brochette de personnages : élèves, professeurs et créatures.
La BD s’attaque gentiment et avec beaucoup d’humour aux privilèges de la noblesse face à la simplicité et la naïveté de Daimon. L’auteur aborde aussi les thèmes des lignées, des mariages arrangés…etc.
Olivier Gay nous propose un univers fantastique. Le rythme est soutenu, les répliques fusent et les situations absurdes s’enchaînent sans jamais lasser, rendant la lecture particulièrement dynamique.

Un univers visuel moderne et percutant
Graphiquement, le travail de Grelin est excellent. Son style moderne, qui emprunte une partie de son énergie à l’animation, colle parfaitement au ton de l’histoire. On sent clairement une inspiration du manga dans son trait et sa mise en scène.
Le découpage est vif, ce qui donne beaucoup de punch aux scènes de magie et aux gags visuels. L’expressivité des visages est particulièrement réussie, notamment les têtes déconfites des profs et des rivaux de Daimon.
Les couleurs, lumineuses et bien contrastées, renforcent l’ambiance fantastique et magique tout en gardant l’album très lisible et agréable à l’œil.
L’affaire « Clair-Obscur ».
Pour la petite anecdote qui a agité la communauté geek, le titre a provoqué un quiproquo il y a quelques mois. Les équipes de la BD « L’Académie Clair-Obscur » ont reçu une lettre des ayants droits du jeu vidéo à succès « Clair Obscur : Expedition 33″. Je pense que les deux titres parlent d’eux-même et vous vous doutez de quel ordre était le litige de départ. L’équipe juridique du jeu demandait donc l’arrêt de commercialisation de la BD.
Ce sont pourtant deux univers totalement distincts qui partagent simplement un nom très sympa. D’autant que le projet de la bande dessinée avait démarré bien avant la sortie du jeu vidéo.
Finalement, les parties prenantes ont parlé entre elles, en bonne intelligence, et tout est bien qui finit bien ! Le parcours de formation de l’Académie Clair-Obscur peut donc continuer à dispenser son programme d’apprentissage aux jeunes mages en herbe.


Mon avis sur ce premier tome de l’Académie Clair-Obscur
Finalement, ce premier volume de L’Académie Clair-Obscur remplit parfaitement son contrat. C’est un excellent divertissement. J’ai passé un bon moment à lire ces pages. J’ai bien apprécié l’humour et c’est une lecture qui pose des bases solides pour la suite.
L’alchimie entre l’expertise d’Olivier Gay pour les dialogues piquants et l’humour qu’on lui connait sur d’autres titres parus chez Drakoo et le dessin dynamique de Grelin fonctionne à merveille. Je ne me suis pas ennuyé une seconde. On s’attache assez vite à ce héros malgré lui.
La BD a un côté peut-être un peu classique, mais elle est très efficace. L’Académie Clair-Obscur est une bonne lecture. Une bande dessinée jeunesse, pour ado et adulte, à partir de 12 ans.
Pour moi, on n’est pas loin du coup de cœur. Il me tarde de découvrir la suite du programme pour Daimon et ses camarades.
Et toi, qu’en penses-tu ? Est-ce que cette rentrée des classes magique te tente ? Si tu as déjà feuilleté l’album ou si tu es fan des productions Drakoo et de leur univers fantastique, viens partager ton avis dans les commentaires !





