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Valse hésitation
Miya Yashiro est une jeune lycéenne sans histoires. Elle est jolie, sympathique, toujours prête à rendre service, mais un peu gaffeuse. Pour rendre service à sa copine, elle appelle à pleine voix un camarade par la fenêtre… Mais une erreur de syllabe fait qu’elle l’appelle « Patate » !

Avec la retenue et la politesse excessive des japonais, il n’en faut pas plus pour créer une situation extrêmement gênante. Itsune, la copine à la voix un peu faible, n’ose pas faire la déclaration d’amour qu’elle prévoyait au garçon « patate » (rendons-lui son nom : Harukata Itsushima). Pire, Itsuhima et Yashiro font ainsi connaissance et Yashiro ne tarde pas à tomber amoureuse elle aussi. Seulement, elle a des principes : elle ne veut pas voler le crush de sa copine. Faut-il qu’elle se rabatte sur Yura, un autre garçon qui lui fait des avances ?
Autant ce résumé du pitch du Whisper it in the Night est laborieux, autant le manga est léger et présente chaque personnage avec ses motivations, ses hésitations, ses impulsions et ses regrets, de façon limpide.

Des amours débutantes
Yuri Nagakawa met en scène son petit monde lycéen avec légèreté et efficacité. Elle conte la rencontre amoureuse de ses ados timides et tourmentés avec une grande justesse. Elle essaye surtout de raconter les déclarations et les revers sans désigner de méchant. Tous les personnages ont de l’honneur et doivent faire des choix entre suivre leur cœur et suivre leur raison et leur loyauté.
Cela donne un manga plutôt intéressant, mais un peu « fleur bleue ». C’est frais et l’autrice décrit les situations, même conflictuelles, avec humanité et douceur. Pourtant les nuages s’accumulent sur les quatre personnages et on attend le tome suivant pour savoir comment les situations vont évoluer entre les deux filles amoureuses du même garçon et les deux garçons, l’un qui se laisse mener et l’autre qui manipule…
Les personnages secondaires et l’ambiance de classe sont très bien rendus.

Un dessin plutôt sobre
Pour servir cette histoire (ces histoires !) d’amour, l’autrice se concentre sur les personnages dans une classique et sage mise en scène de champs/contrechamps. Le procédé est un peu lassant, d’autant que les décors sont réduits à peau de chagrin.
Le trait est élégant, les personnages bien différenciés et l’ensemble est très joli. Cependant, le manga repose plus sur le scénario que sur le dessin, un peu trop placide. Au moins il est bien proportionné, propre et joli.

Sur 3 tomes, j’avoue que je suis curieux de voir comment le couple vedette, celui qui est d’entrée de jeu mis en difficulté, va résoudre ses problèmes. A suivre, donc, avec plaisir.






