
Sommaire de l'article
Résumé du massacre du Gang Enfield par Chris Condon et Jacob Phillips aux éditions Delcourt :
1875, comté d’Ambrose. À la frontière Texane. Montgomery Enfield et sa bande de hors-la-loi enchaînent les braquages de banque. Mais le jour où la population découvre le corps affreusement mutilé d’un employé de la banque, un Texas Ranger vieillissant et les dirigeants d’un comté nouvellement créé, avide de justice, décident d’en finir avec ces hors-la-loi.

Réaliste et brutale.
Le duo, Chris Condon et Jacob Phillips, derrière le malheureux Texas Blood (seul le premier tome est disponible), est de retour avec ce récit complet, sorte de spin-off auto contenu.
On y suit le destin d’un gang de hors-la-loi que l’on nomme par le patronyme de son leader, Enfield.
On a droit à du western pur jus, une épopée brutale et sanglante bien loin du manichéisme habituel.
En effet, l’ambiguïté entre le bien et le mal et la remise en question de certains mythes fondateurs sont même au cœur du récit
Un récit qui intercale à chaque fin de chapitre les recherches d’un journaliste originaire du comté, bien décidé à faire toute la lumière sur cet événement et à démêler le vrai du faux.
On suit donc en parallèle notre histoire de hors-la-loi et le funeste destin d’Enfield, tout en suivant les progrès du journaliste sur la voie de la vérité.
Une double narration qui, en plus de rythmer l’avancée de l’histoire, permet d’étoffer notre intrigue en dénonçant la part de légendes de ces mythes fondateurs notamment repris par Hollywood au 20ᵉ siècle.

Jacob Phillips en patron.
Visuellement, Jacob Phillips livre un travail très solide.
Certes, je lui préfère le coup de crayon de son père, mais le fils Phillips signe de belles planches, avec des personnages bien campés et badass, et ses couleurs donnent une sacrée ambiance à l’ensemble.
Sa narration visuelle privilégie de larges cases horizontales, rappelant l’esprit du western au cinéma pour un rendu des plus agréables et efficaces.

Mon avis sur Le massacre du Gang Enfield par Chris Condon et Jacob Phillips aux éditions Delcourt :
Au final, ce western est une belle surprise.
Sa mise en scène soignée, brutale et nerveuse lui donne de faux airs de polar.
Jacob Phillips livre un travail impeccable, l’occasion pour lui de se faire définitivement un prénom.
La quête de vérité journalistique qui vient compléter notre histoire amène une belle épaisseur au récit et apporte une touche finale à cette conclusion haletante.
Réaliste et sans concession, ce western est une vraie réussite et ravira les amateurs du genre.
À très vite.





