
Le résumé de D’Orc T.1 par Brett Bean et Jean-François Beaulieu aux éditions Urban Comics :
Armé d’un bouclier magique aussi puissant que violent, un orphelin solitaire animé par le seul désir de trouver sa place en ce monde, se retrouve plongé dans la guerre éternelle opposant la Lumière et les Ténèbres. Coincé au milieu : D’ORC. Affublé d’une prophétie apocalyptique, ce demi-nain, demi-orque serait destiné à provoquer la fin du monde !

Un univers barré, violent & irrévérencieux.
Après s’être occupé du dessin de Fluff Fairyland (saison 2 d’I Hate Fairyland), Brett Bean lance sa propre série, D’Orc
Une série de fantasy déjantée qui rappel fortement le ton cinglant et irrévérencieux d’I Hate Fairyland.
Mais plus qu’une version médiéval fantasy du titre de Skottie Young, Brett Bean développe ses propres idées, une quête et un univers singulier reposant principalement sur ses personnages, un humour potache et de bons dialogues.

La galerie de personnages déjantée apporte tout le sel du titre avec ce trio improbable et si différent entre ce bouclier magique avide de sang, notre héros métisse qui tente de trouver sa place et une tête de poulet fantôme (avec son corps qui suit).
L’humour repose notamment sur le comique de situation, des quiproquos et des jeux de mots bien sentis tout en jouant sur les codes du genre.
Malgré le sang et les boyaux versés, le titre est accessible grâce à son ton décalé, son univers riche et un récit au long cours.
Enfin, Brett Bean aborde certaines thématiques comme le destin (peut-on l’éviter ou le façonner), de vrais enjeux et son héros qui refuse de suivre les règles de ce monde divisé.

Trash et cartoony
Visuellement, Brett Bean envoie du lourd.
On retrouve avec bonheur le trait du dessinateur de Fluff Fairyland sur cet univers de fantasy qui respecte et joue énormément sur les codes du genre.
Un artiste qui fut longtemps illustrateur pour l’édition, le jeu vidéo et la TV pour différents studios d’animation comme Disney TV, Nickelodeon, Nerd Corps, Wizards of the Coast, Bento Box et beaucoup d’autres, prend enfin les devants en créant son propre univers qui s’inscrit dans une sorte d’héritage de celui de Skottie Young.
Son style dynamique et cartoony apporte une énergie de dingue aux planches, surtout qu’il peut compter sur les couleurs de Jean-François Beaulieu, coloriste de la quasi-totalité des titres de Skottie Young.

Mon avis sur D’Orc T.1 par Brett Bean et Jean-François Beaulieu aux éditions Urban Comics :
Au final, j’ai (re)passé un super moment.
Grand fan de Fairyland, j’avais déjà lu ces épisodes en VO et le plaisir fut le même que lors de ma première lecture.
Un pur divertissement que je conseille à tous les fans de Brett Bean, Skottie Young et du ton irrévérencieux de son Fairyland.
Vivement la suite !
A très vite





