mercredi 30 novembre 2022

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ULTRAMEGA Tome 1 par James Harren et Dave Stewart aux éditions Delcourt

Quand un artiste de génie, comme James Harren, décide de se lâcher complétement dans un comic book d’action aussi sanglant que jubilatoire, cela donne Ultramega, l’une des sorties majeures de l’année.

ULTRAMEGA, couverture du tome 1

Titre: Ultramega T.1
Scénario: James Harren
Dessin: James Harren
Couleurs: Dave Stewart
Éditions: Delcourt, collection contrebande
Année: 2022
Nombres de pages: 216

Ultramega, couverture de l'épisode #2

Résumé d’ULTRAMEGA tome 1 par James Harren et Dave Stewart aux éditions Delcourt:

La peste cosmique, un virus apparu soudainement sur Terre, transforme aléatoirement des humains en monstres géants nommés Kaijus. Détruisant tout sur leur passage, seule l’unité Ultramega, trois humains ordinaires dotés de superpouvoirs par une entité cosmique, est en mesure de les arrêter. Mais un ennemi plus puissant que jamais fait son apparition et semble condamner la Terre et ses habitants à la désolation…

L'entité cosmique donne à Jason pouvoirs et explications sur sa mission...

James Harren, un auteur complet

Bien connu des fans de comics pour ses dessins sur Conan, BPRD ou encore Rumble, James Harren s’occupe ici du scénario en plus de la partie graphique.

Il fait le choix de nous raconter une histoire violente et sanglante dont le pitch paraît simple et déjà vu de prime abord. Mais rapidement, il surprend par le dérouler de l’histoire et les thème qu’il aborde en parallèle de cette histoire de post-apo, mélangeant plusieurs influences entre Sentaï et Kaïjus.

La fin du premier épisode donne le ton pour la suite, offrant un nouveau statu quo et laissant le champ libre à l’auteur pour développer son univers ainsi que ses personnages.

Sa narration est incroyablement fluide, réservant son lot de moments épiques dans des explosions de buildings servant bien souvent de ring de catch. Les mutilations diverses et déferlements de viscères de toutes les couleurs, Kaijus oblige, apporte une énergie et une esthétique visuelle impressionnante. Mais la violence de ces combats impacte aussi les nombreux humains présent sur place qui finissent bien souvent mort dans les décombres.

Les différents personnages présents dans l’album sont à la fois touchants et barrés. Certains passages surprennent par leur approche surprenante et la volonté de l’auteur de pousser le curseur aussi loin. L’importance du thème de la filiation est développé à travers plusieurs protagonistes, rajoutant de l’épaisseur à un récit qui aurait pu sembler trop linéaire.

Enfin, l’univers de la série semble particulièrement riche et foisonnant, rendant quelques passages un peu déroutant tant cela s’enchaine rapidement. La série qui se veut fun de décomplexée possède quelques pointes d’humour mais reste dans l’ensemble assez sérieux.

prise de catch impressionnante d'Ultramega sur ce Kaijus de plusieurs dizaines de mètres de haut

Visuellement, à couper le souffle.

James Harren possède un style unique et puissant et cet album est le terrain de jeu idéal pour le talent de l’artiste.

Les pages s’enchainent dans un déferlement de poses dynamiques, de cadrages impressionnants proposant une véritable Masterclass de l’artiste. On pourrait d’ailleurs y voir une influence importante des animés japonnais tant les cases semblent sortir d’un storyboard d’un épisode produit par le studio Gainax…

Ses personnages comme ses Kaïjus ont tous des designs travaillés avec soin apportant pas mal de diversité au bestiaire et à la galerie de personnage.

Le soin du détails, notamment les perspective et le jeu d’échelle avec les décors, contribue à donner une puissance et un impact incroyable aux scènes de combat en particulier.

Enfin, soulignons le travail somptueux de Dave Stewart aux couleurs, qui accompagne de manière superbe les dessins virevoltants de James Harren.

Mon Avis sur ULTRAMEGA tome 1 par James Harren et Dave Stewart aux éditions Delcourt:

James Harren livre un récit post-apo entre actions survoltées, déluge d’hémoglobine et destin tragique des plus réussis.

Véritable claque visuelle, l’album fait clairement partie des plus beaux albums de l’année à n’en pas douter.

Si vous recherchez un récit fun et décomplexé, bourrin mais intelligent, rendant hommage aux Kaïjus et autres Sentaï venus du Japon, jetez-vous dessus!

A noter, que l’album regroupe les quatre premiers épisodes et que donc une suite est prévue, on l’espère, pour très bientôt.

A très vite

geek_o_mat

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