samedi 13 avril 2024

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The Ambassadors par Mark Millar, Travis Charest, Olivier Coipel, Matteo Scalera, Matteo Buffagni, Karl Kerschl & Frank Quitely aux éditions Panini Comics

Mark Millar revient avec The Ambassadors, son dernier titre où il est accompagné de la crème des dessinateurs de comics pour un titre évènement. Alors, promesse tenue ?

The Ambassadors, la couverture

Titre: The Ambassadors
Scénario: Mark Millar
Dessin: Travis Charest, Olivier Coipel, Matteo Scalera, Matteo Buffagni, Karl Kerschl & Frank Quitely
Couleurs: Dave Stewart, Michele Assarasakorn, Lee Loughridge, Giovanna Niro
Éditions: Panini Comics
Année: 2024
Nombres de pages: 184

Olivier Coipel livre comme toujours des planches sublimes...

Résumé de The Ambassadors par Millar, Charest, Coipel, Scalera, Buffagni, Kerschl & Quitely aux éditions Panini Comics:

La docteure et scientifique coréenne Choon-He Chung annonce au monde avoir trouvé le secret de l’obtention de super-pouvoirs. Elle met en place une sélection mondiale afin de sélectionner des ambassadeurs par pays en dehors des gouvernements et intérêts privés. Comment les puissants du monde réagiront-ils face à ce nouvel équilibre des forces..?

Karl Kerschl fait un travail impeccable sur l’épisode autour de l'ambassadeur de l'Inde.

Un ambassadeur par pays.

Comme toujours, Mark Millar est très fort quand il s’agit de concevoir un pitch malin et accrocheur, même si on retrouve à peu près à chaque fois les mêmes défauts et qualités.

Ici son principe d’avoir un ambassadeur par pays est plutôt brillant, permettant à un large public de s’identifier aux héros du titre vu la pluralité de leurs origines.

Naturellement, on pourra penser qu’il y a derrière peut-être également une pensée commerciale avec des pays ciblés vis-à-vis notamment des scores de Netflix et des ventes des comics Millar.

Le Pitch est accrocheur donc, mais passé le 1ᵉʳ épisode, la présentation des ambassadeurs devient rapidement répétitive et manque d’enjeux.

On a la sensation que tout ça est survolé trop rapidement que ce soit les protagonistes ou leur contexte, on s’attache finalement assez peu aux personnages même si Choon-He Chung tire son épingle du jeu.

Le final fonctionne même si on l’a vu venir de loin comme le twist de la résolution, preuve des éternelles facilités qu’on retrouve régulièrement chez l’auteur.

Enfin, Millar nous gratifie de quelques punchlines efficaces même si là encore, on est habitué à ses répliques un poil provocatrices et régressives.

Franck Quitely, introduit idéalement le récit avec ce premier épisode parfaitement mené.

Du beau monde à chaque chapitre !

Niveau dessin, c’est un peu l’orgie.

Chaque chapitre est dessiné par un artiste différent et le moins que l’on puisse dire c’est que Millar sait s’entourer !

On retrouve donc la superstar française Olivier Coipel, sur un épisode se déroulant au Brésil (pays où réside l’artiste depuis des années). Comme toujours avec lui, c’est un régal pour les yeux de bout en bout.

L’écossais Frank Quitely, compagnon de longue date de Millar, est lui chargé de s’occuper du premier épisode introductif, avec son style inimitable et bien trop rare. Il sait comme personne donner vie aux idées de Millar avec son style plus européen et très détaillé.

Ensuite, on retrouve Karl Kerschl, artiste canadien dessinateur sur la série de fantasy ISOLA, pour un épisode centré sur l’ambassadeur d’Inde.

Puis, c’est au tour d’un autre canadien, Travais Charest, un artiste adulé fin 90/début 2000, mais qui avait disparu du comics depuis près de 20 ans. Il fait donc son retour dans le médium et livre des planches superbes.

L’épisode 5 autour de l’ambassadeur de l’Australie, est lui dessiné par Matteo Buffagni. Moins connu que le reste des noms présents sur l’album, l’artiste italien possède de solides qualités comme ses planches le démontrent.

Enfin, l’album se termine par le talentueux Matteo Scalera, un artiste italien lui aussi, ayant travaillé deux fois déjà sur des séries de Mark Millar et qui s’occupe de nous livrer le grand final du récit. On retrouve son style dynamique et fluide avec toujours autant de plaisir.

Cette abondance de talents est donc l’une des forces, si ce n’est la plus grande force de l’album, même si de petites erreurs se sont glissées parmi les artistes, comme par exemple la représentation de l’antagoniste qui varie un peu au fil des episodes (rien de bien méchant cela dit).

On retrouve également plusieurs coloristes chevronnés, comme Dave Stewart, venant parachever l’excellence graphique et visuelle de l’album.

Matteo Scalera prend en charge la conclusion de l'album avec une fois de plus, une prestation magistrale !

Mon avis sur The Ambassadors par Millar, Charest, Coipel, Scalera, Buffagni, Kerschl & Quitely aux éditions Panini Comic:

Au final, on ressort un peu déçu de cette lecture certes, on y retrouve le ton et les dialogues propres à Millar mais l’intrigue manque de peps et d’enjeux.

Quant au final, s’il est efficace, il se révèle également assez convenue et ouvre clairement la porte à une suite.

Bien sûr visuellement, c’est magnifique de bout en bout et avoir une telle concentration de talent est un plaisir pour les yeux.

Mais on en attendait un peu plus, car même si l’album est magnifique, le dessin ne suffit pas à passer outre les faiblesses et les facilités de l’intrigue.

À voir ce que Millar en fera avec un tome 2 (déjà plus ou moins dans les tuyaux), l’auteur étant capable de fulgurances géniales par moments.

A très vite

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Mat, la quarantaine passée, passionné de Comics/Manga/Bd, je chronique mes lectures à la fois sur 7bd.fr et sur Instagram.

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