vendredi 19 avril 2024

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L’effaceur Tome 1 : Clients et victimes, même satisfaction

L'effaceur Tome 1 - Clients et victimes, même satisfaction
Série : L’effaceur
Titre : tome 1 – Clients et victimes, même satisfaction
Dessin : Jenfèvre
Scénario : Hervé Richez
Editions : Vents d’Ouest
Année : 2003

Résumé du tome 1 de l’effaceur

Steel O. Reynolds a monté sa société « Eraser Limited » en Floride et en bon patron qui se respecte, la première chose qu’il fait, est de recruter sa secrétaire. (Premier gag)
Ce professionnel propose un catalogue bien fourni de contrats divers et variés, comme par exemple le « Last Will » ou bien le « Crescendo ».
Ses tarifs sont variables en fonction des contrats choisis évidement.
Quel est donc son métier ?

Et bien disons que ce monsieur sait très bien effacer, comme le nom de sa société le laisse entendre, non pas de l’encre, comme pourrait le laisser croire son nom et prénom, mais bel et bien des personnes…
Oui, Steel O.Reynolds est tueur à gages !

Ainsi donc, aidé par Victoria sa nouvelle secrétaire, il gèrera sa société et enchainera ses contrats avec plus ou moins de professionnalisme.

Clients et victimes, même satisfaction - Planche N°7

Mon avis sur la BD l’effaceur

Cette BD n’est pas à mettre entre toutes les mains, vu le sujet abordé, bien que toutes les idées ne soient que suggérées.
Rien n’est sombre ni gore.
L’ensemble est même plutôt joyeux (heureusement pour une BD humoristique…)
Ce livre est une succession de courts gags, comme bon nombre de BDs du genre.

Le dessin, les couleurs :

Le dessin est plutôt basique, dynamique, propre et totalement récréatif.
Le style, un brin réaliste et un brin humoristique, rappelle les BD franco-belge classiques (Spirou, Gaston Lagaffe, etc..).

Le dessin n’est pas trop touffu (sans excès de détails). Il est efficace et  va directement à l’essentiel.
Ceci est la preuve que celui-ci a été travaillé et réfléchi, et il colle très bien à l’esprit du thème abordé et des scenarii des « strips ».

Les couleurs sont gaies, criardes et vivantes. Les jeux de lumière et d’ombrage, et les effets, sont simples.  Ils vont encore une fois au principal et donnent envie de lire cette BD.
L’ensemble est chaleureux.

Clients et Victimes, même satisfaction - Planche N°11

Le scénario, le découpage :

Parlons plutôt de scenarii car l’ensemble de la BD est une succession de courts gags (sur 1 planche ou 2) plus ou moins liés les uns des autres.

L’humour noir est vraiment le plus grand atout de cette œuvre, mais mon petit regret est que les scenarii ne sont pas tous du même acabit hélas. Certains gags sont vraiment bien trouvés, mais d’autres ne vous esquisseront à peine qu’un simple sourire, si vous êtes bon public.
Ceci dit, la diversité des contrats proposés est particulièrement rigolote, avec mon contrat préféré : «  le crescendo », dont je vous laisserai le loisir de découvrir en lisant la BD.

J’ai beaucoup apprécié aussi les retours sur les gags précédents dans certaines planches, illustrant très bien le titre du tome de cette série  BD : « clients et victimes, même satisfaction ».
Je m’explique : la première planche présente l’assassinat de la victime, et quelques planches plus loin il y a un enchaînement  sur ce gag avec la vision du client…

Ce type de découpage me plait bien car il triture un peu les méninges pour raccrocher les wagons.
Par contre le découpage des planches elles-mêmes est encore une fois des plus basiques (3 à 4 bandes par planche divisées en 1 à 3 cases).

Cependant, l’ensemble des scenarii et des planches rendent bien et permettent de passer un bon moment de lecture, à condition d’aimer l’humour noir…

Pour finir, cette série BD amène une question essentielle toujours d’actualité : peut-on rire de tout et tout banaliser ?
Elle parle aussi de manière ouverte et cynique de l’un des fléaux de notre société : le commerce d’armes, d’assassinat, de guerre etc… bref le commerce de tout, sans presque aucunes limites et sans aucunes morales ni états d’âmes particuliers.

L'effaceur - Vents d'ouest

M’enfin !
Moi, cette BD m’a convaincue au point d’en acheter la série complète (5 tomes à ce jour)…

A+
Yann

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Yanndallex
Yanndallex
Je suis évidemment un passionné de BD depuis ma jeunesse. Un malheureux accident de vélo ma valu quelques jours d’hospitalisation. Ainsi ma famille, pour me faire passer le temps à l’hopital, m’offrit des exemplaires de la série des Tuniques Bleues. Cette série a été une révélation ! J’étais émerveillé de pouvoir lire des histoires humoristiques liées à des évènements dramatiques (la guerre de sécession, le racisme etc…). Je me régalais à suivre les aventures de mon personnage favori le caporal Blutch. Puis vint la pleine adolescence pour découvrir des séries plus sérieuses, ou toujours humoristiques, d’héroïque fantasy, SF ou policières (XIII, Thorgal, la quête de l’oiseau du temps, le grand pouvoir du Chninkel etc…). J’y ai découvert ainsi des styles graphiques plus travaillés, détaillés, réalistes, poétiques etc… une deuxième révélation pour m’ouvrir progressivement à la bd adulte. A ce jour j’aborde chaque nouvel ouvrage comme une surprise, une promesse d’une belle histoire, que l’on aime, ou que l’on n’aime pas. J’ai pris conscience au cours des années qu’une histoire illustrée de 48 pages, ou plus, n’était pas si facile à créer de manière scénaristique mais surtout graphiquement. Le talent n’est pas inné, et à chaque vignette, je contemple d’autant les années de travails des auteurs. J’admire les techniques graphiques (que je ne soupçonne parfois pas du tout), les choix de couleurs ou du noir et blanc, le travail sur les mises en lumière, la conception des mises en scène, le choix des plans, des effets, des perspectives, le découpage élaboré, les transitions des plans séquences etc… Bref mon œil s’est avisé, mais je n’en reste pas moins admiratif du travail réalisé et des sacrifices réalisés par chaque artiste pour offrir du plaisir à son lectorat, et cela même si l’histoire ne m’a pas forcément plu. J’aime aussi souvent à chercher d’où a pu venir l’idée de l’histoire, très souvent inspirée de fait divers, ou de l’histoire avec un grand H. Je suis aussi toujours émerveillé par la diversité des sujets traités par ce média. Cette disparité permet des livres souvent très intimes avec des témoignages poignants et durs, mais aussi de s’enrichir culturellement, s’ouvrir à des expériences inattendues, parfois loufoques et hilarantes, etc… Et elle nous promet encore de grande œuvres !!

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