mardi 16 août 2022

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Joueur du grenier T1 Ma folle Jeunesse !

Joueur du Grenier - Ma Folle Jeunesse - coubverture pour chronique 7BD
Série:
Le Joueur du Grenier

Titre:
T1 Ma Folle Jeunesse



Auteurs :
PirateSourcil (dessin et scénario) et Frédéric Molas (scénario)



Editeur :
Hugo & Cie



Année :
2015



Pages
: 48






Résumé :



JoueurDuGrenier
nous entraîne dans la folle jeunesse du joueur du grenier – moins
connu sous le nom de Frédéric Molas – à cette époque bénie où
il a découvert le jeu vidéo, une passion qui n’allait plus le
lâcher puisqu’il en fait même des émissions youtube aujourd’hui
L’occasion de découvrir ses déboires, sa mère, son sale caractère
et quelques amis d’enfance, Séb, Usul et d’autres joyeux lurons –
inspirés de ces mêmes youtubeurs reconnus aujourd’hui – pour une
salve de gags.









Mon
avis :



A
mon goût, du pour et du moins pour.



La
BD se présente sous la forme de gags d’une à deux planches. Des
gags qui se jouent à plusieurs niveaux. Un niveau simple d’humour de
situation, reposant sur des quiproquos et des incompréhensions, qui
étonne et fait rire à la première lecture mais fonctionne moins
bien à la seconde. Et un second niveau avec plus de non-sens et
d’absurde, en utilisant les anachronismes dans les dialogues et en
créant des héros qui, parfois, ont conscience de n’être que des
héros de papiers. Une farce qui fonctionne bien et qu’on peut
redécouvrir avec plaisir lors de relectures ultérieures.



Cet
humour absurde renvoie vraiment à l’univers que le Joueur du Grenier
a mis en place sur sa chaîne Youtube – enfin, c’est l’impression
que j’ai -. Une salve d’émissions où il démonte avec humour et
énervement – ou l’inverse – les rouages des jeux vidéos les plus
mauvais qu’il ait connus ! Et avec le temps, il a élargi son thème
de prédilection. Bref, une chaîne Youtube à suivre absolument, si
vous êtes friand du concept !



Allez
donc faire un tour sur son site .




Quant
à l’humour absurde, il marche d’autant mieux avec le concept de la
BD, le retour en arrière pour partager la jeunesse de « Petit
Grenier » ! En effet, à l’époque, la Game Boy vient de
sortir, le portable – téléphone, hein – est une vue (pas si
lointaine) de l’esprit, le jeu vidéo se résume presque à Tetris et
Space Invader et du coup, le contraste entre notre époque et cette
époque donne de savoureuse répliques à l’image de « C’est
pas de ma faute si les SMS existent pas encore » !






Les
gags défilent et nécessitent donc toute votre attention ! En plus,
la BD se termine sur un cliffhanger de folie, qui trouvera son
aboutissement dans le tome deux ! Rassurez-vous, à l’heure où
j’écris ces lignes et où blanchit la verte campagne, le tome quatre
va bientôt sortir. Donc, les plus impatients pourront déjà se ruer
sur le tome deux, voire enchaîner avec le trois et le quatre.






Notons
que les auteurs nous gratifient à la fin d’un carnet du lecteur où
ils consignent certains retours, questions et dessins des fans. Là,
je m’interroge : s’agit-il d’une auto-dérision des deux auteurs ou
d’un vrai panel de retours de lecteurs ? Faute de réponse à cette
question, je vais quand même donner mon ressenti. Le doute qui plane
repose sur les dessins envoyés par les fans, de styles variés, il
n’y a là-dessus pas de raison de douter et l’idée est très sympa,
pour le coup. Par contre, ce sont les commentaires enjoués,
dithyrambiques dans la lignée de « c’est une excellente idée
que vous avez eue ». Comme s’il fallait rassurer le lecteur sur
ce point. Je trouve cela dommage et c’est là que m’est venu l’idée
que c’était sans doute de l’auto-dérision plus que de
l’auto-congratulation.



L’humour
est encore là, dans les réponses des auteurs à certains de ces
commentaires mais c’est assez étrange.






De
même, certains gags sont assez prévisibles comme « le
Jacuzzi », alors que d’autres vous prennent totalement par
surprise, comme « Jurassic ». Un gros clin d’œil pour
le personnage de la Mère de « Petit Grenier » qui
maitrise l’art de la chute ! En plus, sa faculté à ne jamais
montrer son visage me rappelle mon petit Zéda… 






Pour
les dessins, C’est PirateSourcil qui s’y colle. Si vous ne connaissez
pas PirateSourcil, vous pouvez réparer cette erreur et aller faire
un tour sur son blog 

!




extrait Joueur du grenier T1 Ma Folle Jeunesse pour chronique 7BD
Un exemple de gag !



Dessin
cartoon assez simple en apparence, dans l’air du temps, pourrais-je
dire, en tout cas pour le style qu’il choisit pour cette BD. Pas de
grosse originalité, l’idée devant être de ne pas aller à
l’encontre de l’œil des lecteurs.



Ces
personnages sont assez expressifs, et si vous connaissez la flopée
de Youtubers qui traînent sur ces pages, vous serez souriant devant
leurs avatars de jeunesse imaginés par PirateSourcil.



Les
couleurs ont des teintes légères, presque pastels. Les décors sont
clairs, présents sans être envahissants, et le cadrage permet de
garder des gags lisibles, quelque soit les situations. On n’est
jamais perdu et du coup, on en reste d’autant plus dans la lecture et
le rire.



J’ai
beaucoup apprécié – j’ai même préféré – les gags avec une
chute purement visuelle. Malheureusement, je trouve parfois que
l’espace réservé à la chute en bas de page dans un dessin étouffé
et petit peut se révéler gênant pour la lecture.



Ce
qui m’amène à parler du découpage de cette BD. Bon, gag d’une à
deux pages, vous aviez saisi. Le découpage des planches est en deux
à cinq bandes de une à trois cases. Le dessin étant assez simple
et peu dense, même sur les pages chargées de quatre bandes, on peut
lire très facilement l’action et suivre le rythme du gag.



En
effet, PirateSourcil se sert de ce découpage pour prendre le temps
sur des planches découpées d’accélérer le rythme et de faire des
ellipses impressionnantes sur les gags de quelques cases, finissant
sur un grand dessin.



Ce
sont surtout les pages de cinq bandes qui, souvent, offrent ce dessin
tassé et petit de bas de page, dommage, car il constitue souvent une
chute visuelle drôle – je sais, je me répète – .



Le
gag aurait-il mieux rendu visuellement si les quatre bandes avaient
été plus tassées, laissant plus d’espace à la cinquième ou s’il
avait été dessiné en quatre bandes au lieu de cinq ? Je ne me
prononcerais pas là-dessus, ignorant quelles raisons ont poussé les
auteurs à faire ces choix.



Le
style de dessin simple – attention, quand je dis simple, ne lisez pas
facile, pour moi, il s’agit de deux choses différentes, il peut être
très difficile de faire simple – , fait en sorte que d’immenses
dessins pleine page ne sont pas forcément nécessaires pour donner
une puissance à la chute ou à l’action. Et PirateSourcil l’a bien
compris ! Il nous offre parfois quelques dessins demi-pages amplement
suffisant pour rire. Certaines cases s’étalent sur trois-quarts de
page mais offre à ce moment-là une lecture diagonale, par exemple
dans « Tortue », renforçant le gag.






Enfin,
voilà ce que je voulais vous dire sur cette BD. Le pour et le moins
pour. Je m’attendais peut-être à un style de dessin plus tranché,
vu l’humour du Joueur du Grenier. En tout cas, Si vous avez grandi
dans les mêmes années que le Petit Grenier, vous aurez sans doute
partagé les mêmes loisirs et il y a des références et des
situations que vous retrouverez avec plaisir dans cette BD qui ne se
veut que… simple loisir !









Zéda
rencontre « Petit Grenier » !






"ANTICIPATION POUSSEE" strip de Zéda pour chronique 7BD sur Joueur du Grenier T1






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