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Alice in Borderland Perfect Edition T.1, la BD d’un monde où jeu rime avec mort

Série : Alice in Borderland Perfect Edition
Titre : T.1
Auteurs : Haro Aso (scénario et dessin)
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Collection : –
Année : 2026
Pages : 336
Résumé de l’histoire d’un réveil difficile :
Alice Ryohei ne réussit pas en classe, alors que son frère remporte tous les honneurs, il voudrait un grand changement, une fin du monde pour prouver après son talent aux yeux de tous. Ses deux amis Chôta et Karube aiment bien cette idée. C’est alors qu’éclate un puissant feu d’artifice, après lequel rien ne sera plus jamais comme avant…
Le scénario d’une série de jeux mortels :
Alice et ses amis se confrontent à un monde étrange, où les lois semblent différentes. Ils se retrouvent à devoir jouer pour gagner quelques jours de survie. Les perdants sont exécutés. Qui est derrière tout cela ? Aucune piste… On suit le trio qui se serre les coudes et rencontre une quatrième personne qui leur donne quelques indices. Mais pourquoi ? Quelle raison à tout cela ? Pour l’instant, seule la survie est à l’ordre du jour.
Ce monde intrigant, on le découvre avec les personnages. Nous en savons autant qu’eux, c’est-à-dire, rien ou pas grand-chose. Et nous apprenons des informations au fur et à mesure qu’ils les comprennent. L’intrigue alterne les moments de tension et des pause entre deux parties mortelles, permettant aux personnages et au lecteur de reprendre son souffle.
A la fin de ce premier tome, on n’en sait un peu plus, mais énormément de questions restent en suspens. Ce qui contribue à nous donner envie de lire la suite, car nos cerveaux mettent en place une trame de ce qui pourrait arriver et tendent à vouloir découvrir la suite. Pour l’instant, les jeux impliquent pour réussir une certaine solidarité. Ce qui est à l’opposé du monde de plus en plus individualiste d’où viennent les trois héros. Mais rien n’indique que cela puisse durer.
Et bien sûr, le héros principal s’appelant Alice, il y a une référence à l’oeuvre de Lewis Carroll « Alice au Pays des Merveilles ». Que l’on retrouve dans le titre, où Borderland remplace Wonderland et dans le déroulé de l’histoire. Les sanctions du premier jeu sont bien pensées, mais la réaction des personnages est un peu étonnantes, leur lenteur avant de réagir et se mettre à l’abri peut surprendre. Même si La peur en paralyse certains.

Le dessin mêlé de photos :
Encrage fin, trames de gris, personnages stylisés grands yeux et petite bouche. On retrouve le cocktail habituel du manga grand public. Mais Haro Aso ajoute une touche originale à son graphisme. Il intègre des photos retraitées, mais des photos de lieux, de décors tandis qu’à d’autres moments il dessine le cadre où évoluent les personnages. Ces photos donnent un aspect particulier à la BD qui tranche avec la production habituelle.
Haro Aso fait aussi le choix d’une composition de planche classique, sans jamais exploser le cadre avec des planches biseautées ou fracturées. Même en pleine action, il garde ce découpage tout en choisissant des compositions qui accentuent l’action. Bien sûr, les lignes d’action et de vitesse sont toujours là et contribuent grandement à dynamiser encore plus les poursuites. Haro Aso sait aussi exagérer les traits des personnages dans les moments comiques, comme Shota qui fond en larmes de bonheur. Car malgré la tension, il y a un peu d’humour pour compenser les moments tragiques.
Conclusion d’une BD qui accroche :
Le récit démarre lentement mais on se retrouve ensuite happé par les questions au fur et à mesure que l’on entre dans l’intrigue. L’action et l’humour bien présents contribuent à ous maintenir dans la course à la survie.
Zéda croise Alice.







