mercredi 17 août 2022

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Brassens en BD, 1952-1955, collectif

Couverture Brassens en BD Vents d'Ouest
Titre:
Brassens 1952-1955

Editeur :
Vents d’Ouest

Auteurs :
Georges Brassens et Bordes, Blanc-Dumont, Dethorey, Dany, Ferrandez,
Leclaire, Danard-Pierre, Gibrat, Lax, Vink, Corriger, Coquelet, Solé,
Guilmar

Année :
1989





Résumé :

Sur
quatre années, 1952 à 1955, quatorze chansons de Brassens mises en
BD par quatorze artistes. Des classiques et des chansons moins
connues. Dans le désordre, le Gorille, Les Amoureux des bancs
publics, Chanson pour l’Auvergnat, la Mauvaise Réputation, le Vent,
La légende de la Nonne (poème de hugo), Les sabots d’Hélène, Le
mauvais sujet repenti, Marinette, Auprès de mon arbre, Je me suis
fait tout petit, Hécatombe, P… de toi, Brave Margot.

Quant
au dessinateurs, tout comme les chansons, des connus et des moins
connus (je parle de ceux que je connaissais et de ceux que j’ai
découvert, pas de raccourcis hasardeux).





Mon
avis :

Quatorze
chansons, donc. Quand on parle de chansons de Brassens, on peut dire
quatorze histoires. Quatorze histoires juste racontées ou bien
enrichies, réinterprétées par ces quatorze dessinateurs.

La
force et la faiblesse de ce recueil est ce vaste choix de traitement
qui va enchanter certains ou décevoir d’autres, à mon humble avis.

Je
ne peux dire que j’ai tout aimé, j’en ai préféré certaines et
n’ai rien ressenti devant d’autres. Je pense que selon sa
sensibilité, vous serez ému par une qui ne touchera pas du tout
votre voisin – à moins bien sûr que vous n’ayez des affinités
culturelles et émotionnelles avec votre voisin mais tout ceci ne
nous regarde pas et aurait même tendance à nous éloigner du sujet
-. Il est donc difficile de rester objectif et de comparer entre
elles ces interprétations qui ne sont pas comparables, car
l’interprétation même a été faite de différente manière.
Certaines BD reprennent mot pour mot le texte, d’autres ne présentent
aucun écrit. Certaines illustrent la chanson, d’autres s’en
inspirent pour raconter une autre histoire, d’autres encore la
dessinent librement.

En
tout cas, pour bien saisir le pont entre ces nouvelles et ces
chansons, vous serez obligé de relire les textes de Brassens qui,
heureusement, sont inclus dans la BD. C’est une bonne nouvelle,
l’occasion de redécouvrir l’écriture hilarante ou douce, poétique
ou carnassière, et dans tous les cas très précise de Brassens.

A
titre personnel, de toutes les chansons de ce recueil, j’ai un faible
et une préférence incontestable pour Auprès de mon arbre.
Paradoxalement, seule mélodie qui me reste en tête, avec celle de
la Chanson pour l’auvergnat.


Et
pour les interprétations, dur de se prononcer. Solé m’a fait rire
par sa chute sur « Marinette » et Vink par son approche
si poétique et sa réappropriation du thème de la chanson « le
Vent ». Mais il y a d’autres petits trésors dans cette BD.

Et
surtout, il y a plein de dessinateurs que je ne connaissais pas à
l’époque et dont j’ai découvert avec plaisir le style graphique !
Comme Dethorey, Gibrat ou encore Corriger.



Et
puisqu’on en arrive au dessin, et bien parlons graphisme les copains
! Quatorze artistes aux styles résolument variés. Et c’est une
autre excellente idée de ce recueil, pas de style passe-partout.
Chacun a ses forces et ses faiblesses – ou pas de faiblesse du tout
d’ailleurs – mais tous se diffèrent les uns des autres. Impossible
pour moi de confondre aucun de ces quatorze artistes. Je ne suis pas
client de chacun mais le choix de ce collectif fonctionne vraiment
dans le sens de quatorze styles qui ressortent et qui se
réapproprient à leur manière l’œuvre du vieux Georges.

Je
ne passerai pas en revue ces quatorze styles – comment ça, c’est
ce que vous attendiez – je vous recommande plutôt d’aller
découvrir ses auteurs dans leurs autres travaux.



Et
pour les nostalgiques, Alphonse Boudard se fend d’une petite intro
qui nous rappelle que Georges n’est plus là. On touche presqu’au
bonheur, me direz-vous. Et bien non, car l’idéal absolu aurait été
d’avoir un petit CD avec la BD afin de réentendre ces chansons.
Voire même de tenter l’expérience d’écouter chaque chanson en
lisant l’interprétation du dessinateur.

Mais
personne n’est parfait, alors profitons de cette rencontre incroyable
entre texte des années cinquante et dessins des années quatre-vingt
pour se faire plaisir et découvrir ou se rappeler, que sais-je, un
auteur, un artiste, une chanson, un dessin…



Pour
info, il y eut un autre tome se promenant dans les années 1956-1962
qui parut un an après – comprendre en 1990 donc – et Vents
d’Ouest alla même jusqu’à sortir l’intégrale de ces deux tomes !



Une
BD à lire auprès de votre arbre. Rappelez-vous, celui au pied
duquel vous viviez heureux !
 
Zéda sort sa guitare pour se frotter à un classique de Brassens !


"GARE AUX OUIES" Strip de Zéda pour l'article 7BD sur Brassens en BD



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