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lundi 1 février 2016

Les couacs du 43ème FIBD d'Angoulême

Comme tout événement, ce 43ème festival international de la bande dessinée (FIBD) d'Angoulême a eu un début et une fin. Et dans les deux cas, tout aura commencé et se sera terminé par une polémique.
Les couacs du 43ème FIBD d'Angoulême - 2016

Où sont les femmes...?

Avant même que le festival ne soit ouvert, la liste des nominés au Grand Prix du festival a fait des vagues. En effet cette liste ne comprenait que des auteurs masculins. Il n'en fallait pas plus aux femmes pour monter au créneau et revendiquer la légitimité des certaines auteures.

Suite à un communiqué de presse, les organisateurs nous disent que:
"LE FESTIVAL  D’ANGOULÊME AIME LES FEMMES… MAIS NE PEUT PAS REFAIRE L’HISTOIRE (de la bande dessinée)".
En effet le Grand Prix récompense l'ensemble de l'oeuvre des auteurs nominés, la plupart ayant d'ailleurs un certain âge, une longue carrière et un grand nombre de titres parus au cours de celle-ci.
Mais il est vrai que l'arrivée des femmes dans la bande dessinée est plutôt récente (nous le verrons dans le compte rendu des états généraux de la BD) et que peu peuvent se targuer d'une belle et longue bibliographie.

Sur ce, les votes sont ouverts et les votant peuvent donner le nom qu'ils souhaitent, hors liste, incluant des auteures.

Finalement trois noms sortent du chapeau, deux hommes: Hermann et Alan Moore , et une femme: Claire Wendling.
Mais voilà, qu'une autre polémique arrive. D'un côté, la légitimité de Claire Wendling est remise en cause car elle est plus illustratrice qu'auteure BD. Elle a en effet peu de titres à son actif. Or le Grand Prix, comme on l'a dit plus haut, doit récompenser l'ensembe de l'oeuvre de l'artiste, mais nous parlons bien de bande-dessinée.
D'un autre côté Hermann et Moore ont une oeuvre longue comme le bras, mais ils ont aussi leur caractère.
Si bien qu'il n'est même pas sûr que le lauréat accepte son prix...

Mais tout est bien qui finit bien, après la remise en cause de la place des femmes dans la BD qui aura eu le mérite de remettre les choses en place, Hermann qui a remporté le Grand Prix cette année, l'a finalement accepté.... ouf!

Hermann - Grand Prix du 43ème FIBD d'Angoulême
Hermann Grand Prix du festival d'Angoulême 2016 
© 9E ART+, ORGANISATEUR DU FESTIVAL DE LA BANDE DESSINÉE D'ANGOULÊME 9EART+ 

Le temps du festival...

Le temps du festival est alors arrivé.
Différents problèmes d'organisations ont été soulevés. Parfois cela ne tient pas à grand chose et pourrait être facilement amélioré.
J'ai moi même été confronté à certains de ces problèmes.
Par exemple, les files d'attente pour les dédicaces ou les conférences pourraient être marquées, avec des barrières ou des rubans. Cela permettrait de donner aux festivaliers les sens des files, et d'éviter les amas de visiteurs et "l'effet foule".

Un autre reproche que j'ai entendu concerne les navettes. En effet, le festival à mis en place des navettes permettant de naviguer entre les différents sites, ce qui est une très bonne initiative. Toutefois, quasiment à chaque fois, des personnes devaient attendre la navette suivante car celle qui venait d'arriver était déjà pleine et en surcharge... et rien ne disait que la navette suivante ne serait pas déjà remplie elle aussi. Il aurait probablement fallu des fréquences un peu plus élevées. Mais surtout, les horaires des navettes étaient calés sur ceux du festival. Pas de navette un peu plus tôt, ni plus tard. Or il aurait été judicieux que les premiers départs se fassent 30 minutes ou une heure plus tôt, permettant aux visiteurs d'arriver à la billetterie avant l'ouverture et peut être de prendre un café avant de se lancer. Le reproche est le même le soir. La plupart des gens prolongent le festival en allant au restaurant, en ville. Or après 19h ou 20h (selon le jour), il n'y avait plus de bus. Une petite navette faisant le trajet entre le bas et le haut de la ville pourrait être mise ne place.

Mais tout cela ne gâche pas le plaisir d'aller à la rencontre des auteurs, d'assister aux conférences et divers événements mis en place.

Un canular de mauvais goût pour la cérémonie de clôture du FIBD 2016

Une fin à la hauteur de ses débuts...

Et pour terminer cette 43ème édition, une dernière polémique avec la remise des prix du FIBD.
Les autres années, cette cérémonie de clôture était jugée trop ennuyeuse. Qu'à cela ne tienne, les organisateurs ont décidé de faire appel à un maître de cérémonie, Richard Gaitet, accompagné d'un metteur en scène, et de faire de l'humour. Pour cela, ils ont "inventé" de faux fauve. Seulement voilà, au lieu d'inventer aussi de fausses œuvres et de faux titres, ils ont nommé les vrais titres et auteurs qui étaient en lice pour le prix.
Quoi de plus normal pour ceux-ci de penser avoir remporté un fauve?!
Cela aura duré un peu moins de dix minutes jusqu'à cette phrase:
"Bravo Richard pour cette blague sur les faux fauves et la taille du Grand Prix, on a beaucoup ri, mais maintenant, il faut y aller."
Tout ceci n'était qu'un canular!
Les titres cités n'avaient pas gagné, mais personne, ni les éditeurs, ni les auteurs concernés n'avaient étaient prévenus. Quelle déconvenue alors pour ceux-ci... surtout quand finalement le prix va a leurs concurrents. Et quelle humiliation quelque part, de se dire peut être, que si on a été nommé dans ce canular, cela signifie que les organisateurs estiment qu'on ne mérite pas, ou qu'on n'est pas à la hauteur pour remporter le fauve...

Communiqué de presse et Mea Culpa des organisateurs du FIBD suite au canular
Quoi qu'il en soit, un nouveau communiqué de presse a été édité et une lettre d'excuses a été rédigée et publiée ce matin sur le site du journal "Le Monde."

Communiqué de presse: http://www.bdangouleme.com/987,precisions-sur-la-ceremonie-de-remise-des-prix

"Mea Culpa" sur le site Le Monde: http://www.lemonde.fr/bande-dessinee/article/2016/01/31/festival-de-bd-d-angouleme-le-mea-culpa-de-l-auteur-du-canular_4856851_4420272.html

Espérons que tous ces couacs et ces polémiques serviront à améliorer la prochaine édition de ce festival hors-norme.

En attendant, sur 7BD, nous allons vous présenter tout ce que nous avons pu voir et tous les bons côtés du FIBD (ils sont nombreux), que certains ont déjà pu suivre, en partie, en direct, sur notre page Facebook durant le festival.
Le programme est tellement riche que nous avons dû faire des choix, nous ne serons donc pas exhaustifs.

Juju Gribouille.

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