jeudi 11 août 2022

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Silver Surfer: Les Prédateurs

couverture Silver Surfer Prédateurs par Stan Lee et Keith Pollard chez Semic
Série : top BD



Titre:
Silver Surfer: Les Prédateurs 

Auteurs
: Stan Lee et Keith Pollard



Editeur :
Semic



Année :
1990









Résumé :



Le
surfer d’argent, au lieu d’arpenter la galaxie sur son surf, est pris
de violents cauchemars qui viennent à bout de son flegme légendaire.
Il s’échoue sur terre et c’est Red Richards lui-même (si, Monsieur
Fantastique) qui lui traduit ses craintes nocturnes: sa belle,
Shalla-Bal, est en danger et l’appelle du fond de la galaxie. Notre
héros ne fait ni une ni deux et s’engouffre dans l’espace spatial
pour sauver son amour. Il ne sait pas encore qu’il va se heurter à
une des menaces les plus dangereuses qu’il ait jamais rencontrées –
ou presque – : Mrrungo-Mu, le seigneur des esclaves. Tout un
programme !









Mon
avis :



Une
curieuse aventure du Surfer ! Quand je l’ai relu, mon premier choc a
été le nom du vilain : Mrrungo-Mu. Ca ne s’invente pas. Enfin, si,
justement. Le « seigneur des esclaves ». Ouaouh ! Avec un
nom pareil, personnellement, je ne ferai pas le fier. Il est rare le
dictateur qui n’est pas seigneur de ses esclaves. Mrrungo-Mu est
peut-être super puissant mais il devrait virer sur l’heure – ou
pire – son responsable communication.



Enfin
bon, ceci n’est que la partie émergée de l’iceberg. Si l’histoire
démarre fort avec ces terribles cauchemars et cette vertigineuse
chute sur la terre de notre surfer favori, elle prend une curieuse
direction avec l’entrée en scène de Mrruongu, non, Mrrougo, non
enfin, avec l’entrée en scène du méchant, quoi.



Ce
vilain peu crédible et tout-puissant repère la terre grâce à la
sonde Voyager III – une autre bonne idée de cette BD – et
capture tous les super-héros pour pouvoir prendre la planète. Comme
il est un brin prétentieux – pour garder son patronyme et le répéter
fièrement toute les cinq minutes, il faut quand même avoir de
sacrées chevilles – il défie tous les héros de notre enfance
et… les bat à plates coutures, les réduit en esclavage et hop, on
enchaîne avec l’arrivée du surfer qui cherche sa douce Shalla-bal.
Tout ceci est un chouïa trop rapide. On a du mal à le digérer.
Cete scène me donne l’impression qu’il fallait trouver un moyen de
montrer la puissance de l’incroyable Mrraan, non, Mrrrhihan, bon, je
laisse tomber, la puissance de la crapule.



Et
l’histoire avance ainsi, entre belles idées, comme celle de cet
humain si naïf – tellement naïf qu’il faudrait le faire
redescendre sur terre, ah, il y est déjà – qui deviendra un allié
inattendu du surfer d’une manière toute aussi inattendue, et
mauvaise idée, comme ce méchant de pacotille, qui est quand même
l’antagoniste central de tout l’album.



Pour
le coup, j’ai trouvé cette histoire un peu décevante, malgré les
éclairs de génie de Stan Lee.



On
sait que l’univers de Marvel repose sur un équilibre entre grandes
puissances cosmiques symbolisées par des entités comme Galactus. Il
est toujours surprenant qu’un nouveau méchant de cette envergure
débarque de nulle part sans que ça secoue un peu plus la galaxie.
Même si elle est infiniment grande !



Quant
au surfer, il ne rencontre pas trop d’obstacles dans cette quête. On
ne s’inquiète pas pour lui et le récit manque son but: nous faire
frissonner au travers de ces grandes étendues spatiales que parcourt
notre héros sur son fidèle surf.



Je
reconnais qu’un personnage puissant comme le surfer peut être assez
difficile à mettre en scène dans une histoire courte mais là,
quand même, Stan Lee aurait pu mieux faire. Je me suis demandé si
ce n’était pas un récit de jeunesse qu’il aurait ressorti d’un
tiroir pour le réaliser… Le mystère reste entier aussi entier que
l’happy end qui renvoie cette BD aux comics des années soixante. Car
le problème est là, sorti en 1990, on a l’impression que l’histoire
aurait pu se dérouler dans les fifties sans problème tant elle
reste simple et – je le dis à regret – un peu plate. 

 





Aux
pinceaux, Keith Pollard rattrape les dégâts de l’histoire bancale.
Les personnage réalistes sont une pure réussite. Les poses du
surfer, les corps langoureux des femmes, les bêtes se dressant ici
et là hors de leurs cages, tout fonctionne bien. Les émotions,
parfois légèrement exagérées, sont très bien réalisées
compensant parfois des dialogues un peu ampoulés. Même en sachant
que le surfer et ses acolytes galactiques s’expriment souvent dans un
français raffiné et soutenu, pour d’autres personnages, cela
fonctionne moins. Les décors spatiaux sont magnifiques, même si le
côté technologique de l’intérieur des vaisseaux et autres bases
spatiales laissent un peu à désirer selon moi.



Les
couleurs sont sympathiques et les éclairages et reflets des lumières
dans les batailles spatiales attirent l’oeil.



Le
cadrage est recherché, passant son temps à briser un peu les codes
dans l’agencement des cases. Si ces dernières sont parfois petites,
elles laissent quand même assez de place à l’espace infini traversé
par notre héros !



Certaines
pages remplacent même le fond blanc derrière les cases par un fond
spatial où brillent quelques étoiles dans le noir sidéral. Une
belle trouvaille. Et je trouve que la fin de la dernière bataille
nous fait vraiment ressentir le déploiement d’énergies cosmiques
que se balancent les deux adversaires à coup de mandales
galactiques.






Cette
histoire n’est sans doute pas LE récit clé à lire pour découvrir
le monde du Surfer d’argent, si il passe entre vos mains, vous
pourrez le découvrir par curiosité pour redécouvrir comment on
racontait une histoire intersidérale dans les années soixante. Même
si elle date de 1990…




Zéda et le Silver Surfer en pleine errance galactique…

Zéda et le surfer d'argent VASTE ESPACE, strip pour l'article 7BD du Mois




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