mercredi 15 avril 2026

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Les BD qui nous ont marquées à vie : souvenirs d’enfance de l’équipe 7BD.fr

On se souvient tous de ce moment précis. Ce n’est pas forcément la toute première BD posée entre nos mains, mais celle qui a tout déclenché. Ce fameux album, un peu corné, qui nous a fait basculer dans le monde merveilleux du neuvième art.

Pour ce nouvel article collaboratif, proposé par Alex, l’équipe du blog 7BD.fr a décidé de remonter le temps. Nous avons eu envie de partager avec toi ces lectures d’enfance qui nous ont marqués au fer rouge. C’est cette lecture fondatrice qui nous a donné envie d’en découvrir des centaines; que dis-je?: des milliers d’autres et a engendré cette passion qui nous anime aujourd’hui pour décrypter l’actualité de la bande dessinée.

Au programme de ce voyage nostalgique, nous allons explorer des univers aussi variés que les aventures de Tintin (Le Secret de la Licorne), la fougue de Dragon Ball, l’onirisme de Pixie, ou encore l’esthétique unique des œuvres d’Enki Bilal et de Saint Seiya TLC, en passant par les mutants les plus célèbres des comics. Entre mangas cultes, comics boostés aux superpouvoirs et classiques du franco-belge, voici les récits qui ont forgé notre regard de lecteur.

On a tous une Madeleine de Proust en bulles…

Katia a eu son premier coup de foudre ⚡

Ma BD d’enfance, n’est pas réellement une BD, mais une revue. Après ma naissance, le 31 décembre 1969, mon père a décidé de m’abonner au journal de Mickey.

Puis ce sera suivi par la revue des Castors Juniors. J’ai eu aussi un certain nombre de hors-séries de Mickey Parade. Bref, j’étais cantonnée à Pluto, Donald, Daisy, Mickey… Quelques Astérix et Tintin ont dû traîner aussi à la maison.

J’aimais bien, je trouvais ça rigolo.

Mais le moment où je suis vraiment tombée en amour avec la bande dessinée, c’est vers mes 17 ans, en rencontrant l’œuvre de Enki Bilal. J’ai commencé par Partie de chasse et Les phalanges de l’Ordre noir, puis j’ai tout lu.

Moins rigolo mais tellement passionnant.
Changement de style radical, coup de foudre absolu !

La collection privée spéciale Enki Bilal de Katia
La collection privée de Katia & sa lithographie signée Enki Bilal

Phil voyait des animaux étranges : une souris qui voyage dans le temps, un chien qui vole et une licorne…🦄

Si je dois remonter à mes premières BD, je vais forcément arriver au Journal de Mickey. Avec deux ou trois beaux souvenirs : le premier étant « Mickey à travers les Siècles ». Mickey se mesurait à une intrigue de cour au Moyen-Âge, il révélait un secret et boum! Coup sur la tête, le voilà parti dans la Préhistoire. Quelques combats avec des tigres à dents de sabre et boum ! Au XIXe siècle pour le développement du chemin de fer.
C’était une page par semaine à suivre et c’était génial. Un autre très bon souvenir, c’est Dingo, ce perso un peu bêbête, qui mangeait des super-cacahouètes et bzim il devenait Super-Dingo, il volait et était super-fort. Mon premier super-héros à une époque où je ne connaissais ni Spider-man, ni les autres (Fantask n’avait même pas encore fait découvrir les Fantastic Four en France…) 

Mais l’enfance est longue et quelques années plus tard, mes premières vraies BD, cartonnées et tout, c’était les Aventures de Tintin ! Des albums super-chers que je ne pouvais avoir qu’à Noël ou à mon anniversaire. Mon tout premier devait être L’Étoile Mystérieuse, avec son illuminé qui parcourait les rues en chemise de nuit en rythmant de son gong ses cris de « La fin du monde est proche » sur fond de champignons explosifs. Inoubliable. 

Ou bien c’était L’Ile Noire et le pauvre Ranko qui tombe de l’escalier. Vilain Müller

Mais les deux qui m’ont VRAIMENT marqué, c’est Les Sept Boules de Cristal, avec la scène hallucinante et terrifiante du cauchemar des scientifiques en léthargie, tous le même !…. Mais c’est Marion qui se charge de ce tome plus bas. 

Tintin et le secret de la licorne, la BD d'enfance de Philippe

Reste pour moi Le Secret de la Licorne. Pur génie. Je ne sais pas combien de fois je l’ai lu. Avec les frères Loiseau, pickpockets, qui accumulent les portefeuilles… Surtout ceux des frères Dupondt qui se vantent à chaque fois d’avoir inventé un système anti pickpocket infaillible pour se faire piquer leur larfeuille dans la foulée. Hilarant. Mais bien sûr, ce qui charmait mon cœur d’enfant, c’est la recherche du trésor, l’enquête rigoureuse de Tintin et cette pirouette finale, qui le verra trouver la réponse au fond de la cave de Moulinsart ! Du grand art. Et n’oublions pas le message indéchiffrable… Mais c’est de la Lumière que jaillira la Lumière ! Iconique ! parfait !

Mince, j’ai envie de les relire…

Jade s’est mise à l’astrologie ♍

Grâce à la série animé Saint Seiya The Lost Canvas, les Chevaliers du Zodiaque a été le titre qui m’a fait tomber dans les mangas au format papier, en 2022. S’en est suivi une passion toujours présente aujourd’hui, où Saint Seiya restera toujours une série chère à mon cœur. Les valeurs du nekketsu telles que l’amitié, la volonté et la persévérance ont tout de suite su me toucher, tout comme le style graphique très dynamique de Shirori Teshirogi.

Avant cette découverte, je n’avais regardé que quelques animés inspirés de mangas, et lu quelques BD telles que Picsou, dans le magazine « Le Journal de Mickey » sans que cela ne devienne une véritable passion.

C’est avec l’univers de Saint Seiya que je suis véritablement tombée dans l’univers du manga, et que je continue toujours de découvrir. J’ai continué sur ma lancée en découvrant d’autres spin-off du riche univers de Masami Kurumada, avant de découvrir d’autres shonen, puis des shojo…

Marion victime d’une malédiction Inca 🔮

D’aussi loin que je me souvienne, les livres ont fait partie intégrante de ma vie. Ma mère nous a biberonnés à l’histoire du soir et les livres ont toujours été à notre disposition. C’est assez naturellement qu’à l’âge où je suis rentrée dans la lecture en autonomie, les bandes dessinées sont apparues dans mon giron.

Je dois avouer que « Le Petit Spirou » était la série dont j’attendais avec le plus d’enthousiasme la suite. Cependant, ce n’est pas celle qui m’a marquée au fer rouge dans mon enfance !

Chez mon Papi, il y a avait beaucoup de livres, des gros, des moins gros mais surtout très peu d’images… Hormis sa collection « Rombaldi » des Tintin. Collection que j’ai écumée à chacune de mes visites. Et un titre, plus que les autres, me terrifiait autant qu’il me fascinait… Il s’agit bien évidemment de « Tintin et les 7 boules de Cristal« , le visage de Rascar Capac m’a hantée des nuits entières et pourtant c’est l’album que j’ai le plus relu de ma vie. Les émotions qu’il m’a suscitées ont façonné la lectrice que je suis devenue. Celle qui recherche inlassablement l’aventure, la fascination, les émotions fortes et l’amitié envers et contre tout.

La BD d'enfance de Marion est une aventure de Tintin : Les 7 boules de cristal

Aujourd’hui, mon Papi n’est plus et c’est moi qui ai hérité de cette collection adorée et ce sont mes enfants qui vibrent au gré des aventures de Tintin entre ses pages que j’ai tant tournées.
La boucle est pérenne et la passion transmise.
« Merci mon Papido. »

Alex voyage dans le multivers 🌌

Pour cet article sur la BD de mon enfance, je vais vous parler d’une série en quatre tomes qui raconte comment Pixie, un voleur aux oreilles pointues et un jeune prince voyagent à travers différents mondes parallèles.

Cette série fait partie de cette époque où l’on a vu fleurir un bon nombre de BD françaises avec un style de dessin nippon. En témoigne l’une des plus connues, la Rose écarlate de Patricia Lyfoung.

J’ai beaucoup aimé cette série qui m’a fait m’intéresser au manga. Un univers onirique et enchanteur avec un visuel pimpant. Le style manga se voit dans la mise en scène, comme dans le cadrage. Mais ce qui m’a le plus frappé, ce sont les couleurs et le travail de la lumière.

J’ai aussi aimé suivre les personnages, que ce soit le prince Aël, la guerrière Elvynn ou le voleur Pixie. Bien que ce dernier soit un gredin et fainéant, il a quelques moments de bravoure qui font plaisir à voir. Et malgré des lourds secrets et révélations ennuyeux à lire, le récit nous fait balader à travers différents mondes uniques. À tel point que dès la fin du deuxième tome, j’avais très envie de lire la suite.

Un récit qui saura vous charmer.

Mat’ plonge dans ses cartons de souvenirs d’enfance 📦

Quand il s’agit de réfléchir au titre qui m’a profondément marqué et a déclenché ma passion pour la bande dessinée, ma première pensée me ramène directement à l’adolescence et à Dragon Ball, un titre qui fut une bascule y compris dans ma future vie professionnelle.

Mais le titre étant déjà pris par notre vénérable sensei, Juju Gribouille (voir plus bas), j’ai commencé à réfléchir à ce que furent les prémices de cette passion dévorante pour la bande dessinée.

Et rapidement cela devient évident, il s’agit de ma rencontre avec le comics et notamment Marvel, au travers des magazines édités en kiosque que mes parents m’achetaient gamin. Des titres comme Strange, Titans etc… Oui mais quel titre en particulier ? Quel fut le tout premier ? Après quelques recherches sur le net, je reconnais la couverture du Strange 188, sorti en 1985 et qui doit encore trainer dans des cartons chez ma mère, quelque part avec des dizaines de numéros suivants.

Puis en bon fan des X-Men, je me rappelle avoir eu un grand nombre de Special Strange, le mag des X-men, et retrouver le tout premier que j’ai eu, à savoir le N°37 sorti l’année précédente en 1984.

Ca y est j’ai le titre qui a tout changé, celui qui fut au début de mon parcours de lecteur.

Et puis au détour d’une discussion sur ces mêmes cartons de vieux comics, ma mère évoque ma fascination tout petit déjà pour les BDs de mon père… Oui mon père est un fan d’Astérix et Obélix et achetait chaque nouveau tome dès leur parution. D’innombrables souvenirs me reviennent, assis par terre à parcourir ces histoires de gaulois dont je n’étais pas encore capable à l’époque de lire leurs aventures. Difficile de choisir parmi ces nombreux récits, il y en a beaucoup qui me sont chers mais si je devais en nommer un je dirais Astérix et les Normands.

Astérix et les Normands aussi a séduit Mathieu

Voilà, ce petit travail d’introspection m’aura au moins permit de me rappeler d’où venaient ces différentes influences qui font toujours partie de mes lectures régulières qu’il s’agisse de franco-belge, comics et manga.

David nous propose une rando à la montagne ⛰️

Une BD marquante ?

Je pense au premier tome du Génie des Alpages. Effectivement, enfant, j’ai lu Tintin, Astérix, Lucky Luke, et j’y ai pris beaucoup de plaisir, mais la révolution est arrivée avec un dessinateur au patronyme étrange, F’murrr, et le premier tome du Génie des Alpages.

La montagne, des brebis, un bélier, un chien de berger, et un berger. Rien que du banal. Mais ces brebis qui parlent et n’arrêtent pas de faire n’importe quoi, ce chien qui construit des automates, ce bélier qui médite sur sa condition et celle du monde, et ce berger stoïque m’ont fait découvrir un humour absurde qui me restera à jamais.

Le génie des Alpages et l'oeuvre de F'Murr ont marqué la vie de lecteur BD de David

J’ai suivi avec les années les autres bande dessinées de F’murrr et son décès, même s’il s’était un peu retiré de la BD, m’a marqué. C’était une page qui se tournait. Si je crois aujourd’hui qu’absurde et poésie peuvent se mêler avec réussite, je le dois aux BD de F’murrr et à ce Génie des Alpages, dont j’ai saisi les subtilités avec les années, au fur et à mesure des relectures. Et aujourd’hui encore, je sais qu’il me reste bien des sens (tous uniques en soi) à découvrir avec cette série.

Un grand merci à F’murrr pour avoir créé cette série et d’autres BD aussi étonnantes comme « Jehanne au pied du mur » qui raconte la rencontre entre Jehanne d’Arc, un extra-terrestre et Attila !

Juju invoque un animal mythique et fantastique 🐉

Si je devais parler de la première BD de mon enfance, ce serait probablement les aventures de Mickey et ses amis dans le Journal de Mickey ou le Picsou magazine. Mais les personnages de Walt Disney ont plutôt forgé mon amour pour le dessin: ma première passion, dès le plus jeune âge (d’où mon pseudo).

Il y avait aussi les bandes dessinées de Tintin ou Astérix que je pouvais lire chez mon oncle et ma tante, ou quelques Lucky Luke de mon père. Là encore, si j’aimais beaucoup lire ces BD, ce n’était pas encore une révélation.

Mais la graine était plantée…

Alors, quelle BD m’a donné le goût des cases et des bulles ?!
Il s’agit d’un manga mythique.

Si tu ne le sais pas encore, je suis de la génération Club Do’. J’ai grandi avec les dessins animés japonais et parmi eux, celui que je lirai quelques années plus tard, à l’adolescence: Dragon Ball. D’ailleurs mon tout premier pseudo aux débuts d’internet venait du Dragon Shenron.

J’ai commencé à lire les aventures de Goku et ses amis dans la toute première édition française dans les années 90. Il s’agissait d’une édition mensuelle qui sortait en kiosque. Autant vous dire qu’il fallait être patient car c’était des demi-tomes. Mais quel plaisir chaque mois d’aller chez mon marchand de journaux pour enfin pouvoir lire la suite!

Plus tard, c’est la première édition simple que je me suis offerte : la fameuse édition « pastel », dans le sens de lecture français. Et bien sûr tous les magazines qui parlaient de mes héros préférés y passaient et je les dévorais.

A partir de là, mon amour pour le manga est né. Dès que je pouvais, j’en empruntais à mes camarades ou je passais du temps à l’espace culturel (où j’ai lu quelques séries sur place). Ce n’est que plus tard, en intégrant l’équipe du blog 7BD.fr que je revenais vers la bande dessinée franco-belge et découvrais un univers de bulles en couleur.

Dragon Ball est donc pour moi le manga de mon enfance. Et autant vous dire que le décès d’Akira Toriyama m’a beaucoup marqué et touché. Un grand merci au Sensei pour son œuvre et pour continuer à inspirer, encore aujourd’hui, de nombreux mangakas et des générations de lecteurs!

Les BD de notre enfance: Bonus!

Phil est un filou. Désigner une seule BD n’était pas suffisant pour lui. Mais comme c’est le vétéran de l’équipe, le grand Shenron a été invoqué et a exaucé un souhait: parler des BD qui ont marqué son adolescence.

Et puis, pour le bonus final, on va vous révéler les vraies grandes gagnantes. Si tu as lu tout le texte jusqu’ici tu en as peut-être une petite idée car elles sont citées à plusieurs reprises.

Phil nous parle de la fin de son enfance.

L’enfance se passe et l’on grandit… Et, sur le chemin de l’adolescence, à douze ans et demi (le fameux demi, si important quand on est petit), le monde de la BD change radicalement pour moi avec Strange 57 !

Couverture du magazine Strange n°57 qui a marqué l'adolescence de Philippe

Sous un dessin un peu raide en couverture (ce n’est que bien plus tard que je comprendrai que les couvertures françaises sont redessinées d’après les originales) la question se pose : « Qu’est-ce que la Force ? » C’est le titre de l’épisode des X-Men et je vais me prendre en pleine face et en plein cœur la fureur du Monolithe Vivant dessiné par Neal Adams, ses cadrages de dingue et ses contre-plongées dramatiques, le tout agrémentant un scénario de Roy Thomas mêlant grandiloquence et philosophie.

Si vous y ajoutez un épisode de Spider-Man par John Romita, Daredevil par Gene Colan, qui restera un de mes dessinateurs fétiches 50 ans plus tard, l’affaire est faite : adieu la BD européenne, vive le comics ! (allez, je caricature un peu : j’ai jamais tout arrêté)

Un deuxième et dernier numéro sera indissociablement associé à mon enfance qui se termine : six mois plus tard, je viens tout juste d’avoir 13 ans (teen-ager) et je suis à l’hôpital où je me suis fait opérer des amygdales. J’ai mal, je suis désespéré et je suis tout seul. Fils à maman. Ah justement elle vient en visite : surprise, elle m’a ramené Strange 64 et ça claque ! Le premier épisode de Captain Marvel et je tombe amoureux immédiatement du trait d’un vétéran du comics : Gil Kane ! Daredevil et Spider-Man sont au top et même George Tuska ne s’en tire pas trop mal sur Iron-Man… Je relirai ce numéro un nombre incalculable de fois avant ma sortie (on restait une petite semaine à l’hôpital pour la moindre opération. Il y avait probablement plus de lits…) Le super-pouvoir de la lecture me faisaient oublier la douleur de la déglutition !

Couverture du magazine Strange n°64 une vraie claque en BD pour Philippe

Les vraies bandes dessinées par lesquelles nous avons tous commencé!

Dans les révélations de chaque chroniqueur tu as peut-être remarqué que certains noms de héros reviennent souvent. Et ce ne sont pas Tintin ou Astérix dont je veux parler. Ils sont plutôt en seconde place eux finalement.

Non, les vrais héros de BD par qui la plupart d’entre nous ont commencé se nomment Mickey, Minnie, Donald, Dingo et compagnie.

Et oui, pour la grande majorité, lire des bandes dessinées commence par feuilleter le Journal de Mickey ou le Picsou magazine. Certes ce n’est pas ce qui déclenche la passion, mais c’est ce qui lance la machine et initie, inconsciemment, un amour que nous ignorons encore pour un monde plus vaste que ce que nous pouvons imaginer…

Et toi quelle est la BD de ton enfance ? Ta première BD ou celle qui t’a fait devenir un amateur de cases ou un passionné de bulles et d’onomatopées?

Partage avec nous les noms de tes héros et le titre de la bande dessinée qui t’a marqué lorsque tu étais enfant.

© Photo de couverture aimablement partagée par Charlotte Clément (merci)

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Juju Gribouille
Juju Gribouille
Nouveau Rédac' chef du blog 7BD.fr. J'aime dessiner depuis tout petit et suis vite devenu amateur de BD, mangas et Comics. Je chronique régulièrement mes lectures sur 7BD et les partage aussi sur mes réseaux sociaux... N'hésitez pas à me suivre et à donner votre avis.

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