Soara et ses amis nains sont attaqués par un monstre Mystérieux. La guerrière démontre toute sa puissance. Le calme revenu, les nains insistent pour lui raconter leurs origines. Nous plongeons dans le passé de Kilik, apprenti forgeron.

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La tempête après le calme
Soara et les Bâtisseurs est un très joli manga qui a démarré assez tranquillement. Ca fait trois tomes que je chronique où je m’ébahis devant le dessin extraordinaire. Mais aussi trois tomes où malgré les progrès, j’ai toujours un petit regret sur le scénario. Ce tome 4 explose tous mes reproches. Il explose tout simplement. C’est le feu d’artifice à son apogée, quand on a admiré la trainée de feu dans le ciel tout tranquillement, mais qu’on crie « Oooooh » de bonheur quand la fleur de feu se déploie !

Le tome s’ouvre sur la bataille que la fin du tome 3 avait amorcée. Le monstre inconnu s’attaque à nos amis, mais il tombe sur un os. Enfin Soara exploite son potentiel. Elle se montre une guerrière puissante et réactive et va terrasser la bête.

L’auteur nous entraîne ensuite dans un long flashback qui se continuera dans le prochain tome. On y vois Kilik, enfant. C’est un gringalet parmi les nains et même un souffre-douleur pour ses congénères. mais ses aptitudes phénoménales dans la création d’armes vont le faire reconnaître du prince. C’est l’occasion d’introduire un personnage casse-cou, beau gosse et badass, le prince Léonidas, qui va prendre Kilik en charge.

Une histoire itinérante
Ce qui le frappe le plus à la lecture de Soara, c’est cette errance dans l’histoire. On part d’une héroïne au chômage (premier chapitre : une guerrière tout juste sortie de son apprentissage apprend que le monde est en paix et est priée d’aller voir ailleurs !). On enchaîne avec une équipe de Nains architectes qui se promènent dans la forêt et construisent des maisons pour les peuples qu’ils croisent. Ensuite, il y a une confrontation avec le Roi des Monstres, qui finit bien, mais qui renvoie nos héros sur les routes, à la recherche de Kahyo, la maîtresse de Kilik, disparue. Et depuis, s’ils sont bien sur la route, on a l’impression d’explorer des pistes parallèles.

Cela me choquait et me gênait au début, mais je me prête maintenant au jeu. Que va-t-il se passer après. Où vont-ils aller ? Retrouvera-t-on les personnages des flash-backs dans l’aventure principale ? Combien de petites histoires va nous raconter Hidenori Yamaji avant de se raccrocher au tronc principal de son histoire ?
L’intérêt est dans le voyage, pas dans sa finalité, cet adage est la base de la high fantasy (en tout cas d’après Stephen King en conclusion de la Tour Sombre) et Soara fait évidemment partie de ce domaine, alors laissons-nous emporter…
Surtout que…
Un dessin à tomber !
…surtout que le graphisme de Yamaji est absolument fabuleux. La précision et la profusion de détails sont ahurissantes. Il faut voir son incroyable monstre aux multiples bouches dont sortent des multitudes de bras. Ca dépasse l’entendement, car ça tient debout.

Les scènes de foule, les scènes de combat, les architectures, tout fonctionne, tout est beau, tout reste dans le cadre de la fantasy bon enfant annoncée dans les premiers chapitres. C’est une réussite absolue.
Comme le bon vin(1)…
Soara est une série qui se bonifie à chaque tome, sa progression est constante et si j’avais encore des réserves sur le 3, toutes les digues ont sauté sur ce tome 4 (que j’ai déjà lu deux fois). C’est un authentique coup de cœur (et je n’utilise pas ce terme à tour de bras) J’attends la suite avec impatience ! Alors, qu’attendez-vous ?
(1) Il paraît, j’aime pas ça :-)))


