mercredi 1 février 2023

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Long John Silver T1

Pirate
Titre: Lady Vivian Hastings
Série: Long John Silver T1
Éditeur : Dargaud
Année : 2007
L’histoire :
L’histoire commence en relatant la
découverte de Guyanacapac par Lord Byron Hastings en Amazonie en 1875. Lady
Vivian Hastings, la femme de Lord Byron Hastings, est quant à elle restée en
Angleterre.
Considérant son mari comme mort du à son
absence prolongée et son manque de nouvelles, elle s’adonne à des plaisirs aux
moeurs controversées, ce qui lui vaut de tomber enceinte de Lord Prisham par
intérêt (Sa situation financière étant plutôt juste depuis le départ de son
mari).
Après deux mois de grossesse, elle reçoit
la visite de son beau-frère, et d’un des compagnons de son mari sur son
épopée… un indien nommé Moxtechica paraissant comme sauvage au milieu de
cette « civilisation ». Ceux-ci viennent lui annoncer qu’ils doivent
financer une expédition pour retrouver Lord Byron Hastings. Ils vont vendre tous
les biens de celui-ci pour
la financer. 

Le sort de Lady Vivian Hastings est
joué : soit elle finit dans un couvent, soit elle prend les choses en main
pour être de l’expédition et établir un plan pour s’approprier une partie du
trésor de Guyanacapac. De par son caractère de battante, elle choisit donc la
deuxième option. Par l’intermédiaire de son
médecin, elle finit par rencontrer notre « héros (ou anti-héros)»
Long John Silver et conclure un marché avec celui-ci.
Alors, Long John Silver rentre en action,
et nous montre toute l’étendue de son talent pour recruter en moins de deux
tout un équipage, et éliminer l’armateur choisi par
le beau-frère de Lady Vivian Hastings… l’aventure commence…

Mon avis :

En avril 2013, nous avions laissé nos
impressions sur le tome 4 de cette fabuleuse série qu’est « Long John
Silver », il nous a donc paru évident de repartir sur le premier tome de
cette belle série sur la Piraterie.

Qui n’a jamais rêvé d’être pirate ?
Qui n’a jamais joué aux pirates dans sa jeunesse ?

Mais avant de commencer le commentaire de
cette BD, il me semble bon de rappeler les différences notables entre Pirate
(ou Boucanier), Corsaire et Flibustier. En effet il arrive souvent que nous
fassions l’amalgame entre ces trois termes.

Pour résumer :
  •         Le Pirate est un bandit des mers qui agit pour son propre compte (A
    noter qu’un Boucanier est strictement la même chose, ce nom est dû uniquement à
    la région dans laquelle il sévit : les mers des caraïbes). Le pirate
    s’attaque à tous types de navire.
  •     Le Corsaire pratique les mêmes activités qu’un pirate, mais sous
    couvert d’une « autorisation » d’un état ou gouvernement (via une
    lettre de marque). Le corsaire navigue avec un navire civil armé et ne
    s’attaque qu’aux navires de commerce et laisse les navires de guerre aux
    armées. Ceci dit, un corsaire capturé est considéré comme prisonnier de guerre.
  •      Le Flibustier est lui simplement un « mercenaire » des mers.
    Il se loue au plus offrant, il peut être, par conséquent, corsaire, simple
    marin de commerce ou pirate.

Pour en revenir à notre BD, Xavier
Dorison et Mathieu Lauffray nous offrent leur imagination, et leur
interprétation sur ce personnage roublard, célèbre et fascinant du roman
« l’île au trésor » de Robert Louis Stevenson.
On y reconnaît tout le talent de Mathieu
Lauffray en regard du dessin particulièrement travaillé sur les costumes et
décors, et de Xavier Dorison, sur l’ambiance de cette Angleterre de l’époque.
Les couleurs apportent aussi beaucoup à
cette atmosphère sombre, et aux mœurs à la fois légères et dures par côté et
par d’autres très représentatives de l’époque.
Xavier Dorison nous livre un « Long
John Silver » plutôt charismatique, fédérant ses
hommes, et qui plus est redoutable guerrier vis-à-vis de son handicap
bien connu : la jambe de bois

Le sombre prologue de cette série m’a
conquis, enchanté, et m’a laissé l’envie de
fredonner ce refrain du film « Pirates des caraïbes » :


Yo ho sur
l’heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l’âme des pirates
Jamais ne mourra.
Yo ho quand sonne l’heure
Hissons nos couleurs.
Hissez haut, l’âme des pirates
Jamais ne mourra.

Yann
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Yanndallex
Yanndallex
Je suis évidemment un passionné de BD depuis ma jeunesse. Un malheureux accident de vélo ma valu quelques jours d’hospitalisation. Ainsi ma famille, pour me faire passer le temps à l’hopital, m’offrit des exemplaires de la série des Tuniques Bleues. Cette série a été une révélation ! J’étais émerveillé de pouvoir lire des histoires humoristiques liées à des évènements dramatiques (la guerre de sécession, le racisme etc…). Je me régalais à suivre les aventures de mon personnage favori le caporal Blutch. Puis vint la pleine adolescence pour découvrir des séries plus sérieuses, ou toujours humoristiques, d’héroïque fantasy, SF ou policières (XIII, Thorgal, la quête de l’oiseau du temps, le grand pouvoir du Chninkel etc…). J’y ai découvert ainsi des styles graphiques plus travaillés, détaillés, réalistes, poétiques etc… une deuxième révélation pour m’ouvrir progressivement à la bd adulte. A ce jour j’aborde chaque nouvel ouvrage comme une surprise, une promesse d’une belle histoire, que l’on aime, ou que l’on n’aime pas. J’ai pris conscience au cours des années qu’une histoire illustrée de 48 pages, ou plus, n’était pas si facile à créer de manière scénaristique mais surtout graphiquement. Le talent n’est pas inné, et à chaque vignette, je contemple d’autant les années de travails des auteurs. J’admire les techniques graphiques (que je ne soupçonne parfois pas du tout), les choix de couleurs ou du noir et blanc, le travail sur les mises en lumière, la conception des mises en scène, le choix des plans, des effets, des perspectives, le découpage élaboré, les transitions des plans séquences etc… Bref mon œil s’est avisé, mais je n’en reste pas moins admiratif du travail réalisé et des sacrifices réalisés par chaque artiste pour offrir du plaisir à son lectorat, et cela même si l’histoire ne m’a pas forcément plu. J’aime aussi souvent à chercher d’où a pu venir l’idée de l’histoire, très souvent inspirée de fait divers, ou de l’histoire avec un grand H. Je suis aussi toujours émerveillé par la diversité des sujets traités par ce média. Cette disparité permet des livres souvent très intimes avec des témoignages poignants et durs, mais aussi de s’enrichir culturellement, s’ouvrir à des expériences inattendues, parfois loufoques et hilarantes, etc… Et elle nous promet encore de grande œuvres !!

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