jeudi 11 août 2022

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L’étranger illustré par Jacques Ferrandez, d’après l’oeuvre d’Albert Camus.

editions GallimardTitre : L’étranger
Dessin : Jacques Ferrandez
Scénario : Albert Camus
Collection : Fétiche
Editions : Gallimard
Année : 2013
Nombre de pages : 134

Résumé :

Récit en 2 parties:

Première partie :
Meursault est un modeste employé de bureau
habitant Alger. 
L’histoire commence le jour de la mort de sa mère. Celui-ci
prend congé et rejoins l’asile où sa mère a fini ses jours, afin d’en faire la
veillée funèbre puis l’enterrement. 
Il fait chaud, très chaud…
A son retour à Alger, Meursault tombe sur Marie,
une ancienne connaissance. Une idylle va naître entre eux.
Il fait chaud, très chaud…
Puis Meursault sympathisera avec Raymond, son
voisin, une petite frappe. Celui-ci bat sa compagne par fierté, ce qui va lui
attirer des ennuis.
Il fait chaud, très chaud…

Raymond invitera Meursault et Marie à passer
un dimanche à la mer chez des amis. Ils seront suivis par les frères de la
femme battue. Raymond, prévoyant, s’est armé d’un pistolet qu’il va finir par
confier à Meursault suite à une première rixe… 

Meursault part se dégourdir les jambes et retombe sur le frère, l’inévitable va
arriver, il va donc tuer celui-ci.
Il fait chaud, très chaud…
Deuxième partie : 
Le procès…
Il fait chaud, très chaud… 
Celui-ci va se dérouler en mettant l’accent sur
l’aspect psychologique et insensible de Meursault. Tout va aller à l’encontre
de celui-ci. La sentence ira de pair…
Mon avis :

Jacques Ferrandez est un passionné de l’Algérie, il n’est donc pas étonnant qu’il ait illustré aussi brillamment le célèbre roman d’Albert Camus. 
Nous devons à Jacques Ferrandez, entre autre, « les carnets d’orients » ou bien l’adaptation BD d’un autre célèbre roman : »Alger la noire » de Maurice Attia

Le dessin, le style, les couleurs, la mise en scène :

Le trait de Jacques Ferrandez est juste, délicat, clair, précis. 
Son habileté dans son dessin le rend ainsi facile à lire. Cela permet aussi de démasquer facilement les émotions des personnages. Mêmes les détails sont magnifiques (voir par exemples les posters dans les chambres ou les arrières plans d’Alger…). 
Le tout est sublimé par les couleurs aquarelles en ton chaud et clair. Les jeux de lumières sont aussi excellemment bien travaillés. 
Les mises en scènes sont bien orchestrées et sont plutôt cohérentes. On ne se perd pas à la lecture de cette BD.

L’ensemble donne donc chaud, très chaud… 
Tellement que des gouttes de sueur ont surgit lors de ma lecture. (Il faut dire que le moment était bien choisi pour lire cette BD… en pleine canicule.)


Le scénario, le découpage :


Pour ce qui est du scénario, il reste fidèle au roman d’Albert Camus, ainsi les lecteurs assidus de cet auteur ne seront pas déçus.
Le découpage, quand à lui, est merveilleux, parfois fantaisiste, souvent classique alternant des vignettes rectangulaires de toutes tailles (longues et plates, petites hautes et étroites grande carrés etc…), de temps en temps posées sur des fonds de paysages en aquarelle. 
Le rendu est beau, rythmé, dynamique. Même la partie du procès nous tient en haleine.
Bref on ne s’ennuie pas et ce rythme effréné nous donne encore plus chaud…
En attendant il fait soif la ! 
Donc pour résumer, Jacques Ferrandez illustre le superbe roman « l’étranger » avec une maestria incontestable. Et selon moi, sa version reste véritablement fidèle au livre..
Seules les dernières cases nous rafraichissent, et quiconque aura lu soit le livre, soit la BD, en saura pourquoi ! 
Alors bonne lecture…

Je m’en vais donc de ce pas me rafraichir un peu…
Ciao
Yann
Un petit aperçu de l’œuvre de Jacques Ferrandez :

L’Étranger par Jacques Ferrandez par bdgallimard

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