Hikaru est une adolescente passionnée par le chant. Ran, sa meilleure amie, est membre d’un girl band. Mais quand l’occasion se présente d’auditionner pour la composition d’un nouveau girl band au niveau japonais, Ran quitte son groupe pour s’inscrire. Elle persuade Hikaru de venir passer le casting avec elle.

Auteur·trice Mai MATSUDA
Editeur Kotodama
ISBN 9782380461961
Format 12.7×18 cm
Nb de pages 176 pages de manga et 16 pages de documentaires
Sommaire de l'article
Un nouvel éditeur à suivre
Les éditions Petit à Petit (à qui l’on doit l’ébouriffante BD de Gaet’s et Julien Monier R.I.P.) ont créé cette année leur collection de mangas, sous le label « Kotodama ». La collection se veut un regard général et informatif sur le Japon, via le manga.
Quatre séries ont vu le jour en 2025 ; Engineer, Sushi Ichi, Inatsura (one-shot) et Hikaru in The Light. Cette dernière jette un œil sur le monde des idols à travers de ses quatre tomes contenant chacun un dossier exclusif, documentaire très intéressant sur le sujet.

Un scénario classique, mais solide
En 4 tomes, rondement menés, Mai Matsuda raconte l’accomplissement du rêve d’Hikaru : devenir une idol.
La structure de l’histoire est très shonen : Hikaru Ogino est une adolescente tranquille. Elle travaille dans les bains publics de sa famille. Elle y enchante la clientèle par son humeur enjouée et les magnifiques chansons qu’elle interprète avec passion pendant qu’elle travaille.
Sa meilleure amie Ran est, elle, déjà une idol, membre de la JP academy qui compte 50 membres. Mais elle démissionne pour participer aux auditions d’un nouveau girl band à dimension internationale. Et naturellement, elle propose à son ami de s’inscrire avec elle.

L’histoire se bâtit autour de ce pitch. Notre « vilain petit canard », qui chante très bien, mais ne sait pas danser va devoir affronter les sélections successives pour intégrer le « Girls in the Light », le girl band que veut monter un producteur.
Nous allons suivre donc ses progrès et ses désillusions au cours de cet entraînement, ainsi que celles des jeunes filles qui l’accompagnent. C’est très bien documenté, bien tourné et très intéressant (même pour quelqu’un qui n’est absolument pas le cœur de cible du manga 😉 )

Un dessin très fin et réussi
Mai Matsuda illustre ces quatre tomes d’un trait très classique, mais joli. Elle gère parfaitement le character design et on ne confond absolument les nombreuses filles qui peuplent ces auditions. Elles sont suffisamment différentes pour nous permettre une lecture fluide et un passage rapide d’un groupe de filles à l’autre.
Elle domine aussi très bien les mouvements. L’exercice de représenter des filles qui chantent et dansent en noir et blanc et en 2D sur papier est plutôt ardu, mais la mangaka s’en sort à merveille et avec élégance.
Une jolie série à lire et faire lire
Hikaru in the Light est une petite série que l’on peut conseiller pour tout âge, à partir de 8 ans. Elle est est très jolie, très entraînante. Son scénario est certes classique, mais parfaitement maîtrisé. Les personnages y sont positifs et bienveillants, même les « sélectionneurs » et entraîneurs des futures idols.

Le contenu documentaire est plutôt intéressant et bien réalisé et illustré. On peut y voir un joli cadeau surprise à mettre sous le sapin dans pas si longtemps !


