mercredi 7 décembre 2022

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Mon Angoulême 2013 selon David

Angoulême 2013 BD
Les tunnels de Montparnasse s’éloignent. La grisaille parisienne cède la place aux nuages charentais. Oui, vous avez bien deviné, me voilà en route pour Angoulême. Le festival fête ses quarante ans, et moi, je saisis l’opportunité de faire mon premier FIBD, comme on dit.
2H30 de TGV et me voilà donc débarqué dans cette petite ville fort sympathique, puis le bus qui roule dans les lacets de la colline du centre-ville.
Première étape du héros angoumoisin, se procurer programme, petit plan, grand parapluie, et nourriture pour tenir ces quatre jours de folie. Office du tourisme et hôtel de ville sont de bonnes sources de renseignement. Et c’est parti ! 

Rues Angoulême

Les petites rues m’amènent allègrement vers les différents pavillons, et aussi vers les expositions, les conférences, les débats, les rencontres, les animations, les ateliers, les projections, et surtout les gens. En effet, quel plaisir de discuter au détour d’une file d’attente avec des personnes qui partagent avec vous leur amour de la BD ! C’est peut-être le meilleur moment du festival que toutes ces rencontres humaines avec des fans, des éditeurs, des passants, des dessinateurs, des « teneurs de stand »… Peut-être que je ne suis tombé que sur les bonnes personnes, ouvertes et sympathiques, et c’est tant mieux. Au diable les ronchons et les mécontents !


A côté de ces rencontres enrichissantes, il me restera des souvenirs magnifiques comme l’exposition « Les Arcanes d’Andréas », qui m’a réservé une belle surprise, puisque j’ai pu croiser… Andréas en personne et le remercier de cette expo et surtout de toute son œuvre.
Ce fut également un plaisir de découvrir les planches originales de JC Denis, qui présentait non seulement son héros Luc Leroi mais aussi toutes ses autres œuvres, « Tous à Matha », « Bélem », « Nouvelles du monde Invisible » ou encore « Zone Blanche » à l’exposition de l’hôtel Saint-Simon. Elle comportait des dessins grandeurs nature sur les murs, et j’ai eu le plaisir de voir Luc Leroi en voiture dans la cour de l’hôtel ! L’aménagement présentait en outre un faux toit où une lucarne nous donnait une vue plongeante sur un petit studio. Que de découvertes.
Arbre genealogique picsou
Mickey et Donald étaient exposés à l’hôtel de ville, de l’encre et la plume jusqu’à leurs adaptations en jeu vidéo. Et pour une fois, les auteurs qui ont jalonné la vie de ces héros de papier depuis le début du siècle dernier étaient nommés, Don Rosa, le plus récent, mais aussi, Carl Barks, Floyd Gottfredson ou Guido Martina en Italie.
J’ai également pu écouter Chester Brown, venu présenter « 23 Prostituées » ou Leiji Matsumoto, le légendaire créateur d’Albator ou de « Interstella 5555 » lors de conférences passionnantes.
Et que dire du pavillon Coréen qui s’est évertué, avec raison, à donner un aperçu large et passionnant de la BD Coréenne, alternant interview vidéo des auteurs, planches originales, dessins, en VO ou traduits. Dommage que certaines traductions en Français laissaient à désirer par leur qualité.
Manga coréen
La BD Numérique, à défaut d’être en compétition, n’était pas en reste dans le festival. Des ateliers, des rencontres, le WebToon coréen, et même, un projet transmédia, Media Entity, se déroulant sur la durée du festival. Des affichettes accrochées dans les rues attiraient mon attention.
Mais tout cela passe trop vite et voilà le dimanche, jour de clôture. Après avoir été gentiment refusé à la remise des prix, faute d’invitation, je suis reparti en ville. Par hasard, je découvre un espace de lecture public. Me voilà dans le hall de la chambre des commerces et de l’industrie d’Angoulême, tout intrigué. Une énorme table, des poufs, du calme, et des BD à disposition. Et sans doute même les BD en compétition. Je me suis posé pour lire DayTripper, une œuvre touchante qui pousse à la réflexion. Quel meilleur moyen de finir le festival de la BD.
En repartant, le cœur gros des joies de tout ce que j’avais découvert, et lourd de tout ce que je n’avais pas eu le temps de faire, j’ai juste regretté une toute petite absence. Il manquait un souffle léger, une brise douce, un air d’anniversaire, une ambiance de quarante ans. Mais peut-être qu’à l’heure du numérique, c’était à nous, festivaliers, fans, amateurs, passionnés, de semer une graine de folie dans les rues d’Angoulême.
Et toi, petit fauve que j’ai inconsciemment cherché le long des pavés et des vieux bâtiments, dans le musée du papier et le vaisseau Moebius, sur la Charente ou dans l’herbe, derrière le buste géant de Hergé ou au fond des bars, toi, esprit de la BD d’Angoulême, avec qui j’aurais aimé partagé tous ces moments, ces rencontres magiques, ces instants fragiles, où étais-tu ?…

Dingo
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