De l’émergence du Sionisme fin XIXe siècle aux affrontements les plus récents, L’Embrasement décrypte les enjeux fondamentaux du conflit à Gaza.

Titre L’Embrasement
Scénaristes Michel Goya et Florent Calvez
Illustrateur Florent Calvez
Éditeur Delcourt
EAN 9782413089063
Dimensions 23 x 30 x 1.7 cm
Nombre de pages 134
Une adaptation d’un ouvrage documentaire
Florent Calvez s’est lancé dans le difficile exercice d’adapter un livre historique très documenté de l’historien et expert militaire Michel Goya, spécialiste des conflits au Proche-Orient. Celui-ci co-signe le scénario.

Pour permettre de comprendre le conflit israëlo-palestinien, les auteurs retracent depuis le début les racines de la création d’Israël et les tensions qui les entourent. L’ouvrage est extrêmement documenté et fourmille de références et de faits historiques.
Une mine d’informations
Cela fait beaucoup d’informations, de détails et d’événements couverts et il faut être avide de connaissance pour se frotter à ce livre. Même si l’auteur tente d’animer son propos par des scènes de reconstitution, il ne peut délivrer toutes ses connaissances que par l’intermédiaire de pages « documentaires ». On y voit Michel Goya discourir et donner des informations. Cela alourdit beaucoup la lecture et en limite la portée aux passionnés d’histoire. Je doute qu’un lecteur occasionnel, par le biais d’une bibliothèque par exemple, aille au bout de sa lecture qui peut se révéler ardue.

Graphiquement, l’album est superbe, spécialement les couleurs, allant du sable au rouge, alimentant visuellement le propos. Le dessin est beau, précis, réaliste, notamment les portraits de personnes existantes.
Cependant l’adaptation d’une telle masse d’information est là aussi la pierre d’achoppement. Le découpage est très classique et les cases souvent petites, surchargées de texte. Il faut caser un maximum d’informations couvrant un siècle d’histoire dans les 134 pages allouées.

Au final, l’album est intéressant et très beau, mais assez indigeste. Il est destiné à une niche de passionnés d’histoire. Pour eux, c’est un très bel objet et une source indispensable de ressources.
L’amateur de BD pourra y trouver son compte, à condition de s’accrocher. Nul doute qu’il en ressortira mieux informé sur le sujet.


