
Détective Conan, sous le nom original : Meitantei Conan, est un manga Shônen du talentueux Gôshô Aoyama. La série version papier a débuté le 5 janvier 1994 très précisément. Il est cependant toujours en cours !
Fort de ces 107 volumes (à l’heure actuelle), le mangaka n’est pas près de raccrocher. C’est l’occasion parfaite pour fêter dignement les 32 ans de ce titre phare, qui lui tient à cœur. En France, c’est Kana qui rafle la mise et sera donc édité en avril 1997 ; soit trois ans plus tard.
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Synopsis du tome 1 de Detective Conan
Shinichi Kudô est un jeune lycéen détective, dont le père est un auteur de romans policiers. Ses aptitudes de l’observation sont remarquables, au point de résoudre des affaires complexes. Un jour, alors qu’il se rendait à un rendez-vous amoureux avec Ran Mouri, fille du célèbre détective Mouri en personne, il surprend de mystérieux hommes en noir ; se livrant à un chantage. L’un d’eux le jette à terre et lui fait avaler un poison inconnu jusqu’alors. Cela ne tue point notre héros, mais le fait plutôt rajeunir en un gamin de sept ans…
Gôshô Aoyama, le fou génial !
Gôshô Aoyama est né le 21 juin 1963 et originaire de Daiei, dans la préfecture de Tottori. Cet auteur est connu pour avoir réalisé détective Conan. Las (ou heureusement) pour lui, il est victime de son propre succès.
Le mangaka est à la vieille école. Ses œuvres, avant Meitantei Conan, furent nombreuses. En 1987, Chotto Matete (attends-moi) et, en 1988, Magic Kaito. De 1988 à 1993, un autre titre majeur : Yaiba. Enfin, pour finir, en 1993 toujours, mais sur le thème du sport, avec Yonban Sâdo.

Chaque enquête qui nous propose est minutieusement millimétrée. Chaque petit détail compte pour la suite de l’histoire. Il n’est donc pas rare que le lecteur se trompe à la fin quand Shinichi découvre le coupable. Le masque tombe et le verdict est sans appel. Son scénario brillant et solide à la fois tient le public en haleine du début jusqu’à la fin et sans temps mort. On se surprend que le volume du manga touche déjà à sa fin. Détective Conan est connu dans le monde entier. En Italie, il fit un succès aussi grand qu’en France. Traduit dans diverses langues, le mangaka apporte ses lettres de noblesse.
Analyse simple, mais efficace
Le trait dynamique, ainsi que l’aspect psychologique des personnages, est l’un des points forts du manga. Les cases sont aérées et ne se chevauchent pas inutilement. La traduction reste fidèle à l’originale. Le papier est de très bonne facture et mi-épais. Kana a acquis toute son expérience et son savoir-faire, et l’essai est transformé pour un pari réussi.
Il n’est pas sans rappeler avec son petit groupe de « détectives en herbe », nos protagonistes juvéniles nous font penser au club des cinq ; mais sous un autre angle. Pas surprenant, en somme que Aoyama fut probablement un temps, influencé par ce genre de série dans sa jeunesse.
Si la version papier fait pour l’instant 107 volumes, l’anime quant’ à lui, on en dénombre 1192 épisodes et aussi en cours !
28 films ont vu le jour, sans parler des drama japonais, qui en compte dix-sept au total ; et c’est loin d’être fini. Nul doute possible que cette licence va se poursuivre.
pourquoi ne pas atteindre les 200 numéros ?

Même 32 ans après, on en parle énormément autour des otakus avec son scénario toujours plus digne que les autres. De nombreux fans le citent en exemple et s’habillent comme lui lors des « manifestations culturelles ».
En deux mots :
Les couvertures de détective Conan sont hautes en couleur. Cependant, le tome 100 pour l’occasion, la reliure est réversible. Pourquoi s’en priver ?
À réserver dans votre mangathèque.
Auteur : DD69


