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C’était nous, complète édition T.1, la BD d’une histoire d’amour collégienne

Série : C’était Nous, Complète édition
Titre : T.1
Auteurs : Yuuki Obata (scénario et dessins)
Éditeur : Soleil Manga
Collection : Shojo
Année : 2025
Pages : 384
Résumé d’une histoire d’amour et de mort :
Nanami Takahashi commence le lycée avec l’ambition de se faire plein d’amis, mais c’est plus compliqué que prévu. La jeune fille semble toujours à côté de la plaque dans les discussions. Elle entend parler régulièrement parler du même garçon, Yano Motoharu, qui fait craquer toutes les filles. Et voilà qu’ils se retrouvent tous les deux délégués. Yano est beau, mais il est moqueur, distant et Nanami ne sait jamais sur quel pied danser avec lui. Elle le déteste, mais finit par s’attacher à ce garçon imprévisible. En se rapprochant de lui, elle va découvrir le secret derrière cette insouciante légèreté et tomber amoureuse de Yano. Mais lui, que ressent-il vraiment ?
Le scénario d’un récit qui nous emballe :
Voici donc le premier tome de l’édition complète de ce manga ! L’occasion de suivre Nanami, dite Nana, et son rapprochement avec Yano. Contre toute attente, l’histoire ne se finit pas quand les deux sortent ensemble, mais continue après. Pour découvrir la suite, il faudra attendre le prochain tome de cette intégrale. On s’attache très vite à Nana, tout comme aux autres élèves autour d’elle. Pour nous aussi, Yano reste un mystère, mais on finit par percer le secret et comprendre un peu mieux, à la fin de ce tome, ses sentiments. Un lourd secret constitue l’enjeu de ce long début. Un secret que Nanami découvre par hasard et qui la bouleverse aussi.
Le récit est intéressant du point de vue de la narration, car si on retrouve toutes les étapes clés de la vie lycéenne, la rentrée, la fête de l’école, les vacances d’été, l’arrivée de l’hiver, les sorties entre amis, tout est traité avec des ellipses inattendues qui rythment le récit et permet à l’histoire de faire des bonds sans perdre de temps. Nanami essaye de comprendre ses émotions, et ne veut pas s’engager à la légère avec Yano. Mais elle ne comprend pas comment raisonne Yano, est-il attaché à elle, tout cela n’est-il qu’un vaste jeu pour lui ? De rencontres en événements, elle va percer la carapace du garçon pour atteindre son cœur. Mais à ce moment-là, on se retrouve à la fin du premier tome, et on reste en manque. Alors, la suite, vite !

Le dessin contrasté :
Yuki Oobata opte pour un style manga de premier abord classique, avec les personnages stylisés aux grands yeux et petit nez. Mais pris dans la lecture, on ne se rend pas compte que les décors sont quasiment absents. Une rambarde, une table, une partie de la salle de classe. L’accent est mis en priorité sur les personnages. L’environnement est présent pour que l’on comprenne où se passe l’action, le mobilier qui intervient dans la scène est là, et le reste repose sur quelques traits. De même, les personnages sont traités avec un encrage très fin et peu détaillé, pour saisir l’essence d’un regard, d’une moue du visage, en quelques traits.
La BD est en noir et blanc avec les trames de gris. Ces dernières sont travaillées et contribuent à créer l’ambiance de certains lieux. Elles varient d’une trame très fine où le gris domine, et d’autres plus étalées, des gros points ronds pour marquer quelques ombres sur les personnages finement dessinés. Ce dessin tout aussi elliptique que l’histoire contribue, paradoxalement, à nous maintenir dans le récit. Car le cœur de l’intrigue, ce sont les émotions et les sentiments. Et on plonge sans s’en rendre compte dans le cœur et la tête de Nanami, tournant les pages, entraînés par le regard et les situations qui s’enchaînent à un rythme soutenu, grâce aux ellipses.
Conclusion d’une BD entraînante :
Ce shojo des années deux mille vous donnera envie de lire la suite de cette édition complète, car l’histoire, simple, vous absorbe discrètement, et vous voilà à dévorer ces presque quatre cents pages de manga sans avoir rien vu passer. On n’espère pas attendre trop longtemps la suite de cette réédition.
Zéda croise Nanami.



