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jeudi 12 juillet 2018

Rencontre avec Davy Mourier pour la collection Une case en moins chez Delcourt avec Janski, Eléonore Costes et Karensac

Collection une case en moins Davy Mourier chez Delcourt librairie Gai rossignol
C'est par un beau jeudi ensoleillé que votre serviteur se rend à la librairie du Gai Rossignol situé non loin de la Tour Saint-Jacques à Paris.

Qu'est-ce qui a bien pu mener mes pas dans une librairie, te demandes-tu, lecteur averti ? Une voix te répondra sans doute, « Ben, il aime les BD, donc, il traîne dans les librairies pour lire des BD à l'œil ! Il peut pas faire ça à la FNAC comme tout le monde ! »
Et bien non ! Loin de mes latitudes habituelles, c'est pour un événement bien particulier que je me suis rendu sur cette petite place parisienne peu connue.
En effet, dans les sous-sols de cette sympathique échoppe, là où la chaleur pèse encore plus qu'à l'extérieur, j'étais venu à la rencontre de tout un tas de personnes. Enfin, là, j'exagère, disons bien quatre personnes.
Non, il ne s'agit ni des quatre mousquetaires, des quatre fantastiques et encore moins des quatre frères Dalton.

Là, un beau jeudi de mai, Davy Mourier, sous l'œil attentif de Guy Delcourt, était venu présenter la nouvelle collection Delcourt qu'il dirige.
Collection sobrement intitulée par son nouveau directeur : « Une case en moins ».
Les fans de Davy Mourier verront tout de suite la référence à son site, les Davy-otaku savent qu'ainsi s'appelait l'association qu'il avait monté il y a plusieurs années de cela pour sortir sa BD. Et ceux qui sont Mourier-accro-hardcore en savent bien plus que cela, et surtout bien plus que moi !
Oui, mais Davy Mourier, cela fait une personne, me direz-vous. Et les trois autres ?
Et bien, pour lancer une nouvelle collection, il faut bien des auteurs à lancer – aucun auteur n'a été maltraité pendant la soirée de présentation – et là, il y en avait trois. Car cette collection démarre sur les chapeaux de roue avec deux BD !


Deux univers radicalement différent : Janski Beeeats par Janski (qui était présent sous le masque de son personnage) et la Soutenable légèreté de l'être par Eléonore Costes et Karensac.

Bien sûr, les trois auteurs étaient venus pour nous présenter leurs œuvres mais aussi pour une belle séance de dédicaces !

Collection une case en moins Davy Mourier chez Delcourt dédicaces Janski, Eléonore Costes et Karensac
La séance de dédicace qui fit suite à la présentation

Alors, comment tout cela a-t-il commencé ?
Davy nous explique (car nous étions nombreux dans la salle, mine de rien) que cette histoire remonte à deux ans. Quand Guy Delcourt lui a proposé, ainsi qu'à Boulet, de diriger une collection. Davy, qui ne se sentait pas encore complètement auteur de BD, se voyait encore moins directeur de collection dans la foulée. Il a donc pris le temps de la réflexion, et surtout le temps de se sentir pleinement auteur (rappelons qu'il cumule cette casquette avec celle de blogueur, auteur de série, comédien, one-man shower et quelques autres comme présentateur télé, ce qui va avoir, mine de rien, son importance par la suite).
Se sentant enfin prêt, il a franchi le pas et s'est jeté à l'eau – oui, il est sportif -. Heureusement, il a reçu l'aide de Marion Amirganian, qui dirige avec lui cette nouvelle collection.
Mais il a fait un choix particulier comme ligne éditoriale de cette collection ! Il a opté pour le choix d'artistes au sens large, pas seulement au sens graphique du terme. Il va aller chercher des musiciens, comédiens, peintres, sculpteurs ou que sais-je encore pour leur proposer de faire une BD. Soit ils ont la possibilité de tout faire eux-même, comme Janski, soit il leur propose une collaboration avec une dessinatrice, comme ce fut le cas pour Eléonore Costes.
D'ailleurs, Eléonore raconte que quand Davy lui a proposé Karensac, ça lui a paru simplement être... La bonne personne pour donner corps à La soutenable légèreté de l'être.
Et Davy de préciser que Karensac fut une des premières qu'il a trouvée et qu'il s'est empressée de proposer, au vu de ses dessins, à Eléonore. 

Collection une case en moins Davy Mourier chez Delcourt Eléonore Costes et Karensac
 Eléonore Costes et Karensac sous l’œil bienveillant de Davy Mourier

Dans cette démarche, qui pourrait en surprendre plus d'un, on retrouve tout Davy Mourier. Enfin, là, j'exprime mon opinion personnelle qui n'engage que moi. Comme je le rappelais au début, Davy est multi-casquette, artiste polyvalent, touche à tout, qui a voulu démarrer dans la BD et le dessin, est passé par la case Nolife, web-série, Golden moustache, pour avoir l'opportunité ensuite de revenir au dessin.
Cette expérience-là, il a compris qu'il n'était pas le seul à la vivre. Alors pourquoi pas, avec cette collection, proposer l'aventure BD à des auteurs qui n'en sont pas directement issus sans en être forcément éloignés ?

Ben oui, c'est une bonne idée ! (me permet-je d'ajouter).

L'art n'est pas un monde de cloison, mais bien une éponge poreuse où ce qui ne peut s'exprimer d'un côté coule par l'autre.
Comme le disait Eléonore, faire de la BD, c'est avoir l'opportunité de raconter une histoire qu'on ne pourra jamais tourner en film, car aucun producteur ne confierait un budget hollywoodien à un jeune auteur ! 
Et si c'est compliqué en prise de vues réelles, de tourner avec un tank à Varsovie le lundi et puis avec deux cent chevaux dans les plaines de l'ouest le mardi, ça l'est beaucoup moins en BD. Et en plus, c'est moins cher. 

D'ailleurs, en parlant de pont BD et cinéma, vous pourrez également voir le court-métrage de Eléonore Costes, film tiré de la BD. Tandis que Janski, avec sou sans masque, continuera ses tournées et ses concerts !
Janski, lui, est autant musicien qu'artiste graphique. Ses clips animés parlent pour lui. Et comme la musique semble indissociable de sa pratique artistique, sa BD met en scène son avatar, victime d'un virus, la peste violette, pouvant contrôler l'évolution de son mal grâce à... La musique. Alors que le monde entier est ravagé, à une cité près, ce talent pourrait intéresser pas mal de personnes ! 

Collection une case en moins Davy Mourier chez Delcourt Janski
 Janski sous son masque

Quant à Eléonore et Karensac, elles racontent, de manière plus complexe qu'il n'y paraît, la dépression de la trentaine passant par les cases hôpital et caca (il fallait bien le dire) !
Cette BD introspective s'inspire de faits réels, et pour cause, la scénariste se met en scène elle-même.

La seconde idée de Davy Mourier en tant que directeur de collection, c'est de laisser de la liberté à ses auteurs. Janski reconnaît qu'une fois le story-board validé, il a eu toute marge de manœuvre pour créer à son aise. Eléonore et Karensac confirme qu'elles n'ont pas ressenti la pression de l'éditeur. 

Collection une case en moins Davy Mourier chez Delcourt dédicace Eléonore Costes et Karensac
Pour la Soutenable légèreté de l'être, dédicace de l'auteure et de la dessinatrice !

Et l'avenir dans tout ça ?
Davy Mourier, comme à son habitude, ne chôme pas, et deux autres BD sont déjà en préparation, une histoire de carottes et une histoire de démons. Ça vous donne envie ?
Sachez alors que encore après, deux prochaines BD sont déjà envisagées, on peut citer Poulpe ou GiedRé parmi les auteurs pressentis. Avec tout ça, vous avez de quoi suivre l'actualité de la collection Une Case en Moins.

Collection une case en moins Davy Mourier chez Delcourt dédicaces
 Il ne chôme effectivement pas, Davy Mourier, en plus de diriger la collection avec Marion Amirganian, il dédicace avec les auteurs ! 

Et je finirais par une phrase de Davy qui fait réfléchir :
« S'il y a des gens qui réussissent, c'est parce qu'il y en a beaucoup qui abandonnent. »

Quant aux deux BD évoquées ici, ne vous inquiétez pas, nous reviendrons prochainement dessus.

Zéda rencontre Davy dans la cave du Gai rossignol !

"REFLEXION A CHAUD", strip de Zéda pour illustrer chronique 7BD sur le lancement de Une Case En Moins, la nouvelle collection Delcourt dirigée par Davy Mourier


David

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