Sakura, saku est un shôjo qui comptabilise neuf tomes, signé par la brillante mangaka IO Sakisaka (autrice de Blue Spring Ride). Prépubliée dans un premier temps par Betsuma-Bessatsu Margaret, cette pépite, mélangeant romance et school-life a tout pour plaire. Kana, l’éditeur français, le publie en 2023 avec une traduction fidèle par : Misako RAILLARD. C’est l’occasion de faire le point sur ce manga haut en couleur !

Titre : Sakura, Saku
Auteur : IO Sakisaka
Editeur : Kana
Année : 2021 (au Japon)
Pages : 184
Sommaire de l'article
Synopsis
Saku Fujigaya est une fille que l’on ne remarque pas. Ça ne change rien qu’elle soit là ou pas. Jusqu’au jour où, dans le train, Saku est sauvée par une personne du nom de « Sakura ». Depuis, elle décide de venir systématiquement en aide aux personnes qui en ont besoin.
Le temps passe et Saku entre au lycée. Dans sa classe, il y a justement un garçon du nom de « Sakura »…
Deviner, deviner qui je suis
« Depuis ce jour, j’ai décidé une chose. Si je vois une personne en difficulté, je ne la laisse pas dans l’embarras ».
Telle est la mission qu’elle s’est donnée. Son amie là trouve changée du jour au lendemain, en lui disant qu’elle est devenue « un bon samaritain ». Serviable au possible. À la vue d’un nouvel élève dans sa classe, elle apprend de celui-ci qu’il a un grand frère du nom de Ryônosuke. Pensant très fort à son sauveur, elle décide de l’appeler, au numéro qui est inscrit sur le papier quand celle-ci fut sauvée. Contre toute attente, le numéro n’est pas attribué. Serait-ce un faux numéro ?
Elle confie alors la lettre de remerciement, ainsi que ses sentiments à Sakura, afin qu’il lui donne à Ryônosuke. Mais Sakura refuse catégoriquement. Il faut dire que son grand frère a la côte avec les filles.
Aider les autres avec bienveillance, devient une « manie » chez elle, presque maladive. Saku rayonne et mord la vie du bon côté. Si bien, que ça force l’admiration de Sakura.
Enfin, Saku fera la connaissance de « son » Ryônosuke en face-à-face, via Sakura. Un an et demi qu’elle attendait ce moment. A sa vue elle est rouge de confusion, ne sachant plus dire un mot, quand bien même elle avoue l’aimer de tout son cœur.
Cependant, une chose imprévue se passe : ce dernier, avoue que ce n’est pas lui, mais un homonyme !Saku est effondrée. Qui est alors ce fameux Ryônosuke Sakura inscrit sur le papier ?
Pour le savoir, elle doit reprendre ses recherches en repartant de zéro. Mais cette fois-ci, ses amis sont là pour l’épauler et l’aider au mieux à atteindre son objectif. Une fille, x possibilités. Mais qui est ce fameux garçon qui l’a aidée, il y a 18 mois ?
Et ce, Sakura qui commence à avoir des sentiments envers Saku, ne lui facilitera pas la tâche, d’autant plus qu’elle éprouve elle aussi des palpitations nouvelles à l’égard de Sakura…


Conclusion
Derrière les dessins et au scénario de IO Sakisaka, se cachent des personnages aux attachements profonds. Le grand frère Ryônosuke éprouve finalement que de la sympathie, que Saku ait pu avoir le courage de lui avouer ses sentiments. Il ne cherche pas à aller plus loin dans cette démarche. Sakura, au contact de Saku, commence à changer petit à petit. Il devient alors épris à son tour. Ce qui a pour effet de chambouler le cœur de Saku.
Est-ce réciproque ?
Dès ce premier tome, le ton est donné et met le lectorat en effervescence. Nous pensions tous que cela est déjà écrit en avance, ce qui est normal pour du shôjo. Mais Sakisaka, aime prendre le public à contre-pied. Cette histoire d’homonyme rajoute de l’anxiété à Saku d’en savoir plus.
Les fans du genre, avide de suspense (car il y en a), peuvent se procurer les huit volumes suivants. Les personnages sont touchants, les expressions faciales sont une évidence. Ce qui (ne) casse (guère) les codes.
De plus, IO sakisaka n’a pas fait que Blue Spring Ride et Sakura, Saku. Elle s’est déjà fait connaître avant, avec des titres comme : Short Love Stories, Strobe Edge, IO Sakisaka illustration, et la liste est longue pour cette femme de génie. On en redemande !
Pour sûr, on entendra parler encore d’elle dans un avenir très proche et que d’autres œuvres seront traduites chez nous, en France.
Attendre et voir.
En deux mots
Pour le dernier tome, la jaquette est en version avec effet holographique et limité au premier tirage.


