Les éditions Delcourt continuent leur exploration des polars réalisés par Brian Michael BENDIS au début de sa carrière et cette fois c’est au tour de JINX d’avoir droit à sa réédition.

Titre: JINX
Scénario: Brian Michael BENDIS
Dessin: Brian Michael BENDIS
Couleurs:
Éditions: Delcourt
Année: 2026
Nombres de pages: 410

Sommaire de l'article
Résumé de JINX par Brian Michael BENDIS aux éditions Delcourt :
Une chasseuse de primes, un escroc de bas étage et son acolyte incontrôlable forment une alliance improbable pour retrouver le butin ultime : une réserve cachée d’argent de la mafia (3 millions de dollars). Mais pour cet improbable trio, les choses vont rapidement mal tourner…

Une ambiance de polar noir réussi
Après TORSO en 2025, Delcourt continue d’explorer la bibliographie polar de BRIAN MICHAEL BENDIS avec cette réédition augmentée de JINX.
Joli pavé de 400 pages, Bendis nous embarque pour un polar aux personnages hauts en couleurs dont il a le secret.
Disons-le de suite, c’est très bavard. Bendis en joue lui-même quand il se qualifie de « Bavard Brian Bendis » à l’ouverture d’un chapitre. Bavard certes, mais sa science des dialogues aboutit à de sacrées bonnes punchlines, et ceci tout au long de l’album.
Son travail de caractérisation est par contre impressionnant. Sa manière d’écrire, devenue classique de nos jours, était pourtant novatrice à l’époque, preuve de son impact sur l’industrie.
On a donc une ambiance réussie et des personnages forts, même si le côté (très) bavard fait passer par moments l’intrigue au second plan.

Bendis aux pinceaux.
Graphiquement, c’est assez singulier.
Bendis utilise pas mal de bidouilles (photos retouchées, répétitions de cases,…) pour contrebalancer ses carences en termes de dessin et ça marche… plus ou moins.
Sa narration n’est pas toujours très claire, certaines cases peuvent s’avérer difficiles à comprendre au premier coup d’œil.
Malgré tout, l’encrage très prononcé permet à Bendis d’installer une ambiance efficace et accrocheuse.

Mon avis sur JINX par Brian Michael BENDIS aux éditions DELCOURT
Au final, malgré ses défauts, Bendis livre un polar à l’intrigue dense dans une ambiance de polar noir réussi.
Le côté bavard et sa partie visuelle risquent d’en refroidir certains, mais Bendis sait écrire des personnages et des sacrés bons dialogues. Dommage qu’il en abuse un peu trop par moments au détriment du rythme du récit.
Entre Torso et Jinx, j’admets une légère préférence pour Torso mais cette collection particulièrement soignée permet au plus grand nombre de découvrir les premiers pas d’un auteur qui aura fortement influencé l’industrie américaine..
A très vite


