Naïm est un jeune migrant marocain. Repéré par un centre de formation pour joueurs de foot pour son jeu exceptionnel, il est aussi repéré par des trafiquants de drogue qui veulent se servir de lui pour étendre leur trafic.

Titre : Golden Goal
Scénariste : Guillaume Main
Dessinateur : Weijun Ni
Genre : Shōnen.
Format : 127×180
Prix : 7.95€
Nb de pages : 192
Éditeur : Paquet
Sommaire de l'article
Guillaume Main, le Monsieur + du scénario ?
Dans ce troisième tome de Golden Goal, on retrouve tout ce qui nous avait plu dans les premiers, mais en version +
Plus de foot, plus de gangsters, plus de rapidité. Ce tome 3 ne s’embarrasse pas de préambule : un très bref aperçu de l’équipe de policiers qui traque les trafiquants, histoire de situer l’action et cap sur la Hollande et le football.

La part du lion au foot
Si les premiers tomes étaient assez équilibrés entre histoire personnelle du héros, aventures avec la mafia et intégration du centre de formation, nous sommes ici à fond foot.
Les trois quarts du tome sont consacrés aux matchs et sélections à Amsterdam. Weijun Ni s’en donne à cœur joie dans ses dessins dynamiques, rapides et qui sortent de la page. Au point parfois d’être un peu caricatural. En tout cas, il compense l’immobilité de la BD par la puissance de ses planches pour rendre action et mouvement.

Je ne cacherai pas que personnellement, je trouve ça un peu long. Je préfère un manga « à l’équilibre » qui donne à chaque lecteur de quoi trouver sa préférence. Ici, c’est cadeau aux amoureux du foot. Bon, j’ai tourné les pages plus vite…
Action, action, action…
Le dernier quart du manga plonge Naïm, et deux de ses camarades qui l’espionnent, dans une guerre des gangs furieuse. Avec intervention policière musclée, fusillade, grenades, tout y passe. Et on finit par un bon vieux cliffhanger histoire de nous faire patienter jusqu’au numéro 4.

Au final, j’ai un tout petit peu moins aimé ce tome 3 (à cause du déséquilibre foot-mafia, on l’aura compris). Mais je reste accro à la série, très bon page-turner adolescent, avec action et humour, dessiné magistralement. Pour l’ambiance « ados plongés dans des histoires d’adultes », ça me fait penser à la série des Cherub de Robert Muchamore (et c’est un beau compliment, car j’en ai dévoré les 17 tomes)
Une série « française » (écrite par un Suisse et dessinée par un Chinois) à suivre absolument.


