jeudi 11 août 2022

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Déchus – verset 1 – Cosmogonie


Déchus - verset 1 - Cosmogonie


Titre
: Déchus – verset 1 – Cosmogonie

Auteur
: Aurélien Guilbert

Année
: 2015

Éditeur
: Graph Zeppelin

Nombres de volumes:
série prévue en 3 tomes

Les anges sont dirigés par Dieu, au Paradis. Mais certains s’ennuient là haut, tout est trop calme, trop lisse. Ils décident alors de s’opposer au créateur et de descendre sur Terre.
Mélangés aux humains, rien ne les différencie des mortels. Quel plaisir pour eux que d’avoir un corps physique, charnel, d’avoir un sexe, de ressentir des émotions, d’être vivant!

Mais ces anges déchus basculent rapidement dans les vices malsains et s’adonnent avec plaisir aux pêchés capitaux. Ils sont ainsi à l’origine d’un trafic de drogue: l’Eden. Ils sont devenus accros, pour la plupart, au sexe et à ses déviances violentes, allant jusqu’à entraîner la mort des humains avec qui, ils ont un rapport.

Dans ces conditions, Dieu, le créateur, ne peut pas rester les bras croisés et laisser ces anges déchus faire à leur guise et sombrer vers les ténèbres. Il décide d’envoyer Esthel sur Terre pour éliminer les Déchus.
Cet ange exterminateur devra s’habituer à sa nouvelle vie terrienne, apprendre les sentiments, et s’infiltrer parmi les anges qu’elle devra anéantir.
Y parviendra-t-elle?

Esthel l'ange exterminateur envoyé sur Terre

La série « Déchus » vient enrichir la collection de Graph Zeppelin, après avoir été, dans un premier temps, éditée aux éditions Tabou, dans une version un peu plus explicite, sexuellement.
Jugé justement trop sage pour les lecteurs de Tabou, le titre connait donc une nouvelle vie avec cette version plus soft, qui peut s’adresser à un public plus large.

Pour commencer, je vous invite à découvrir la définition du titre: Cosmogonie.

L’édition est de très bonne qualité. La BD se présente avec une couverture cartonnée épaisse et rigide et une tranche arrondie.
La couverture, en une seule image est très représentative: une femme en petite tenue, pour le côté sensuel de l’histoire. Dans une main elle tient un chapelet et une croix, signe religieux la rattachant à son créateur, il s’agirait donc d’un ange. Dans l’autre main elle tient une arme à feux, signe de la déchéance depuis l’arrivée sur Terre des anges rebelles. Et les couleurs de la couverture aussi sont caractéristiques puisque la BD de 96 pages est imprimée en bi-chromie, à savoir, en noir et rouge sur un papier blanc, épais.

Est-il vrai qu’au Paradis les anges n’ont pas de sexe ?

Afin de rester dans le vocabulaire religieux, on ne parle pas ici du tome 1 de la série, mais du verset 1, comme s’il s’agissait d’un extrait de livre sacré.

D’ailleurs, les premiers mots de l’histoire sont le « Notre Père« . Et très vite, dès les premières pages, une scène de sexe et un ange, tombant sur Terre.
Le scénario se met assez vite en place, presque sous forme d’intrique policière, de thriller.
Le côté religieux pourra peut-être limiter le lectorat. Certains crieront au sacrilège.
Les vertus de la religion ou de la croyance ne sont absolument pas prônées par cette BD. Bien au contraire, les anges ressemblent plus à des démons, descendus sur Terre dans l’unique but de prendre du bon temps, de s’amuser et de goûter à tous les plaisirs.

La narration se fait régulièrement par un simple texte sur fond noir ou intégré dans des bulles rectangulaires.

La BD n’est pas organisée en paragraphes. Mais elle se découpe par des aller-retours entre l’instant présent et des flash-backs.

Existe-t-il une vie avant la mort ?

« Déchus » est très marqué graphiquement, notamment par son impression bicolore. Le dessin est réalisé avec un trait épais, comme s’il avait été fait directement au feutre noir. La couleur rouge, distillée avec parcimonie sert parfois à marquer une ombre, à colorer un décor ou à remplir un arrière plan. Le rouge n’est pas systématiquement utilisé pour représenter le sang par exemple.
On sent tout de même une inconstance dans la qualité du dessin, avec un style qui fluctue de temps à autres entre le début et la fin de la BD. Mais ce n’est que minime, et tout le monde n’aura peut être pas ce ressenti que j’ai pu avoir.

La BD se termine par une postface de l’auteur qui revient sur la création de ce titre. Puis quelques pages nous proposent des recherches sur les personnages.

Cette BD m’a donné envie de réécouter la chanson Solaar pleure de MC Solaar

N’ayant pas lu la version des éditions Tabou, je ne connais pas les scènes qui ont été remaniées. Mais cela semble évident sur certaines cases, un soutien-gorge rajouté par ci, un string ou une culotte par là.

Déchus est donc un mélange détonnant de religion, de sexe, de violence, de drogue et d’intrigues.

Pour terminer, si je devais qualifier cette BD, je dirai qu’elle a su m’emporter par son ambiance, son histoire sombre, sa violence tant dans l’histoire que dans le visuel et le graphisme et par le contre-pied de toutes les idées communes sur les anges.

Juju Gribouille

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Juju Gribouille
Juju Gribouille
Nouveau Rédac' chef du blog 7BD.fr. J'aime dessiner depuis tout petit et suis vite devenu amateur de BD, mangas et Comics. Je chronique régulièrement mes lectures sur 7BD et les partage aussi sur mes réseaux sociaux... N'hésitez pas à me suivre et à donner votre avis.

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