Après s’être intéressé à une maison étrangement disposée et en avoir tiré de sinistres conclusions, le héros journaliste rencontre une jeune femme qui le lance sur une piste. Son mari aurait été assassiné. Et elle a les plans de la maison que les habitants de la maison mystère ont habité par le passé. Ce plan montre également une pièce étrange. Tout pointe vers une série d’assassinats…

Éditeur :Kana.
Collection : Big Kana.
Titre : The Strange House Tome 2.
EAN : 9782505129035.
Scénario : Uketsu.
Dessins : Kyo Ayano.
Parution : 2025-12-12.
Format : 127×180.
Nbre pages : 178.
Prix : 8.1 € / 12 CHF.
Sommaire de l'article
The Strange House, maintenant au pluriel…
Nous avons plaisir à replonger dans le mystère de ces maisons bizarrement conçues.
Suivant le déroulement de son roman, Uketsu nous guide le long de l’enquête de son journaliste anonyme (si son nom est indiqué, j’avoue ne pas l’avoir remarqué : le manga est rédigé à la première personne, dans la plus pure tradition du roman de détective).
Il rencontre une femme, Yuzuki Miyae, qui connaît la famille qui habitait l’étrange maison.
Mais son comparse, l’architecte de génie Kurihara fait des recherches et découvre que cette femme ment.

Ils échafaudent toujours plus de théories étranges sur la famille meurtrière à partir des pièces incongrues montrées par les plans. Mais l’enquête se déplace aussi sur le terrain. Le héros rencontre les voisins de la famille Katabuchi et recueille des témoignages qui corroborent leurs déductions.

Il confronte Miyae et découvre sa véritable histoire.
Un scénario toujours aussi fascinant
Comme dans les nouvelles de Conan Doyle, on oublie l’irréalité des situations pour se prêter au jeu des déductions des personnages. On entre dans le récit de l’auteur et on suit la logique du mystère de ces maisons et de leurs occupants maléfiques, sans se préoccuper du décalage avec le monde réel.
Uketsu part d’un simple espace qui ne devrait pas se trouver dans une maison et en déduit l’histoire d’une mystérieuse famille dont l’enfant caché est un tueur. Il déroule son scénario comme une pelote de ruban adhésif sur lesquels viennent se coller les personnages que croise le héros. L’ensemble s’épaissit et on est entraîné avec le mouvement.
Un graphisme efficace
Au dessin, Kyo Ayano est encore meilleur sur ce tome que sur le premier, à mon avis. Il donne une vie et une densité à l’écriture aride d’Uketsu. Les ambiances sont parfaitement rendues, les personnages bien caractérisés, les expressions finement restituées.

Plus que jamais je préfère le manga au roman qui lui a donné naissance. Celui-ci tenait d’ailleurs plus du synopsis qu’autre chose.
Les révélations de Yuzuki en fin de tome et le tour que prennent les événements donnent une furieuse envie de découvrir le tome 3 !



