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My ray of hope, J’ai élevé un servant obsessif, la BD d’une histoire romantique

Série : My ray of hope, J’ai élevé un servant obsessif
Titre : T .1
Auteurs : Yoon HaWol (scénario), TK (dessins)
Éditeur : KBooks
Collection : Romance
Année : 2025
Pages : 240 pages
Résumé d’une histoire de retour pas éternel :
Dans un monde imaginaire, Yurina Carthia et Lydia Defron, deux jeunes femmes, sont rivales pour devenir impératrice. Yurina est assassinée par Kairon, le mage au service de Lydia. Yurina était la vilaine de ce roman de fiction. De nos jours, une femme meurt, renversée par une voiture, et se réveille dans la peau de Yurina, alors qu’elle avait onze ans. La femme réalise le destin qui l’attend : être assassinée par Kairon. Comme elle se souvient d’une partie du roman, elle décide de changer les choses et de ne pas rester la méchante de l’histoire. Pourra-t-elle sauver sa vie, dans le corps d’une fillette de onze ans ?
Le scénario du récit d’une stratégie à très long terme :
L’héroïne, dans le corps de Yurina Carthia, a fort à faire pour sauver sa vie. Dès onze ans, elle décide de couper l’herbe sous le pied de sa rivale en allant sauver le garçon qui deviendra son assassin, pour qu’il lui soit redevable et ne la tue pas dans une dizaine d’années. L’objectif est clair, sauver sa peau, et Yurina va se battre pour cela bec et ongles, sans toutefois redevenir la vilaine de cette histoire.
On suit donc la protagoniste et on découvre ce monde impérial, rappelant un peu la cour de Vienne, avec jolies robes et beaux costumes, où la magie tient quand même une grande place. La nouvelle Yurina est attachante et l’histoire avance assez vite. Etant découpée au départ par épisode, au format webtoon, chaque première page d’un chapitre reprend la dernière page du chapitre précédent. C’est un peu lassant comme procédé, quand les épisodes sont réunis, mais on s’y fait. Notons qu’avant d’être un webtoon, une BD numérique au format vertical, cette histoire était un webnovel, un roman en ligne. L’intrigue avance rapidement, mais quand on sait qu’un webtoon peut compter des centaines d’épisodes, et que Yurina a onze ans, et que son assassinat arrivera dans huit à dix ans, on se doute que le récit va durer longtemps.
Heureusement, Yoon HaWol sait amener des rebondissements et nous rendre les personnages attachants. Le jeune mage, sauvé de l’orphelinat, se méfie de tout le monde et craint que les adultes riches n’abusent de son corps, la rumeur disant que c’est ce qu’ils font avec les pauvres. Ce qui est en même temps drôle et malaisant. C’est une manière d’évoquer les problèmes d’abus sexuels, de pédophilie que l’on n’a pas l’habitude de voir dans un genre romance. La glace commence à fondre entre ce jeune Raynard, futur Kairon, et Yurina. Elle évolue au fil de l’histoire, son rapport avec Kairon change très lentement, peut-être un peu trop lentement quand on lit les premiers épisodes réunis à la suite. Heureusement, des ellipses permettent de faire parfois des bonds et d’avancer dans l’intrigue.

Le dessin classique du webtoon à quelques détails près :
TK est le dessinateur qui porte à l’image l’histoire de Yoon HaWol. Il crée des personnages stylisés façon manga, grands yeux, petit nez. Mais je trouve que ces personnages n’ont pas les pupilles droites, parfois, on a l’impression qu’ils louchent, et d’autres fois, qu’un œil se détourne de l’autre.
La couleur est dominante et évite les trames de gris habituelles du manga. Et c’est normal, puisqu’on est dans un webtoon coréen. Les décors sont le plus souvent esquissés et jetés dans des zones de flous, pour créer de la profondeur, ce qui évite de voir les détails. Parfois, on peut s’interroger sur les ombres qui ne raccordent pas ou changent de direction selon les cases. Mais le rythme rapide de lecture fait que l’on ne perçoit ses détails que si l’on s’attarde (à part les soucis des yeux, flagrants très vite) et l’on plonge avec étonnement dans le récit de Yurina.
Certains diront « Mais, elle cherche pas à retrouver son monde, la fille qui se réincarne dans Yurina ? ». Eh bien non ! C’est la loi du genre. En effet, cette histoire constitue un genre à part entière : la femme qui se réincarne dans la peau de la méchante d’un roman de fiction qu’elle a lu. Oui, je vous l’accorde, le genre est assez précis, c’est une variante du garçon qui meurt et se réincarne dans un univers de jeu vidéo auquel il a joué ou dans un monde d’heroic fantasy qu’il ne connaît pas. Tout ça tient dans la catégorie Isekai.
Du coup, la première histoire de ce type nous étonne et nous intrigue, mais si vous en avez déjà lu plusieurs, je ne sais pas si celle-ci apporte quelque chose de nouveau au genre et tranche avec le reste de la production. Le jeu de mot du titre attire déjà l’attention, puisque Ray of hope, peut être traduit par rayon d’espoir, mais aussi par Ray, le nom du mage que Yurina sauve pour l’aider, donc, Ray, son espoir de rester en vie.
Conclusion d’une BD d’espoir :
Ce premier tome pose l’ambiance, démarre l’histoire, et peut donner envie de lire la suite. La question reste de savoir de combien de tomes la série sera composée et si elle parviendra à nous garder captifs…
Zéda rencontre Yurina.



