mercredi 17 août 2022

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Les Noctambules, la chronique arrosée

Couverture de Les Noctambules de Pauline Perrolet chez Delcourt
Titre
: Les Noctambules de l’autre côté du bar

Auteurs :
Pauline Perrolet (scénario et dessins)

Editeur :
Delcourt

Collection
: Encrage

Année :
2018

Pages
: 136





Résumé :

Pauline
est Barmaid dans un bar qui s’appelle la bonne heure. De son
recrutement jusqu’à son départ, on suit cette jeune femme dans les
déboires, les mésaventures, les joies, les bonheurs et les affres
du monde des bars de nuits.

Pauline
n’est pas seul dans cette aventure, toute l’équipe du bar, les
habitués du comptoir, et d’autres surprises l’accompagnent tout au
long de ces deux ans qu’elle raconte avec humour.





Mon
avis :

Pauline
Perrolet nous narre de manière humoristique son métier. L’histoire,
découpée en différents chapitres, nous plonge dans son univers si
particulier. Et le regard qu’elle porte sur ses deux ans reste sans
concession, car à côté des problèmes professionnels (travail non
déclaré et autres), personnels (relation compliquée avec tous ses
amis qui vivent le jour quand elle vit la nuit), Pauline évoque
également sa nouvelle famille composée des autres employés qui ont
le même rythme qu’elle et parle aussi de la drogue qui circule et
qu’ils consomment tous.

Bref,
une BD qui vous dépeint avec honnêteté ces ambiances nocturnes. Si
l’on pressentait déjà certains points (pour peu qu’on ait erré
quelques nuits sans but entre là et ici), d’autres sont des
découvertes (en tout cas, pour moi).


Et
heureusement que Pauline ne lâche jamais l’humour pour parler de ses
deux ans car sinon, tout pourrait facilement basculer dans le
glauque.

C’est
la force de ce récit, cette énergie qu’on sent dans la narration et
dans le personnage, cette dynamique qui lui permet de rebondir pour
ailleurs. Enérgie rendue aussi bien dans le récit que dans le
dessin.


page de Les Noctambules de Pauline Perrolet chez Delcourt
Un dessin expressif et foldingue !


Un
dessin bien particulier puisque Pauline Perrolet stylise totalement
ses personnages. Les représentant en animaux anthropomorphisés,
elle se soucie plus de l’énergie d’un cadre, d’une image que de la
véracité anatomique. Elle mélange sans vergogne noir et blanc et
couleur. En posant des décors tout blancs et des personnages colorés
aux crayons, son style exprime une naïveté qui contribue fortement
au ton décalé et humoristique de la BD. On y entre aisément et on
a du mal à en ressortir.

Optant
presque pour un dessin rappelant ceux de l’enfance, Pauline désamorce
les drames et l’aspect sombre de cette vie nocturne. Elle raconte,
sans jamais se juger, ni elle ni les autres. Elle constate juste des
situations, des anecdotes.


La
fin, très poétique et très belle par sa simplicité, contraste
avec le côté réaliste des situations exposées et constitue une
très belle manière de clore ce récit.



Alors,
viendrez-vous découvrir l’univers des noctambules au côté de
Pauline Perrolet avec cette BD fort sympathique ?





Zéda
croise Pauline !



"Les Noctambulles" strip de Zéda pour illustrer chronique 7BD sur Les Noctambules de Pauline Perrolet chez Delcourt




David



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