La Dernière Maison juste avant la forêt marque le retour au dessin de Régis Loisel, une vraie légende du 9ème art. Accompagné par Jean-Blaise Djian au scénario, le duo livre un album déjanté et doucement potache aux éditions Rue de Sèvres.

Titre: La Dernière Maison juste avant la forêt
Scénario: Jean-Blaise Djian & Régis Loisel
Dessin: Régis Loisel
Couleurs: Bruno Tatti
Éditions: Rue de Sèvres
Année: 2025
Nombres de pages: 168

Sommaire de l'article
- 1 Résumé de La Dernière Maison juste avant la forêt par Régis Loisel et Jean-Blaise Djian aux éditions Rue de Sèvres :
- 2 Une histoire déroutante, parfois grivoise et clairement loufoque.
- 3 Régis Loisel de retour au dessin !
- 4 Mon avis sur La Dernière Maison juste avant la forêt par Régis Loisel et Jean-Blaise Djian aux éditions Rue de Sèvres :
Résumé de La Dernière Maison juste avant la forêt par Régis Loisel et Jean-Blaise Djian aux éditions Rue de Sèvres :
Pierrot, postier à Paris, rencontre beaucoup de difficultés à séduire la gent féminine alors qu’il se trouve si beau dans le miroir… Pourtant son physique terriblement disgracieux, il est bien le seul à ne pas le voir, serait-ce de la sorcellerie ? Yvette, sa mère, règne en maître sur la dernière maison juste avant la forêt, la demeure familiale. Elle y vit entourée de son mari « le colonel », victime d’un sombre sort lui aussi, et de ses domestiques pour le moins inhabituels. Tous se réunissent pour l’anniversaire du colonel mais la fête va être troublée par l’arrivée d’un charmant cadeau : Mimi, une prostituée, qui ne laisse personne indifférent.

Une histoire déroutante, parfois grivoise et clairement loufoque.
Pour son grand retour au dessin, Régis Loisel est accompagné de Jean-Blaise Djian pour un récit des plus surprenants.
Déjanté, parfois chaotique, ce récit décalé et outrancier s’appuie sur une galerie de personnages plus barrés les uns que les autres.
L’intrigue qu’on pourrait qualifier de déroutante est marquée par un humour noir et burlesque assumé qui risque de diviser les lecteurs.
D’ailleurs l’histoire met du temps à s’installer au point qu’il m’a fallu plus de la moitié de l’album pour vraiment être dedans.
Ce récit loufoque et outrancier, s’appuie sur une galerie de personnages haut en couleurs, (auxquels on s’attache assez peu) qui s’en donnent à cœur joie dans des situations souvent décalées, absurdes, parfois érotiques, dont une ou deux m’ont un peu gêné.
Par contre, la conclusion et sa morale qui met en valeur l’humanité bien plus présente du côté des « monstres » que chez les humains de cette famille de fou était plutôt intéressante.
Il est à noter que l’album est réservé à un public averti de par sa violence et ses quelques scènes érotiques.

Régis Loisel de retour au dessin !
Quel plaisir de revoir Régis Loisel au dessin après tant d’années.
Artiste majeur de la bande dessinée pendant de nombreuses années, revoir le dessin vivant et dynamique de Loisel est un vrai plaisir.
Les planches sont superbes, bourrées de détails, avec une narration et une mise en scène toujours aussi efficaces et solides.
Bruno Tatti qui l’accompagne pour les couleurs, livre un travail impeccable comme à son habitude.
Comme on pouvait s’en douter, la partie visuelle est à n’en pas douter le gros point fort de l’album.

Mon avis sur La Dernière Maison juste avant la forêt par Régis Loisel et Jean-Blaise Djian aux éditions Rue de Sèvres :
Au final, je ressors plutôt mitigé de ma lecture.
Certes j’ai apprécié la partie graphique, surtout que l’édition en grand format est particulièrement soignée. Revoir des planches de Loisel sur un album à la copieuse pagination comme c’est le cas ici, a été un grand moment.
Mais le rythme du récit et son déroulé m’ont un peu perdu. Peu de personnages m’ont vraiment touché et malgré un dernier tiers et une conclusion plutôt réussis, j’admets que j’en espérais plus.
L’humour potache et absurde rappel qu’il faut avant tout prendre ce récit pour ce qu’il est, une farce. Un vaudeville un peu provoc (voire transgressif), loin des codes actuels.
Avec un certain gout de la provocation, cet album inclassable entre érotisme, humour noir et absurde ne devrait laisser personne insensible.
A très vite




