mardi 6 décembre 2022

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Clifton T8 : Un week-end à tuer, la chronique so… british !

Couverture de Clifton T8 Un week-end à tuer de Turk et De Groot chez le Lombard
Série : Clifton

Titre
: T8, Week-end à tuer

Auteur :
De Groot (scénario), Turk (dessin), Denise Dubreuil (couleurs)

Éditeur :
Le Lombard

Année :
1984

Page
: 48





Résumé :

Alors
que le célèbre détective-amateur Harold Wilberforce Clifton rentre
paisiblement chez lui, il se rend compte que quelqu’un le sui. Son
professionnalisme et son sang ne faisant qu’un tour, il se gare
tranquillement chez lui et, après avoir délicatement prévenu de la
situation sa femme de ménage Miss Partridge – ainsi que tout le
quartier-, tente de prendre son suiveur à revers mais rien ne se
passe comme prévu et Harold va aller de surprise en surprise et
surtout d’agacement en énervement…





Mon
avis :

De
Groot et Turk, en reprenant le personnage créé par Raymond
Macherot, ont su exploiter l’idée de génie d’avoir un personnage
bougon, irascible, nerveux et… anglais, devant donc sans cesse
composer avec l’éternel flegme britannique.

Les
enquêtes de Cifton sont en effet plus souvent des occasions de rire
que de se casser les méninges à chercher qui est le vrai coupable
et où est l’arme du crime.

Et
c’est bien le cas ici. Les éléments de l’action se mettent en place
tout doucement, mais c’est une petite enquête – le nombre de pages
ne permettant pas de s’exprimer plus profondément – et c’est
surtout l’occasion de jouer sur tout l’humour de la rencontre entre
Clifton et Miss Agatha Spinterhood, la romancière dont l’imagination
fertile n’a rien à envier à l’autre Agatha – Christie -.

C’est
donc avec le sourire que vous profiterez des déboires et des
chamailleries qui ponctuent la vie de ces deux personnages, d’une
part l’auteur en recherche d’un modèle pour son prochain roman et
d’autre part, son modèle potentiel, un détective assez irascible.


Pourrait-on
y voir là une mise en abyme des auteurs ? Le plus-que-susceptible
Clifton serait-il par hasard librement inspiré d’un personnage ayant
réellement existé ? Tout cela restera mystère car la seule
question importante demeure « Sur quoi Agatha et Harold vont-ils
pouvoir se disputer dans la prochaine page ? »

Si
l’enquête passe vite au second plan, tous les éléments sont réunis
: la demeure aristocratique Anglaise perdu près du petit village
côtier, la famille noble et ses petits secrets, le fils maudit, le
vent sur les falaises de la Manche et bien sûr, le couple
d’enquêteurs qui ne lâchera rien, mais rien et surtout pas
l’occasion d’une petite pique.

La
touche en plus, c’est l’humour et le burlesque qui traînent leurs
savates à chaque page. Si Clifton et Agatha mènent la danse, une
petite salve de personnages secondaires viennent partager leur
répondant avec nos deux héros ! Agent en faction, majordome, barman
acariâtre, pour n’en citer que quelques-uns…


Page de Clifton T8 Un week-end à tuer de Turk et De groot au Lombard



Pour
le dessin, On retrouve le style de la ligne claire, avec des
personnages cartoon. En premier lieu, Clifton et sa longue moustache
jaune, son menton avancé et sa casquette à carreaux ! Mais tout en
gardant ce style simple et décalé, les décors peuvent se révéler
surprenants. Les promenades sur la falaise sont belles et on
sentirait presque le vent sur notre cou, il ne manque que le ressac
de la mer battant les roches.

Personnages
stylisés, beaux décors, couleurs présentes et charmantes -je pense
au rouge crépusculaire qui accompagne la première page -, je
regrette seulement la limite de 48 pages qui amène certes à
quelques grands dessins mais surtout à un petit cadrage à mon goût.
Les pages comportant le plus souvent trois à quatre bandes de une à
trois cases.

Ce
n’est pas tant différent de ce que l’on trouve aujourd’hui mais on
aimerait tellement voir se déployer l’histoire (en tout cas, moi,
j’aimerais bien) que l’on est presque déçu que ça se termine si
vite (en tout cas, moi je le suis).

Les
prises de vue savent jouer sur de beaux angles, plongées,
contre-plongées, plans larges, accentuant la tension ou le charme de
certains moments de ce récit trop rapide mais si drôle.

Et
je vous le dis tout net, certains gags ne feraient pas mouche sans la
patte visuelle de la série.



Alors,
oui, Clifton est une ancienne série, qui en est aujourd’hui à son
vingt-deuxième tome mais ce soupçon de nuage de lait qui fait le
charme du thé anglais, c’est l’humour qui plane sur cet opus et que
l’on retrouve dans les premières histoires de la série !



Zéda
et Clifton, duo de détectives amateurs ?



"LOUPE, HE !" Strip de Zéda pour chronique 7BD sur Clifton T8 Un week-end à tuer de Turk et De Groot chez le Lombard




David
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